10 octobre 2007

À la tête de l’équipe de biathlon de l’Inde !

Myriam Bédard ne voulait pas avoir de casier judiciaire, ni l’obligation de remettre son passeport, notamment pour pouvoir aller monter une équipe nationale de biathlon... en Inde.

Éric Thibault

L’ex-biathlète a longuement témoigné en cour, hier, pour faire valoir au juge Beaulieu qu’un casier judiciaire compliquerait les nombreux voyages à l’étranger qu’elle prévoit faire au cours des prochaines années. Un obstacle qu’elle n’aurait pas rencontré si elle avait bénéficié de l’absolution inconditionnelle (sans probation, ni condition à respecter pendant deux ans) réclamée par son avocat.

Elle a d’abord expliqué qu’elle espérait pouvoir accompagner sa fille de 12 ans à Athènes et à Rome pour un voyage d’études, à la fin de l’année scolaire. Sans compter que l’enfant compte participer à des compétitions de piano à l’échelle mondiale dans quelques années et que la mère aimerait y être.

Myriam Bédard a ensuite élaboré sur ses projets professionnels présents et futurs, qui nécessitent également de longs trajets outre-mer ou aux États-Unis. Elle a affirmé qu’un général à la tête du comité olympique en Inde l’a approchée afin de monter une équipe nationale de biathlon dans ce pays. « Une équipe qui va gagner des médailles », a-t-elle précisé, ce qui lui procurerait du travail rémunéré pendant dix ans et nécessiterait qu’elle se rende au Cachemire et en France (pour les camps d’entraînement).

Du biathlon à Vegas...
Elle a aussi signalé que des Américains l’avaient contactée pour les aider à mettre sur pied un complexe sportif avec musée, à Las Vegas, à l’intérieur duquel on tiendrait des compétitions de biathlon, l’été. Et comme les autorités à la frontière américaine ne laissent pas entrer quelqu’un ayant un casier judiciaire...

De plus, la triple médaillée olympique a dit participer à «plusieurs congrès» en Europe à titre de bénévole pour l’Union internationale de biathlon. Elle y a d’ailleurs suggéré de créer un Panthéon du biathlon qui verrait «probablement» le jour en 2008.

C’est aussi dans ce contexte qu’elle a dit avoir proposé de réduire la grosseur des cibles de biathlon, « pour rendre le sport plus difficile parce que les athlètes sont trop performants et qu’ils atteignent les cibles trop facilement ». Une idée que Biathlon Canada appuierait «à 100 %», selon elle.

Myriam Bédard a également fait sourciller le juge Beaulieu en l’entretenant d’un document qu’elle et son conjoint, Nima Mazhari, ont rédigé en 2005 afin d’émettre diverses recommandations sur les politiques antidopage dans le sport amateur, notamment l’idée d’un «carnet sanguin» chez les jeunes athlètes. En faisant référence aux reportages diffusés à l’émission Enquête sur la SRC au sujet de l’affaire Geneviève Jeanson, elle a claironné que « mes recommandations commencent à être appliquées » par les autorités internationales...


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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