Le jour même où elle recevait sa peine, Myriam Bédard a interjeté appel de sa condamnation, hier, en alléguant que le juge Beaulieu a manqué d’impartialité et qu’il s’est montré «tendancieux» lors du procès.
Éric Thibault
En demandant à la Cour d’appel la permission de débattre du verdict de culpabilité prononcé contre elle le 20 septembre, la championne olympique soutient que « plusieurs interventions du juge de première instance et commentaires de sa part démontrent un manque d’impartialité apparent et que l’appelante n’a pu bénéficier d’un procès juste et équitable ».
De plus, l’ex-biathlète prétend que le juge Beaulieu s’est montré «tendancieux» lors de ses directives au jury du procès, notamment en énumérant de nombreux exemples étalant la thèse de la poursuite, « tout en refusant de le faire de façon conforme pour la défense ». Elle reproche aussi au juge d’avoir refusé de répondre précisément à la seule question posée par les jurés (l’accusée devait-elle aviser son ex-conjoint avant de quitter le pays avec leur fille ?).
Me John Pepper argue également que le magistrat a erré en droit en rejetant la requête en arrêt des procédures de sa cliente, présentée avant le procès. Le juge aurait refusé de considérer tous les éléments de preuve (abus de procédure de la poursuite) de la défense, « se contentant de déclarer de façon simpliste et gratuite que la vision de la défense était purement utopique d’un complot et que d’avoir eu recours au témoignage d’un enfant (sa fille), à titre de bouée de sauvetage pour rendre crédible un complot imaginaire, n’avait rien de sympathique ».
page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive