22 septembre 2007

Myriam Bédard devrait éviter la prison

Il est peu probable que Myriam Bédard fasse de la prison, selon trois criminalistes de renom.

Marilou Séguin

L'ex-athlète a été reconnue coupable jeudi d'avoir enlevé sa fille, en contravention des dispositions d'une ordonnance de garde.

Selon le Code criminel, elle est passible d'une peine maximale de 10 ans d'emprisonnement.

« Ça ne vaut pas de la prison ferme, mais une sentence qui va donner l'exemple », lance d'entrée de jeu l'avocat criminaliste Jean-Pierre Rancourt.

« L'intérêt public commande une peine qui va dissuader les gens de faire la même chose », ajoute-t-il.

Même son de cloche du côté de l'avocat criminaliste Jean-Claude Hébert.

« Il serait plutôt étonnant que le juge lui donne une sentence de privation de liberté, étant donné qu'elle a déjà purgé 14 jours de prison ferme aux États-Unis », dit le spécialiste.

Une panoplie de sentences
Comme aucune peine minimale n'est prévue dans le Code criminel, le juge a une panoplie d'options devant lui.

Myriam Bédard pourrait notamment écoper d'une peine d'emprisonnement avec sursis, qu'elle devrait purger dans la communauté.

« Parmi les conditions les plus usuelles assorties à cette peine, on retrouve le couvre-feu, les travaux communautaires ou l'assignation à domicile à certaines heures », explique l'avocat criminaliste Robert La Haye.

La sentence de l'ex-athlète de 37 ans pourrait aussi être suspendue, avec ou sans condition.

« Je ne veux pas me substituer au juge, mais je me dis que je trouverais fort probable qu'elle ne soit pas incarcérée », souligne Me La Haye.

L'avocat de la défense a déjà annoncé son intention de plaider une absolution pour sa cliente afin de lui éviter d'avoir un casier judiciaire.


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