27 avril2004

Myriam Bédard donne sa version des faits
après le rapport Picher
Lia Lévesque
MONTREAL (PC) - La médaillée olympique Myriam Bédard nie avoir elle-même octroyé des contrats à une entreprise de communication qu'elle avait fondée avec son conjoint, à l'époque où elle travaillait pour Via Rail.
La double médaillée olympique a accordé quelques entrevues, mardi, pour donner sa version des faits, à la suite du rapport de l'arbitre en droit du travail Michel G. Picher traitant notamment des circonstances entourant son départ de Via Rail.
Lors de sa comparution devant le comité des comptes publics, à Ottawa, l'athlète avait soutenu avoir été pratiquement contrainte de quitter son emploi chez Via Rail parce qu'elle ne voulait pas être transférée de façon définitive chez Groupaction. Elle affirmait avoir à l'époque créé un certain malaise par les questions qu'elle posait concernant les commandites et les factures reçues à ce sujet.
Dans son rapport, l'arbitre du travail conclut plutôt que Mme Bédard a quitté volontairement son emploi chez Via, en janvier 2002.
Pour Via, le dossier est donc clos, a déjà fait savoir la société ferroviaire, dans un communiqué émis vendredi dernier.
Mme Bédard, de son côté, diffère d'opinion. "C'est sa conclusion. C'est son opinion", réplique-t-elle aujourd'hui.
Si elle rejette la conclusion du rapport de l'arbitre, elle en apprécie cependant d'autres parties. Elle estime même que ce rapport pourra l'aider, notamment grâce aux entrevues avec d'autres employés qu'il contient. Selon elle, plusieurs allégations qu'elle a formulées y sont confirmées. Les médias n'ont cependant pas eu copie du rapport et ne peuvent donc vérifier les faits et affirmations.
Pour ce qui est des informations faisant état d'un possible conflit d'intérêts dans lequel elle se serait trouvée, alors qu'elle était encore à l'emploi de Via Rail et que des contrats auraient été octroyés à une firme de communication qu'elle avait fondée avec son conjoint, Mme Bédard apporte d'importantes nuances.
Elle soutient d'abord que ce sont les grands patrons de Via Rail, MM. Jean Pelletier et Marc Lefrançois, qui lui ont suggéré de fonder sa propre compagnie, In Marché, une entreprise de communication et de marketing.
Ensuite, elle soutient que ce n'est pas elle personnellement qui a accordé des contrats à In Marché, mais d'autres patrons, des cadres intermédiaires chez Via. "Ils ont approuvé toutes les factures. Moi, j'étais toujours avec d'autres gens." Elle affirme qu'elle n'avait même pas le pouvoir d'octroyer ou d'approuver elle-même de tels contrats, à son poste chez Via.
Interrogée à savoir si elle tenait toujours à récupérer son emploi chez Via Rail, Mme Bédard a répondu: "Je vais demander tout ce à quoi j'ai droit", qu'il s'agisse de compensations ou encore de retrouver son poste.
Invitée à dire si elle tenait à retirer certains propos qu'elle avait tenus ou rapportés devant le comité des comptes publics ou à en ajouter, Mme Bédard a répondu: "Dans mon témoignage, j'ai dit tout ce que je savais."
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