19 novembre 2005
Alexander Panetta
Le premier ministre fédéral Paul Martin a défendu samedi sa décision de congédier le bras droit de son prédécesseur, en dépit de la décision rendue par la Cour fédérale, cette semaine, en faveur de l'annulation de ce renvoi.
À Busan, en Corée du Sud, où il venait de prendre part au sommet de la Coopération économique de la zone Asie-Pacifique (APEC), M. Martin n'a exprimé aucun regret au sujet du congédiement du président de Via Rail, Jean Pelletier, proche confident et ancien chef de cabinet de Jean Chrétien.
Le gouvernement de M. Martin envisage de faire appel du verdict rendu cette semaine par la Cour fédérale, selon lequel M. Pelletier devrait être rétabli dans ses fonctions. Le premier ministre n'a toutefois pas attendu qu'une procédure d'appel ait été entreprise de façon formelle pour contester la prise de position du tribunal, voulant que la mise à l'écart de M. Pelletier, l'an dernier, ait été injuste et avait un mobile politique.
« Non, pas du tout », a déclaré le premier ministre, interrogé quant à savoir si le congédiement avait été improvisé.
M. Martin a défendu sa décision de congédier M. Pelletier pour avoir tenu des propos désobligeants à l'endroit de la biathlète Myriam Bédard, avant la comparution de cette dernière dans le cadre d'une audience parlementaire sur le scandale du programme fédéral de commandite.
« Ce fut une décision prise pour les raisons précises qui ont alors été données », a-t-il assuré.
« Tout le monde devait avoir l'occasion de se manifester et de donner des informations (au sujet de l'affaire des commandites). Malheureusement, l'incident impliquant Mme Bédard est arrivé. »
Dans un article de journal, M. Pelletier avait qualifié Mme Bédard de mère seule «lamentable», affirmation qui fut perçue comme dépréciatrice et sexiste. Mme Bédard avait auparavant affirmé avoir été au courant de fautes commises au sein de Via Rail et avoir été forcée de quitter l'emploi qu'elle y occupait.
Le congédiement de M. Pelletier fit partie d'une série de mises à l'écart d'anciens alliés de M. Chrétien, dans le cadre de ce que certains ont vu comme une purge de la vielle garde libérale en place au gouvernement.
M. Martin a toutefois écarté du revers de la main cette théorie, samedi. «La décision que nous avons prise n'avait rien à voir avec quelque rivalité que ce soit», a-t-il déclaré en conférence de presse, peu avant de prendre l'avion afin de rentrer au pays.
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