6 septembre 2006


Myriam Bédard et son conjoint Nima Mazhari à leur arrivée hier au tribunal

Le conjoint de Myriam Bédard traîne Via Rail aux petites créances

Nima Mazhari réclame 5500 $ pour des services impayés

Le conjoint de la championne olympique Myriam Bédard réclame 5 500 $ à Via Rail en Cour des petites créances. Hier, l'ex-président et chef de la direction de la société d'État, congédié dans la foulée du scandale des commandites, a dû lui-même s'expliquer devant le tribunal.

Jérôme Dussault

Marc Lefrançois a juré n'avoir eu aucune connaissance de liens d'affaires entre la société qu'il dirigeait et la firme du couple Bédard-Mazhari.

« Comme président, je ne voyais pas de facture chez Via, à moins de factures d'un million de dollars », dit-il.

En mars 2002, via la compagnie In Marché qu'il opérait avec Myriam Bédard, Nima Mazhari a facturé à Via Rail un peu plus d'une trentaine d'heures au taux horaire de 150 $. Le demandeur allègue avoir reçu le mandat de trouver de la publicité pour couvrir les tablettes disposées dans les trains pour les ordinateurs portables des passagers.

Entente présumée
Même si les démarches auprès d'annonceurs nationaux étaient restées vaines à cause de délais trop serrés, il soutient s'être alors entendu avec Via Rail.

Factures à l'appui, Nima Mazhari a indiqué que dès octobre 2001, il avait fait affaire avec le transporteur ferroviaire qui avait toujours payé pour ses services de consultant. Jusqu'au compte litigieux.

Celui-ci avait été expédié peu après le départ de Myriam Bédard de chez Via Rail survenu en janvier 2002.

Celle-ci a toujours soutenu avoir été congédiée pour avoir posé des questions sur des contrats accordés à certaines agences de publicité.

Une autre version
Son ancien grand patron Marc Lefrançois, celui-là même qui avait recommandé son embauche au département de marketing, a apporté une autre version hier.

Il a indiqué l'avoir plutôt invitée à quitter l'entreprise si elle persistait à vouloir travailler à Radio-Canada pour qui elle a été analyste aux Jeux olympiques d'hiver de Salt Lake City en février 2002.

« Ç'aurait été indécent qu'elle travaille pour deux sociétés d'Etat en même temps », dit-il.

« Malgré tout ce qu'elle a dit sur moi un peu partout, c'est une personne que j'ai appréciée et que j'ai aidée », a-t-il ajouté.

Selon l'ancien président et chef de la direction, tout le monde chez Via Rail ignorait que Myriam Bédard, en plus de son salaire d'employée, facturait son employeur pour des contrats qu'elle réalisait par le biais de sa compagnie de communication. Accepter un tel état de fait en toute connaissance de cause aurait démontré un flagrant manque d'intégrité, a-t-il insisté.

• Pour entreprendre une carrière dans le marketing chez Via Rail, Myriam Bédard avait accepté un salaire annuel d'environ 40 000$. Avec ses contrats de commandite comme athlète, elle avait pu empocher jusqu'à 150 000 $ par année durant sa carrière, selon son ex-patron chez Via.

• L'ancien président du conseil d'administration de Via Rail, Jean Pelletier, a aussi été assigné à titre de témoin.

• « Maintenant je suis rentier, a répondu à la greffière Marc Lefrançois, 64 ans, au sujet de son «occupation». Je suis un homme qui a été mis à la porte sur de fausses allégations », a précisé l'ex-cadre.

• Dans une autre cause toujours pendante mais sans rapport avec la présente, Nima Mazhari est accusé au criminel de vol de tableaux.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
vé lo ski de fond plongeon
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

maté riel et techniques mise en forme où faire du ski condition des pistes la course autres sites