12 avril 2005

Myriam Bédard veut retourner chez Via Rail

QUÉBEC - Maintenant que les magouilles de Groupaction ont été dévoilées par la commission Gomery, la championne olympique Myriam Bédard réclame du premier ministre Paul Martin de lui redonner son emploi à Via Rail.

Michel Hébert

« J'ai perdu mon emploi parce que je n'ai pas voulu embarquer dans les magouilles (de Groupaction). Aujourd'hui, on voit que ce que je disais était vrai. Si on m'abandonne à mon sort, ça montre que c'est la gang qui a gagné et je trouve que ce n'est pas correct", a-t-elle déclaré au Journal, hier. Mme Bédard soutient avoir été forcée d'aller travailler chez Groupaction, en 2002, mais que "l'ambiance de gangsters" qui y régnait lui faisait peur. Elle ne voulait pas être impliquée dans des "activités criminelles", surtout que l'ex-président Marc LeFrançois lui avait confié que Groupaction était impliqué dans le trafic de drogues.

Stricte vérité
Myriam Bédard était à l'emploi de Via Rail depuis 2001 et avait constaté la surfacturation dont profitait Groupaction. Par exemple, changer la couleur du ciel sur un logo, coûtait 8 000 $ alors que, dit-elle, "ça se fait en trentes secondes d'un clic de souris". Ses interrogations avaient suscité la méfiance de la haute direction qui l'a incité à créer sa propre entreprise dans le but de la transférer chez Groupaction. Elle a été renvoyée peu après son refus. Même si Via et l'ex-président Jean Pelletier ont toujours nié cela, Mme Bédard affirme encore aujourd'hui qu'il s'agit de la stricte vérité.

Elle a écrit à Paul Martin mais n'a pas pu réintégrer son emploi. Myriam Bédard juge que la commission Gomery lui donne maintenant raison et espère que Paul Martin se ravisera maintenant que l'ampleur des malversations commises par Groupaction est connue.

" Ça fait un an que je vis les conséquences de tout cela. Le gouvernement s'en tient à l'enquête de Via Rail mais je vais écire à nouveau pour ravoir mon emploi, peut-être que la position du gouvermement a changé maintenant", espère-t-elle.

Myriam Bédard dit avoir dû se battre seule contre "ceux qui ont toutes sortes de contacts partout" et gagne maintenant sa vie comme agent d'immeubles. Mais le pouvoir des Chrétien, Pelletier et cie n'est plus ce qu'il était. "Ce qui me fait rire aujourd'hui, c'est quand je vois ces gens-là devant la commission Gomery. Ils intimidaient tout le monde avec leur pouvoir et leurs grosses voix, ils ont l'air misérable comme des clochards. Dans le journal, ils ont tous la même bouche, ils ont tous l'air pareil".


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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