5mars 2004

Le président de Via Rail Marc LeFrançois
est destitué pour inconduite
ROLLANDE PARENT
MONTREAL (PC) - La société d'Etat Via Rail aura perdu cette semaine ses deux plus importants wagons de tête, son président Marc LeFrançois, démis de ses fonctions vendredi et son président du conseil d'administration, Jean Pelletier, limogé en début de semaine.
Marc LeFrançois s'est fait indiquer la porte pour inconduite par le ministre des Transports Tony Valeri. Cette décision pressentie depuis plusieurs jours est tombée en mi-journée.
M. LeFrançois était suspendu sans solde depuis le 24 février à la suite "des préoccupations sérieuses soulevées par le rapport de la Vérificatrice générale relativement aux transactions mettant en cause Via Rail et le programme des commandites du gouvernement du Canada", selon un communiqué émanant du cabinet du ministre Valeri.
Dans un premier temps, M. LeFrançois avait été invité à s'expliquer par le ministre Valeri, ce qu'il a fait le 1er mars. Une rencontre a eu lieu entre les deux hommes le 4 mars. Par la suite, le ministre a transmis au cabinet ses recommandations sur le sort à réserver au leader de Via Rail.
"Après mûre réflexion, nous sommes parvenus à la conclusion, à la lumière des conclusions du rapport de la Vérificatrice générale, qu'un changement était nécessaire au plus haut niveau de la direction de Via Rail pour restaurer la confiance du public", a indiqué le premier ministre Martin par voie de communiqué.
M. LeFrançois était aux commandes de Via Rail depuis septembre 2002 et son contrat devait prendre en août 2004. Son salaire se situait entre 209 000 $ et 247 000 $, une information que le gouvernement garde volontairement floue pour des questions de concurrence, fait-on valoir.
Au Conseil privé, on indiquait vendredi que M. LeFrançois n'aura pas droit à une indemnité de départ.
Plus tôt cette semaine, M. Jean Pelletier, ancien chef de cabinet de Jean Chrétien avait été démis de ses fonctions en raison des commentaires désobligeants qu'il avait formulés sur la championne olympique Myriam Bédard.
Aux yeux de M. Pelletier, Mme Bédard qui avait proposé au premier ministre Martin de révéler certaines informations sur le programme de commandites à la lumière de son expérience de travail chez Via et chez Groupaction, n'était qu'une "pauvre fille qui fait pitié, une fille qui n'a pas de conjoint".
Devant le tollé qui s'ensuivit, le premier ministre a annoncé le congédiement de M. Pelletier dont le contrat devait prendre fin en septembre 2006.
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