4 mars 2004Au service de marketing de Via Rail
QUÉBEC - Myriam Bédard soutient avoir « creusé sa tombe » chez Via Rail en démontrant à Jean Pelletier que les dépenses du service de marketing pouvaient être réduites de 40 % tout en y augmentant la production de publicité de 35 %.
« Dès mon arrivée, j'avais l'oeil à voir et l'oreille à entendre et je voyais et je sentais que les choses ne sont pas bien faites et l'ambiance n'était pas catholique », écrit-elle dans une lettre adressée au premier ministre Paul Martin, le 13 février dernier.
Cette lettre, comme celle adressée à Marc LeFrançois, a été acheminée au Journalde façon anonyme hier matin. Le nom de Myriam Bédard apparaît en entête, avec l'adresse et le numéro de téléphone de son bureau de Montréal, a-t-on pu vérifier auprès de son porte-parole Nima Mazhari.
Paul Martin
Elle est adressée à Paul Martin et certains extraits correspondent mot pour mot avec ceux publiés dans des quotidiens montréalais ces derniers jours et nous font croire qu'elle a bel et bien été adressée au premier ministre le 13 février dernier, comme l'a fait savoir Mme Bédard la semaine dernière. Nous n'avons toutefois pu en discuter avec elle, bien que le Journal l'eût à
nouveau sollicitée plusieurs fois, hier encore.
Cette lettre correspond aussi aux événements relatés par Mme Bédard et révèle des détails par ailleurs intéressants sur son passage à Via Rail de 2001 à 2002.
Mme Bédard dit avoir été embauchée au service de marketing à titre de « spécialiste des programmes nationaux » parce qu'elle avait une connaissance étendue des domaines du marketing et de la publicité.
De 12 à 17 millions
Six mois après son embauche, raconte-t-elle, ses « recherches sur les programmes de marketing de Via Rail Canada à travers la pays » lui avaient permis de conclure que des économies substantielles étaient possibles. Mme Bédard a donc élaboré un programme de réduction des dépenses qu'elle a soumis à l'ex-pdg Jean Pelletier en 2001.
« Moi, j'étais capable d'augmenter la publicité de 35 % de plus en réduisant le budget de 12 millions à 7 millions et pour cela, à la demande de Jean Pelletier vers la fin octobre 2001, j'ai préparé le projet et je lui ai remis. En faisant ça, dans une ambiance pas catholique, j'ai creusé ma tombe », a écrit l'ex-championne olympique à Paul Martin.
Le coup monté, selon elle, s'est fait en deux temps : un mois après son rapport à Jean Pelletier, on lui a suggéré de créer sa propre entreprise. « Ensuite, écrit-elle, ils m'ont envoyée chez Groupaction au nom de stagiaire, et de là, le 11 janvier 2002, la direction de Via Rail Canada m'a obligée de donner ma démission. »
page mise en ligne par SVP

vé lo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive
| matériel et techniques | mise en forme | où faire du ski | condition des pistes | la course | autres sites |