25 mars 2004


En une du Journal de Montréal
photo : Presse Canadienne

Le témoignage de Myriam Bédard incrimine Gagliano

OTTAWA - Myriam Bédard a mis hier du plomb dans l'aile d'Alfonsa Gagliano. Au printemps 1999, elle affirme avoir participé à une rencontre au cours de laquelle l'ancien ministre discutait d'une commandite avec le président d'une agence de communication impliquée dans le scandale.

Laurent Soumis

« Ça s'est fait au Parlement ou à son bureau, parce que je me souviens d'avoir passé la sécurité », a raconté hier la médaillée olympique devant le Comité des comptes publics.

Après l'abandon de sa carrière sportive, Mme Bédard avait accepté de soutenir certaines causes. Ce matin-là, elle allait « vendre au ministre » un projet de sensibilisation aux agressions dans les écoles. Pour le réaliser, Groupaction demandait « 4 millions pour une production de 500 000 $ ».

« Jean Brault, de Groupaction et le ministre Gagliano discutaient ensemble du projet, a affirmé Mme Bédard. Je me souviens que le ministre a demandé s'il y avait quelque chose (un cachet) pour moi là-dedans. » À ce moment, « le gouvernement fédéral cherchait à s'insérer dans les écoles du Québec ».

Dans son témoignage, Mme Bédard qui était à la recherche de financement, suggère que le bureau du premier ministre Chrétien pouvait à l'occasion jouer un certain rôle.

Grenouilles
« Le ler mars 2000, j'ai rencontré Jean Pelletier, le chef de cabinet du premier ministre, dans son bureau, a raconté Mme Bédard. Il m'a même montré sa collection de grenouilles. »

Le nom du ministre Denis Coderre est aussi ressorti du témoignage de Mme Bédard. En août 2001, elle affirme avoir rencontré Michel Tremblay de CKAC, pour un projet de capsules publicitaires sur les Olympiques de Salt Lake City.

« Il m'a demandé d'attendre un peu parce qu'il travaillait un projet similaire avec Denis Coderre, Travaux Publics et Coffin Communications. »

Impliqué dans le scandale, le président de la firme, Paul Coffin, fait aujourd'hui face à 17 accusations de fraude liées à des commandites.

Pour le reste Mme Bédard demeure convaincue d'avoir été congédiée de Via Rail, le 11 janvier 2002, parce qu'elle avait dénoncé les factures gonflées et les contrats toujours accordés à Groupaction.

« Trois ou quatre jours plus tard, le ministre Gagliano a été envoyé au Danemark. C'est à ce moment que j'ai compris qu'il y avait une urgence. »

« Fallait-il faire un nettoyage ? », a demandé un député.

« Oui, c'est ce que je pense », a répondu Mme Bédard.


page mise à jour le 7 mars 2008 par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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