1er février 2008
Le plongeon n'a jamais réussi à prendre sa place à Sherbrooke ou dans la région même si, chaque fois qu'une piscine intérieure était construite, on la dotait des équipements nécessaires à la pratique du plongeon.
Pierre Turgeon
Les choses pourraient changer au cours des prochaines années. Mais il a fallu que Mélanie Duff, une ex-plongeuse de niveau national et international, débarque à l'Université de Sherbrooke.
"Avant de venir à Sherbrooke, j'étais coach à CAMO (Club aquatique de Montréal). Quand j'ai réalisé qu'il ne se faisait rien en plongeon à Sherbrooke, je me suis mise à capoter", relate la jeune femme qui s'est attelée à la tâche en créant le Club de plongeon de l'Estrie et qui y oeuvre depuis un an et demi.
Toutefois, les difficultés et les obstacles ne manquent pas. Ils sont fort nombreux. "D'abord, le recrutement. C'est difficile de trouver du monde parce que ça coûte cher. Quand on aura plus de monde, ce sera plus facile de répartir les coûts."
La principale dépense provient de la location des piscines pour s'entraîner. "À Sherbrooke, on a aussi des installations qui datent. Nos tremplins sont usés tant au pavillon Univestrie qu'au Cégep ou à la piscine de l'école Montcalm."
"Je ne rencontre que des obstacles, mais je reste positive et je fais mes démarches dans l'espoir d'obtenir des subventions. J'y travaille presque à temps plein."
Il y a toutefois des petites lueurs d'espoir qui pointent à l'horizon. Comme les parents des plongeurs qui acceptent de s'impliquer à travers un comité de parents ainsi que le championnat provincial Espoir qui est présenté en fin de semaine à l'Université de Sherbrooke.
Il s'agit de la toute première compétition provinciale de plongeon à être tenue à Sherbrooke. Une dizaine d'équipes provenant d'un peu partout au Québec et regroupant quelque 80 jeunes plongeurs doivent y participer.
"La tenue de cet événement témoigne de l'évolution rapide de l'organisation du Club de plongeon de l'Estrie", confie Isabelle Cloutier, la directrice exécutive de la fédération provinciale de plongeon.
Les compétitions espoirs se veulent l'étape qui précède une participation au championnat provincial de plongeon, explique Mélanie Duff. "Pour être admis au championnat provincial, un athlète doit atteindre un certain niveau d'aptitudes et c'est lors d'une compétition espoir qu'il peut en faire la démonstration."
Mélanie Duff aura donc quatre de ses jeunes plongeurs qui tenteront de se tailler une place pour les championnats provinciaux, bien que deux d'entre eux, Louis-Simon Babin, âgé de 10 ans, ainsi que Arnaud Chiasson-Poirier, âgé de 14 ans, en seront à leur première compétition à vie. "Ils y seront pour voir comment se déroule une compétition et comment on se sent en compétition."
Élizabeth Duguay, âgée de 9 ans, et Cédrick Gagnon, 11 ans, pourraient obtenir leur passeport pour les championnats provinciaux. Élizabeth avait remporté une médaille de bronze lors d'une compétition semblable, l'an dernier, à Jonquière.
La compétition de cette fin de semaine réunit des plongeurs de 6 à 18 ans qui sont répartis dans des catégories d'âge et qui s'exécuteront des tremplins de 1 m et de 3 m entre 11 h 30 et 18 h demain ainsi que de 9 h à 14 h dimanche.
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