8 octobre 2008

Les Olympiques… et puis après ?

Luc Bellemare

Voilà maintenant deux mois que les Jeux olympiques de Pékin prenaient leur envol. Pour les athlètes, c’est déjà bien loin dans leurs souvenirs… trop loin peut-être.

Pas facile de retomber les pieds sur terre après avoir vécu des moments aussi intenses. Comment se portent certains athlètes en cette période post-olympique.

’ai la chance de côtoyer Émilie Heymans depuis l’an 2000. J’étais au bord de la piscine à chacune de ses performances à Athènes en 2004 et j’étais également aux premières loges à Pékin pour sa médaille d’argent…

Deux mois après son exploit, le son de sa voix au bout du combiné est différent qu’à l’habitude. De nature plutôt réservée, Émilie anime la discussion comme jamais…

« Cette médaille m’a permis de m’enlever un gros poids sur les épaules. Après ma compétition, je disais à tout le monde que j’étais seulement contente d’avoir bien plongé, d’avoir été régulière comme à l’entraînement. Mais je dois t’avouer que je savoure davantage cette médaille présentement. Plus les semaines passent, plus je réalise que j’ai fait quelque chose d’extraordinaire », confie Heymans.

« Après Athènes, même si j’avais remporté une médaille en synchro avec Blythe Hartley, on me parlait plus de ma mauvaise performance au 10 mètres », se rappelle-t-elle. « Maintenant, il n’y a que du positif et ça fait vraiment du bien ».

Émilie ne chôme pas puisqu’elle est de retour à l’école en commercialisation de la mode. Elle n’est pas à la recherche d’un commanditaire mais elle avoue qu’elle aimerait bien s’associer à une entreprise « qui me ressemble » comme elle se plaît à le dire. Gens du milieu de la mode et/ou des cosmétiques, le message est lancé. Vous avez affaire à une des trois plus belles athlètes du Québec !

D’autant plus intéressant qu’Émilie ne fait pas une croix sur le plongeon. Les chances sont bonnes qu’elle participe à ses quatrièmes Jeux olympiques à Londres. Cette fois, ce serait au tremplin de trois mètres… et croyez-moi, ses chances de podium en sol anglais seront excellentes.

Roseline Filion a les Jeux olympiques dans la peau
Si certains athlètes trouvent difficile le retour à la vie normale, la plongeuse Roseline Filion a trouvé un moyen original de se souvenir de sa participation aux Jeux de Pékin. Elle s’est fait tatouer la devise des Jeux de 2008 « One World, One Dream » en mandarin.

Filion a terminé septième au 10 mètres synchro en compagnie de Meaghan Benfeito. Disons que pour l’audace, elle monte sur le podium. Une image vaut mille mots !


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
vélo ski de fond plongeon
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive