14 septembre 2007
Des bourses de quelques milliers de dollars, ce n'est pas le Pérou,mais ça met du piquant dans la Série mondiale de plongeon dont l'intensité s'apparente un peu aux tournées des rock stars avec ses trois représentations en trois semaines sur trois continents.

« Le plus difficile, c'est le décalage horaire et le peu de temps entre les compétitions », explique la plongeuse Émilie Heymans.
« La semaine dernière, par exemple, nous sommes arrivés au Mexique, en provenance de l'Angleterre lundi soir à minuit, et nous étions en compétition trois jours plus tard, souligne-t-elle. C'est une formule très exigeante, surtout pour nous, qui sommes à la fin de notre saison.
« En plus, nous avons eu les Jeux panaméricains à Rio juste avant, indique Heymans, qui a remporté l'or avec Marie-Ève Marleau au plongeon synchronisé, à la tour, aux Jeux panaméricains. Nous sommes assurément plus fatigués que les troupes de l'Angleterre ou de la France, qui viennent de recommencer, il y a trois semaines ou un mois.
« Ou même que les Chinois car, eux, ils ne connaissent pas ça, les vacances », ajoute la plongeuse avec cet humour teinté d'ironie qu'elle manie à merveille dans ses bons jours.
Un petit boni
L'argent a-t-il pesé dans la décision d'Heymans d'accepter l'invitation de la FINA à la prestigieuse Série mondiale ?
« On ne plonge pas pour des millions, mais c'est sûr que c'est intéressant et je ne suis pas certaine que j'aurais participé à cette série cette année sans ce petit boni », confie-t-elle.
« Cette formule nous donne aussi la chance de nous mesurer aux meilleurs et, à un an des Jeux de Pékin, c'est une opportunité incontournable », soutient-elle.
Alexandre Despatie - plutôt indépendant de fortune grâce à McDonald qui le soutient depuis huit ans - souligne aussi cette occasion unique de plonger avec les meilleurs, ceux qui sont attendus aux Jeux d'été, en août 2008. Pour le bénéfice de toute l'équipe canadienne mais aussi pour la promotion de son sport, le plongeon.
« Ce que j'aime dans les World Series, c'est que ça donne un bon spectacle, intense, avec les meilleurs du monde », souligne Despatie, quadruple médaillé de cette nouvelle Série mondiale.
« C'est bon pour notre sport et peut-être qu'un jour, on verra des événements aussi populaires que le tennis », poursuit-il.
Avec seulement quatre épreuves (les épreuves olympiques de Pékin 2008) et huit plongeurs au départ, le spectacle des compétitions de la Série mondiale est effectivement resserré. Chacune des compétitions débute avec deux demi-finales de quatre plongeurs, et les deux meilleurs de chaque demi-finale passent en finale.
« Cela veut dire qu'il faut être fort tout de suite; c'est une compétition rapide, explique Despatie, appréciant l'aspect hautement compétitif de la Série. Et pour faire de l'argent, il faut gagner ! Les seules places qui paient sont sur le podium. »
Comme un gros camp d'entraînement
Par ailleurs, le plongeur de 22 ans, qui roule sa bosse sur la scène internationale depuis l'âge de 13 ans, adore l'ambiance de ces compétitions spéciales.
« C'est beaucoup de voyagement, mais il y a cette vie de gang que j'aime tant, raconte-t-il. Pendant trois semaines, d'un pays à un autre, on s'affronte mais, aussi, on vit tous ensemble, tous les athlètes qui mènent sur le circuit mondial.
« C'est comme un gros camp d'entraînement des meilleurs du monde et moi, j'ai beaucoup d'amis dans cette gang- là », rappelle Despatie, qui a même plusieurs copains chinois, ses grands rivaux sur le tremplin.
Page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive