2 mai 2007

Pas d'entraînement à la chinoise

Il n'est pas question pour Alexandre Despatie de se mettre à vivre à la chinoise et d'allonger son temps d'entraînement, en vue des Jeux olympiques de Pékin.

« On ne pourra jamais s'entraîner comme les Chinois, car nous sommes différents », a expliqué Arturo Miranda, le partenaire d'entraînement et de plongeon synchronisé de Despatie.

« En plongeon, tu peux élever les risques de blessures si tu t'entraînes trop, continuait Miranda. C'est pas si grave pour une grosse équipe comme celle de la Chine, mais ça l'est pour nous.

« Alors il faut prendre soin d'Alex tout en s'assurant que sa préparation physique soit au point. »

Le vent et la colère
Le vieux routier du plongeon notait par ailleurs que la victoire ne se construisait pas seulement par l'entraînement mécanique.

« Quand tu es bien préparé et en forme, la seule chose qui peut t'empêcher d'être à ton mieux dans un événement international important, ce sont les distractions», a dit Miranda. Il faut donc apprendre à se blinder contre les imprévus, travailler la force de sa concentration. »

Ainsi, quand Despatie va en camp d'entraînement en Floride, à la résidence d'hiver de Miranda, ce dernier le met à l'épreuve en le faisant plonger par grands vents quand il fait un froid de canard.

« J'essaie même de le faire fâcher parfois, juste avant l'entraînement, pour qu'il aiguise sa capacité à retrouver sa bulle, même quand un élément extérieur le perturbe », a admis Miranda.

Les Chinois louangent Despatie

Les athlètes chinois scrutent eux aussi leurs plus proches rivaux et particulièrement Alexandre Despatie. « C'est notre plus grand compétiteur, a confirmé Luo Yutong. Moi, je suis ici pour livrer ma meilleure performance et aussi pour apprendre d'Alexandre, car il excelle dans tout. Ma principale force, c'est le côté aérien, léger, de mes mouvements et actions, mais Alexandre est bon partout. » Yutong et sa coéquipière, Li Ting, en sont à leur troisième compétition à Montréal.

LeCranham était présent en 1976

Scott Cranham, le directeur du développement de l'élite junior à Plongeon Canada, avait la chair de poule, hier matin, quand il est entré au bassin de plongeon de la piscine olympique de Montréal. C'est qu'il était là aux Jeux olympiques de 1976, en tant qu'athlète ! Cranham a aussi participé aux Jeux de Munich. « II n'y a rien comme des Jeux olympiques chez soi. Quand j'y repense, j'ai l'impression d'avoir rêvé, a admis Cranham, qui avait 21 ans. Aujourd'hui, je trouve cela bien moins gros et bien moins impressionnant que dans mes souvenirs, mais ça rallume quand même quelques émotions fortes ! »



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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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