2 mai 2007

L'heure de la revanche a sonné pour Despatie

Aminci et avec du feu dans les yeux, c'est un Alexandre Despatie en grande forme et déjà en mode olympique, qui s'est présenté à la conférence de presse de lancement de la Coupe du monde de plongeon de Montréal hier.

Sa nouvelle coupe de cheveux un peu à l'iroquoise (avec une petite crête, mais sans rasage sur les tempes) lui donnait un air espiègle et décontracté, mais sa silhouette révélait un compétiteur qui a longuement affûté sa revanche.

Délesté de son titre de champion du monde du 3 mètres par le Chinois Kai Qin aux Mondiaux de Melbourne, Despatie a encore dû se contenter de l'argent, à la Coupe du Monde de Chine trois semaines plus tard, alors que He Chung, un autre plongeur chinois, remportait l'or.

La Coupe du monde de Montréal, en fin de semaine au bassin de plongeon de la piscine olympique, constitue donc, pour Despatie, une belle opportunité de retrouver sa place au sommet.

«Son monde» sera dans les gradins - quoique la communauté chinoise de Montréal soit aussi en train de s'organiser - et le plongeur vedette du Canada revient à l'attaque avec maintenant deux compétitions internationales dans le corps.

À Melbourne et à Zhuhai, Despatie arrivait d'un an d'absence à cause d'une blessure au cou. En fin de semaine à Montréal, le double médaillé d'or des Mondiaux de l'île Sainte-Hélène a bien des atouts dans son jeu et il commence à avoir drôlement soif de gagner !

Tous les Chinois sont bons
Par ailleurs, même si la Chine est de la compétition à Montréal, les deux plongeurs qui ont éclipsé le Québécois ce printemps, Qin et Chung, ne sont pas du voyage.

Qin souffre d'une blessure depuis les Mondiaux et Chung a dû se désister à la dernière minute à cause d'une spectaculaire éruption cutanée au visage. «Les douaniers ne l'auraient pas laissé entrer», a noté en riant l'interprète de l'équipe chinoise.

Cela dit, la Chine a dépêché Luo Yutong pour défendre ses couleurs face à Despatie, au tremplin de 3 mètres.

« De toute façon, tous les Chinois sont bons », a dit Despatie, hier en conférence de presse, toujours très respectueux de ses redoutables adversaires.

« La force des Chinois, c'est justement le fait qu'ils ont de nombreux plongeurs et qu'ils ont toujours un autre champion prêt à remplacer un athlète blessé ou malade », a-t-il encore expliqué.

« Mais comme je l'ai souvent dit, les Chinois ne sont pas invincibles et je le maintiens ! »

Content d'être chez lui
Despatie ajoutait qu'il se sentait particulièrement bien, chez lui, à quelques heures de sa deuxième Coupe du monde de la saison.

« Après les gros voyagements du printemps (Mondiaux en Australie, Coupe du monde en Chine), ça fait vraiment du bien d'être chez nous », a admis le plongeur qui aura 22 ans le mois prochain.

« En plus, comme je suis arrivé au Canada il y a trois semaines pour les Essais des Jeux panaméricains à Vancouver, je n'ai plus aucun effet de décalage horaire dans le corps. »

Ce n'est pas d'hier que la Chine habite les défis et rêves des champions canadiens de plongeon. Annie Pelletier, médaillée de bronze en plongeon aux Jeux olympiques d'Atlanta en 1996 et ambassadrice de la Coupe du monde du Canada en fin de semaine à Montréal, se souvenait encore de quelques mots de chinois, hier à la conférence de presse de lancement.

Le public peut accéder aux gradins du bassin de plongeon de la piscine olympique gratuitement durant les épreuves préliminaires et les demi-finales de la Coupe du monde de plongeon, jeudi et vendredi. Pour les finales, samedi et dimanche, l'entrée est de 15 $.



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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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