8 mars 2007


Une bonne tête de champion, dans tous les sens du mot.
photo : Jean-Guy Ladouceur

La détermination et le courage de Frédéric Hébert

Champion canadien de plongeon de sa catégorie d'âge à l'été 2006, Frédéric Hébert savourait pleinement sa victoire, sans toutefois trop s'enfler la tête. Cependant, un accident grave lui a permis de mesurer son degré de courage et sa détermination.

Jean-Guy Ladouceur

Peu après les championnats, alors qu'il s'amusait à vélo sur la côte Boisée, sur la piste des courses du GPAT, Frédéric a fait une vilaine chute et heurté un ponceau. « Je pensais que ce n'était qu'une égratignure et je voulais sortir du sous-bois avec mon vélo et rejoindre ma mère qui m'attendait », confie Frédéric. Quand celle-ci l'a vu, elle a paniqué et c'est Frédéric qui a tenté de la calmer. « On voyait l'os de son genoux. Je peux vous dire que les gars du GPAT n'ont pris que quelques minutes pour réagir et s'occuper de mon gars. Ça s'est fait très vite », indique Mme Haché, mère de Frédéric.

Opérations et greffes
Chanceux malgré tout, avec un tibia «seulement» ébréché, mais non fracturé, Frédéric a quand même dû subir quatre interventions et trois greffes de peau. Sans blaguer, le jeune champion ajoute : « J'ai été malchanceux, car j'ai manqué trois mois d'entraînement ».

En octobre il reprenait l'entraînement et en décembre, ses premières compétitions. D'abord du plongeon de un mètre, il a réussit tous ses standards. Aaron Dziver, son entraîneur chez Camo, a cependant refusé qu'il participe ensuite à la compétition Camo Invitation Internationale.

Peu de temps après, il se rendait à Orlando, dans le cadre d'une compétition internationale «All Star», où il a très bien fait, surtout à la tour avec une 5e position.

Tout semble être revenu à la normale alors que Frédéric fréquente le programme sport étude à l'école de Saint-Exupéry avec ses dix heures d'entraînement par semaine à sec (course, musculation, etc.) et ses dix heures en piscine. Et, à 13 ans, dans une catégorie de 14 et 15 ans, il continue d'avoir des buts et espère participer aux Jeux du Canada l'été prochain.

Frédéric est ce genre de jeune homme heureux, qui n'a pas d'idole dans la vie et qui suit simplement son chemin de vie. L'idole à en devenir, c'est peut-être lui !



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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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