4 février 2007


Nicolas Leblanc n'a qu'un seul objectif en téte : participer aux Jeux olympiques
de 2008 à Pékin, en Chine. Par la suite, il prendra sa retraite. En attendant,
il s'entraîne très fort à la piscine du centre Claude-Robillard.
photo : Hugo- Sébastien Albert

Un lauréat qui plonge vers le succès...

Le plongeur Nicolas Leblanc est notre 14e lauréat du concours Bourse d'études, jeune athlète cette semaine.

gé de 23 ans, Leblanc fait partie de l'élite du plongeon international avec le club CAMO de Montréal de l'entraîneur Michel Larouche.

Larouche plonge d'ailleurs depuis plusieurs années avec Alexandre Despatie à la piscine du Complexe sportif Claude-Robillard.

Résidant de Longueuil, Nicolas Leblanc complète ses études en génie civil à l'École polytechnique de Montréal.

Voici ce qu'il avait à nous raconter lorsque nous l'avons rencontré cette semaine.

Q À quel âge as-tu commencé à faire du plongeon ?

R J'ai fait mes débuts à trois ans avec mon père, qui entraînait aussi mes deux frères, Claude et Frédérique. Aujourd'hui, mon père et mes frères font encore du plongeon, mais seulement pour s'amuser. Ma mère est également impliquée dans le plongeon à titre de juge internationale.

Q Alexandre Despatie est-il une source de motivation pour toi ?

R Oui, beaucoup. Lorsque je le regarde s'entraîner et plonger, je ne peux faire autrement que de me sentir motivé. Il est vraiment un athlète exceptionnel, en plus d'être un bon gars. Ça fait déjà 15 ans qu'on se connaît.

Q Michel Larouche est-il ton seul entraîneur ?

R Non, je reçois aussi les conseils de monsieur Cesar Henderson, qui fait partie du Groupe CAMO objectif Jeux olympiques. Nous sommes 14 plongeurs et plongeuses dans ce programme, qui aide les athlètes à atteindre leurs objectifs. À propos de Michel Larouche, je peux dire qu'il est un excellent entraîneur. Je m'entraîne avec lui depuis l'âge de 14 ans. Nous avons une belle complicité.

Q Quel est ton plus beau souvenir ?

R Je n'oublierai jamais les championnats du monde FINA qui se sont déroulés à Montréal en 2005, où j'ai terminé 22e au tremplin de dix mètres. Il y avait beaucoup d'ambiance et de spectateurs. J'étais très nerveux lorsque j'ai plongé, mais j'ai quand même réalisé une assez bonne performance.

Q Parle-moi des meilleurs résultats de ta carrière.

R D'abord, je dois dire que durant cinq ans, de 2001 à 2006, j'ai fait partie de l'équipe nationale de plongeon. Malheureusement, je n'ai pas réussi à me qualifier à Québec, il y a deux semaines, pour les championnats du monde de plongeon qui auront lieu en Australie au mois de mars. En fait, j'ai raté ma qualification par une seule place, alors que j'ai fini troisième au tremplin de dix mètres.

Q Quels sont tes objectifs pour 2007 ?

R Même si je ne fais pas partie de l'équipe nationale cette année, je vais participer à deux Grands Prix, dont la Coupe Canada au mois de mai. En avril, je vais aussi tenter de me qualifier pour les Jeux panaméricains qui auront lieu en juillet au Brésil. Il y a également les Jeux universitaires qui seront présentés à Bangkok, en août.

Q Combien d'heures par semaine réserves-tu à ton entraînement ?

R Je m'entraîne tout près de 25 heures par semaine. Je fais aussi beaucoup de physiothérapie sous les bons soins de Debbie Charest, que je tiens d'ailleurs à remercier personnellement. À 23 ans, j'ai souvent mal partout après mes compétitions. À ce sujet, je tiens à vous faire remarquer que je suis le plus vieux plongeur du Canada sur le tremplin de 10 mètres.

Q Comment vont tes études à l'École polytechnique ?

R Tout va très bien dans mon programme, en génie civil. Ma moyenne est au-dessus de 3,5/4, malgré mes compétitions et mes entraînements. J'ai fini le cégep avec une cote R de plus de 30 en science de la nature à Ahuntsic.

Q Que penses-tu du concours Bourse d'études, jeune athlète ?

R C'est une excellente initiative de la part du Journal de Montréal et de la Banque Royale. J'étais aux championnats canadiens à Québec, il y a deux semaines, lorsque j'ai appris que j'avais été sélectionné par le jury du Journal. Cela a eu pour effet de me motiver davantage lorsque j'ai compétitionné. J'espère maintenant gagner la bourse d'études de 10 000 $ à la fin du concours.

Q Quand as-tu l'intention de prendre ta retraite ?

R Après les Jeux olympiques de 2008, ce sera fini pour moi. D'ici là, je vais tout tenter pour me qualifier en marge de ces Jeux qui auront lieu à Pékin, en Chine. Par la suite, je vais me concentrer pour me trouver un emploi et gagner ma vie honorablement.



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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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