22 février 2007


La vie d'Alexandre Despatie est tout sauf monotone par le temps qui court.
De Montréal à Melbourne, en passant par Londres et Miami, il a les Mondiaux aquatiques
en Australie, une compétition en Chine et les Jeux panaméricains à Rio de Janiero.
photo : Benoit Pelosse

Despatie fin prêt pour les Mondiaux

Alexandre Despatie s'en va à la guerre et, comme tous les valeureux en partance pour le combat, il a fait ses adieux à son monde, hier, à Montréal.

Despatie quittera le Québec dimanche, pour se rendre en Floride, où il sera à l'entraînement jusqu'à son départ pour les Mondiaux aquatiques, qui auront lieu en Australie dans trois semaines.

« Je me sens prêt et je me sens bien, car la compétition, c'est mon élément, c'est pour ça que je fais ce sport; j'ai très hâte », a déclaré le jeune plongeur étoile du Canada.

« Pour moi, en compétition, je ressens comme une énergie additionnelle qui crée parfois des performances magiques... », a-t-il ajouté.

Physiquement, Despatie se croit remis de sa blessure au cou.

« Cela fait longtemps que je n'ai pas ressenti de douleur, je touche du bois, mais je continue de faire mes exercices de renforcement », a expliqué l'athlète qui effectuait un spectaculaire retour à la compétition en janvier à Québec, devenant le plus grand champion canadien de tous les temps, avec 36 médailles nationales.

Les Mondiaux dans le confort
La blessure au cou de Despatie, survenue cet automne, l'aura obligé à reporter l'introduction de nouvelles combinaisons de plongeon en compétition mais, de toute façon, l'athlète a toujours privilégié l'assurance à l'intrépidité pour aborder les grandes rencontres sportives.

« Pour avoir du succès en plongeon, il ne faut pas nécessairement faire les plongeons les plus difficiles, a-t-il affirmé.

« Il faut surtout maîtriser ses plongeons d'une façon constante pendant toute la compétition.

« Personnellement, j'aime arriver à la compétition en confiance, parfaitement à l'aise avec mes plongeons. »

Et c'est comme ça qu'il se sent, en symbiose avec ses bons vieux plongeons, à la veille de se mesurer aux plus grands du monde.

Un duel Canada-Chine ?
D'où viendra la rivalité pour le double champion du monde en titre (1 mètre et 3 mètres), au bassin de plongeon de Melbourne ?

« Il n'y aura pas de surprise, les Chinois seront excellents, a souligné Despatie.

« Ils l'ont été à Montréal aussi, mais j'ai eu, comme on dit, le dessus sur eux !

« Le plongeon est un des sports nationaux en Chine, avec le tennis sur table.

« Quelques plongeurs russes pourraient aussi être du peloton de tête à Melbourne. »

Après le soutien magistral des Montréalais aux Mondiaux de 2005, Despatie ne se sentira-t-il pas un peu seul en terre australienne, deux ans plus tard ?

« C'est certain que, pour un gars qui aime l'atmosphère de compétition, à Montréal, j'ai été servi sur un plateau d'argent », a-t-il reconnu.

« Mais vous savez, de plus en plus dans le monde, les gens sont simplement des partisans du plongeon.

« Quand c'est une bonne épreuve avec de bons plongeurs, les gens appuient les bons plongeons ! »

Ses objectifs ?

« Je ne me fixe jamais d'objectifs comme tels, a-t-il précisé. Tout ce que je veux, c'est être à l'aise en compétition et, d'habitude, le reste suit. »



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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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