9 décembre 2007
Dans un pays de neige et de glace, les enfants sont tout naturellement poussés vers la patinoire, voire la montagne. Pour eux, l'eau ne trouve son sens que lorsqu'elle est gelée! Mais certains jeunes, peut-être plus rusés (ils peuvent pratiquer leur sport toute l'année!), optent pour la piscine. La Presse a voulu savoir qui a bien pu inspirer ces athlètes aquatiques pour qu'ils sautent ainsi à l'eau.
Hugo Fontaine
Alexandre Despatie
22 ans
A débuté à 6 ans
Un fait marquant : Double champion du monde (1 m et 3 m) en 2005
Alexandre Despatie aurait pu se retrouver sur les pentes de ski plutôt que dans la piscine. Sa grand-mère a choisi la piscine et Despatie a suivi ! En effet, elle lui donnait des notes sur ses plongeons. Sûrement de bonnes, puisqu'il a choisi ce sport.
C'est le quadruple champion olympique Greg Louganis qui a été la grande inspiration du triple champion du monde Alexandre Despatie. « C'était mon modèle majeur, à un tel point qu'au primaire, j'inscrivais Alexandre Louganis sur mes travaux scolaires », raconte-t-il.
Depuis l'âge de 6 ans, Despatie a montré ténacité et persévérance dans un sport de détails comme le sien. « J'ai toujours eu dans la tête qu'il n'y a jamais rien d'acquis, dit le Lavallois. Ça m'a poussé à travailler fort. »
Despatie tentera de mettre la main sur son premier titre olympique à Pékin l'été prochain.
Sylvie Bernier
43 ans
A débuté à 7 ans
Un fait marquant : Médaille d'or aux tremplin de 3 mètres aux Jeux olympiques de Los Angeles, en 1984
Un médecin a recommandé à la jeune Sylvie Bernier, asthmatique, de faire du sport. Il se trouve justement que la natation régularise la respiration. Sylvie Bernier a suivi le conseil, mais elle s'est vite trouvée au bout de la piscine à faire des acrobaties. Cela l'a menée à l'or olympique.
Alors qu'elle est déjà dans l'élite nationale, Sylvie Bernier est dans les gradins de la piscine olympique de Montréal en 1976 pour les épreuves de plongeon. Elle assiste au couronnement de l'Américaine Jennifer Chandler. « C'est une vidéo que j'ai regardée souvent », dit-elle.
Elle se souvient du travail qu'il a fallu pour imiter l'Américaine et monter sur la plus haute marche du podium. « L'important, c'est de se développer pour soi. Ce qui devient difficile, c'est d'essayer de battre les autres », souligne celle qui sera chef de mission du Canada à Pékin.
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