18 décembre 2007

Filion croit en ses chances
Même si elle plonge depuis qu'elle est toute petite, Roseline Filion vit cette année une pression inégalée. Pour s'assurer d'une place aux Jeux olympiques de Pékin à la tour en synchro, elle devra battre la grande Émilie Heymans, puisqu'un seul duo canadien aura accès aux prestigieuses compétitions estivales.
Q Comment vis-tu avec cette obligation de devoir faire mieux qu'Émilie Heymans et Marie-Ève Marleau pour participer aux Olympiques en synchro ?
R « C'est vraiment motivant. Avant, Meaghan Benfeito et moi étions les seules Canadiennes à plonger en synchro à la plateforme. Maintenant qu'Émilie et Marie-Ève sont là, ça nous pousse à nous dépasser. Sans elles, on aurait pu s'asseoir sur nos succès. Là, nous sommes obligées d'améliorer nos performances. »
Q Comment apprends-tu à gérer cette nouvelle pression ?
R « Je n'ai pas le choix de me fier à tout ce que j'ai appris. Je visualise mes routines car je sais qu'elles ont déjà bien fonctionné antérieurement. Je fais aussi entièrement confiance à mon entraîneur. Je suis prête à repousser mes limites avec lui. N'empêche que cette année, le stress est beaucoup plus grand car je suis plus consciente des enjeux. »
Q Crois-tu en tes chances d'être des prochains Jeux olympiques ?
R « La porte n'est pas fermée. Ceux qui se qualifient pour la Coupe du monde (lors du championnat de CAMO, où la plongeuse n'a pu se qualifier) ne sont pas les mêmes qui vont aux Olympiques. Il faut être optimiste, car c'est super-facile d'être déçu dans ce sport. Je m'entraîne toujours avec les meilleurs, donc je sais à quoi m'en tenir. Je sais aussi que ça ne sera pas facile. »
Q En cette année olympique, à quoi ressemble une semaine type d'entraînement pour toi ?
R « Je vais au cégep le jeudi, j'ai un cours. Ça, c'est important. Je n'ai jamais lâché l'école depuis que je plonge. Lundi, mardi et vendredi, je plonge de 9h30 à midi et de 13 h à 15 h. Même chose le mercredi, mais je fais aussi de la musculation le soir. Puis, j'ai des séances de ballet la fin de semaine. »
Q Ce genre de routine te laisse-t-il le temps de penser à autre chose que le plongeon ?
R « C'est sûr ! J'ai 20 ans, donc je sors les soirs comme tout le monde. Par contre, je suis raisonnable, surtout cette année. Je mise vraiment beaucoup sur cette saison, qui est pour moi la plus cruciale depuis que je plonge. »
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