16 décembre 2007


Nicolas Leblanc
photo : Olivier Jean

Pour ne pas avoir de regrets...

Nicolas Leblanc met tout en oeuvre pour accéder enfin aux Jeux olympiques

« Dans la vie, dit César Henderson, à force d'attendre son tour, un jour, il finit par arriver. »

Henderson en a vu, des plongeurs, durant sa carrière d'entraîneur. Alexandre Despatie, Émilie Heymans... Mais un point bien précis l'impressionne chez Nicolas Leblanc, septième candidat à la Bourse d'études (10 000 $) jeune athlète du Journal de Montréal en collaboration avec RBC Banque royale.

« Il est toujours là, beau temps, mauvais temps, qu'il se sente bien ou mal, dit l'entraîneur. Peu importe le reste, les petits bobos, les bons ou mauvais résultats, il plonge. Il a toujours été comme ça. Il a été élevé comme ça. Nous sommes chanceux de l'avoir dans l'équipe comme modèle. »

« Nicolas n'est pas juste là pour le plaisir de voyager, insiste Henderson. Il est là pour se dépasser. Et parce qu'il adore plonger. » Il faut dire qu'il est tombé dedans quand il était petit, comme on dit, étant né d'une mère juge de plongeon et d'un père entraîneur maintenant plongeur chez les maîtres.

Difficile année 2004
Pourtant, au fil du temps, Leblanc aurait bien pu abandonner. « Il aurait d'ailleurs eu toutes les raisons de le faire », admet Henderson.

C'est qu'en 2004, c'est Leblanc qui, lors d'une épreuve de Coupe du monde tenue à Athènes, a permis au Canada de qualifier un deuxième plongeur à la tour de 10 mètres pour les Jeux olympiques qui allaient s'y tenir quelques mois plus tard. Mais après avoir réussi l'exploit, les choses se sont mises à mal aller. « Je n'ai plus jamais été le même Nicolas par la suite », se rappelait-il, cette semaine après l'entraînement.

En effet, lors de la sélection olympique, il a dû se rendre à l'évidence : ce deuxième poste à la tour de 10 mètres, c'est un autre qui le comblerait. Le choc a été brutal.

Trois ans et demi plus tard, Leblanc, 24 ans, est toujours là, à s'entraîner durant 25 heures chaque semaine tout en poursuivant son baccalauréat en génie civil à l'École polytechnique de Montréal, où il montre une moyenne cumulative de 94%.

Dernière année
Pourquoi donc continuer à mettre autant d'efforts dans le plongeon ? Il sourit. "Je n'ai pas encore accompli ce que je veux accomplir, lance-t-il. C'est ma dernière année, c'est sûr, alors, avec cet échéancier fixe en tête, je mets tout en oeuvre pour arriver à mon objectif : participer aux Jeux de Pékin.

Nicolas Leblanc dit avoir appris à se battre pour obtenir ce qu'il voulait et son objectif le plus pressant est une participation aux Jeux olympiques de Pékin, l'été prochain.

« Je ne veux pas avoir de «si», de regrets, ajoute-t-il. Si j'y arrive, ce sera parfait. Sinon, j'aurai tout essayé. »

Alors voilà, Nicolas Leblanc repart pour une dernière fois à la conquête des Jeux olympiques. Et vous savez où il se retrouvera, en février ? Perché sur la tour de 10 mètres du bassin olympique de Pékin. Puis, quatre mois plus tard, à la sélection olympique, en juin, à Victoria.

« En quatre ans, j'ai pris beaucoup de maturité, explique-t-il. J'ai aussi appris à me battre pour obtenir ce que je veux. Je dois me le rappeler constamment. »

Une fois que la question sera réglée, peu importe le résultat, Nicolas Leblanc sera de retour sur les bancs d'école où, manifestement, il se sent à l'aise. « T'sé, lance-t-il, le stress d'un examen, c'est rien quand t'as connu des compétitions importantes où tu devais sauter de 10 mètres de haut ! » Ouais, vu comme ça...

Nicolas Leblanc

Age : 24 ans
Sport : Plongeon (tour de 10 mètres)
Établissement : École polytechnique de Montréal
Programme scolaire : Génie civil
Moyenne générale : 94 % (3,76/4)
Objectif scolaire : Encore indéterminé
Objectif sportif : Participer aux Jeux olympiques de Pékin, l'été prochain



Page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
vélo ski de fond plongeon
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive