13 août 2003

Un titre qui embête Despatie...

«Champion du monde, c'est une brique de plus sur les épaules »

« Un an, c'est long, mais c'est à la fois court. »

Alexandre Despatie revient à peine des Jeux panaméricains - où il a décroché une autre médaille d'or - qu'il pense déjà aux Jeux d'Athènes de l'été prochain.

«C'est sûr qu'on commence à y, penser, a admis Despatie, hier lors d'un entretien téléphonique. L'année préolympique est toujours importante, toujours longue. Toutes les compétitions seront faites en prévision d'Athènes. Au fond, c'est juste ça, Athènes, qui s'en vient.

« Dans un sens, ce n'est pas si proche parce qu'il reste encore un an de préparation avant les Jeux, alors il nous reste aussi énormément de travail à faire d'ici là », a-t-il expliqué.

« Mais à la fois, c'est proche parce que la prochaine année va débouler tellement vite qu'on ne la verra pas passer. »

Déjà la pression
Inévitablement, le nouveau champion du monde à la tour de 10 mètres, titre acquis il y quelques semaines à Barcelone, est déjà considéré comme l’un des principaux candidats à une médaille pour le Canada dans la capitale grecque, 12 mois avant qu'il ne grimpe l'échelle qui mène à la tour de 10 mètres du bassin olympique.

Une situation dont l'athlète de 18 ans se serait bien passé.

«Arriver aux Jeux olympiques comme champion du monde, c'est une brique de plus sur tes épaules parce que les attentes sont énormes, a-t-il affirmé. Je ne pense pas que ce soit un avantage. Ça va être difficile, c'est sûr.

« Ce sera à nous de nous concentrer sur le plongeon, pas sur le résultat final qu'on pourrait obtenir. Ce sera un défi de plus.

« C'est sûr, dans ces situations, on dit toujours Bah ! Je n'y penserai pas, mais c'est là, c'est tout le temps là. Déjà aujourd'hui, on sait qu'à Athènes les médias ne vont nous parler que de ça. »

Souvenirs de Sydney
Au moins, Despatie a déjà vécu l'expérience olympique. Il a terminé quatrième à la plate- forme de 10 mètres aux Jeux de Sydney, d'où il est revenu enchanté.

« Pour moi, ç'a vraiment été excellent, s'est-il rappelé. C'étaient mes premiers Jeux, ma première compétition majeure après les Jeux du Commonwealth, et finir quatrième, c'était déjà mieux que ce que j'avais espéré.

« Au départ, j'allais là-bas pour vivre les Jeux, pour voir à quoi ça ressemblait. »

Cette fois, il aura donc un boulet attaché à sa cheville, soit son titre de champion du monde. Au moins, il pourra en partager le poids avec sa coéquipière Émilie Heymans, aussi nouvelle championne du monde à la plate-forme de 10 mètres.

« On passe beaucoup de temps ensemble, on s'entraîne 30 heures par semaine, on se connaît très bien, a expliqué Despatie. Barcelone, on a vécu ça ensemble et ç'a été quelque chose. C'est sûr que ces prochains mois, les bonnes comme les mauvaises expériences, on va vivre ensemble, en équipe. »



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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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