| Grand Prix FINA de Grande-Bretagne |
|---|
|
sa participation aux Jeux olympiques est compromise |
20 avril 2000
Claude Piton Ruel devait sûrement penser aux athlètes impliqués dans une démarche de qualification olympique quand il a lancé un jour : Y en aura pas de facile !
Un commentaire de MARTIN SMITH
En mars, un moment d'inattention lors d'une séance d'entraînement précédant la finale du Grand Prix de Sheffield a valu à Philippe Comtois une sérieuse blessure au genou gauche. Saison finie et Jeux olympiques à oublier !
Depuis, deux opérations ont suivi. La première pour reconstruire les ligaments croisés antérieur, postérieur et collatéral externe ; la seconde d'une durée de cinq heures, lundi dernier, pour replacer une vis et rattacher un nerf sectionné.
«Le moral n'est pas toujours haut dans de telles circonstances, a indiqué Comtois hier. On parvient à se consoler un peu en se disant qu'on a fait tout ce qui était possible, mais on ne se console pas en se comparant.»
En Australie, trois athlètes de niveau international ont été victimes d'accidents de la route depuis le 7 mars. Le pire a impliqué le triathlonien Brad Beven, champion de la Coupe du monde de 1992 à 1995, qui s'est fracturé quatre côtes et subi plusieurs autres blessures quand ü a été frappé par une automobile alors qu'il roulait à vélo.
La collision s'est produite la veille d'une des deux épreuves de sélection de l'équipe olympique d'Australie.
Les blessures font partie du paysage habituel des athlètes de haut niveau. Sans risque, ils ne pourraient faire sans cesse reculer les limites du possible.
Les blessures font toujours mal mais quand elles surviennent dans le dernier sprint menant à un événement qui se tient seulement une foie tous les quatre ans, elles font très, très mal et sont longues à cicatriser.
18 avril 2000
Montréal (DIAPO)
Le plongeur Philippe Comtois a subi une deuxième opération à la jambe gauche avec succès mardi, à l'hôpital Sacré-Coeur
de Montréal. Trois semaines après avoir subi une reconstruction des ligaments du genou gauche, ainsi que l'installation d'une vis à l'extrémité de son péroné, Comtois s'est vu greffer un nerf derrière le genou. L'opération dirigée par le chirurgien Sylvain Gagnon a duré cinq heures.
Sept heures après avoir été anesthésié, Comtois avait retrouvé ses esprits. «Le docteur Gagnon m'a expliqué qu'il avait pris bien son temps et que tout s'était bien déroulé», a expliqué Comtois qui garde une bonne humeur exemplaire malgré l'épreuve. «Le docteur Pierre Ranger, qui m'avait opéré il y a trois semaines, a également participé à l'opération d'aujourd'hui en venant faire bouger mon genou pour m'aider dans ma réadaptation.»
Comtois, qui pouvait déjà plier son genou à 90 degrés avant sa deuxième opération, espère marcher d'ici deux semaines. «Ce qui risque le plus de me ralentir est mon péroné», a expliqué le plongeur lavallois. «Quant à mes sensations dans le pied, on m'a expliqué que ça pourrait prendre de un à cinq mois avant que les retrouve toutes.»
Seizième au tremplin de 3 mètres aux Jeux olympiques d'Atlanta, Comtois représentait un espoir de médaille aux Jeux de Sydney avant que ne survienne son accident à Sheffield au mois de mars.
Rappelons que les sélections olympiques de plongeon seront disputées du 9 au 11 juin à Montréal, dans huit semaines.
Daniel Aucoin
L'Agence DIAPO
danaucoin@videotron.ca
|
Montréal, le 31 mars Philippe a eu son premier traitement de physiothérapie mardi le 28 mars et a réussi, au premier essai, à relever son genou opéré de près de 30 cm et à amener sa jambe à un angle de 68 degrés. Selon son médecin et sa physiothérapeute, c'est un exploit qu'ils n'avaient jamais vu ! Ils en étaient très surpris. Ses traitements de physio vont bon train et le docteur Ranger qui l'a opéré prévoit même qu'il pourra conduire son auto d'ici 4 à 5 jours, au lieu du mois initialement prévu. Sa jambe atteint maintenant, après 4 traitements, un angle de 75 degrés lorsque pliée, et l'extension complète dans l'autre sens. Il quitte l'hôpital aujourd'hui. Lisez, ci-bas, Comtois de retour à la maison. Philippe est déterminé à réduire son temps de convalescence au plus court et il y met toute l'énergie dont il est capable.
|
31 mars 2000
Montréal (DIAPO)
Après une délicate opération à la jambe gauche, le
plongeur Philippe Comtois a pu rentrer à la maison. «Quel soulagement que de me retrouver dans mes affaires, s'est exclamé Comtois. De ma chambre d'hôpital, j'avais une belle vue sur l'oratoire Saint-Joseph, mais il n'y a rien comme la maison !»
Comtois, à qui on a inséré des tiges et des filets de métal afin de réparer son fémur éclaté, a commencé ses traitements de physiothérapie. «Je peux déjà plier ma jambe à 75 degrés. Disons que mes médecins sont surpris de ma progression, mais moi, j'aimerais que ça aille encore plus vite. Ce que Comtois ne dit pas, c'est que le médecin et la physiothérapeute n'avaient jamais vu un tel exploit. Dans un court laps de temps, le plongeur de Laval a fait d'énormes progrès, lui qui a subi son intervention chirurgicale il y a moins d'une semaine.
Comtois s'astreint à un programme intensif de physiothérapie afin de mettre toutes les chances de son côtés. Il devra subir une autre opération pour réparer le nerf extenseur des orteils, un nerf d'environ sept millimètres de diamètre, alors que la majorité des nerfs ne dépassent pas deux millimètres. «Mes médecins (Pierre Ranger et Sylvain Gagnon) ont été clairs avec moi : il y a une chance sur deux que l'opération réussisse. Il n'y aurait que 20 personnes qui auraient subi cette intervention avec succès dans le monde. J'ai confiance, un jour je vais marcher et courir comme avant !» de dire Comtois, toujours optimiste. Il faudra de cinq à six mois avant de savoir si l'opération a été un succès.
Philippe essaie de ne pas trop penser à ses coéquipiers qui sont aux championnats canadiens à Vancouver. «Je devrais être là…» fait remarquer Comtois, de l'émotion dans la voix. «J'ai mon épreuve à moi. J'ai toujours dit qu'une compétition c'était long, celle-ci sera pas mal plus longue» de conclure un Comtois philosophe.
Texte : Caroline Larose
L'Agence DIAPO
danaucoin@videotron.ca
27 mars 2000
Montréal (DIAPO)
Le plongeur Philippe Comtois a subi une intervention
chirurgicale au genou gauche, dimanche, à l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal. Le docteur Pierre Ranger a reconstruit le genou du plongeur, mais il a aussi découvert ce que plusieurs craignaient : un nerf sectionné.
Le nerf qui est sectionné est celui qui permet au pied et aux orteils de bouger vers le haut. Bien que cela ne devrait pas empêcher Comtois de marcher, rien n'est assuré en ce qui a trait au plongeon. Avant de se prononcer sur sa carrière, il devra rencontrer un spécialiste des nerfs et une autre intervention chirurgicale n'est pas exclue.
«Le docteur Ranger est bien fier du travail qu'il a effectué sur le genou de Philippe» a déclaré sa conjointe Christiane Letendre. «S'il n'est pas opéré à nouveau, il devrait obtenir son congé de l'hôpital mercredi ou jeudi.»
Comtois s'est blessé lorsque sa jambe gauche est violemment entrée en contact avec le tremplin de 3 m pendant la séance d'entraînement de la Coupe du monde de Sheffield, en Angleterre, le 17 mars dernier.
Texte : Frédéric Daigle
L'Agence DIAPO
danaucoin@videotron.ca
26 mars 2000
Montréal (DIAPO)
Si l'horaire prévu est respecté, le plongeur
québécois Philippe Comtois sera opéré dimanche, en fin d'après-midi par le docteur Pierre Ranger.
«Je suis à jeun depuis hier, ça devrait se faire d'ici 17 heures» nous a révélé Comtois lors d'un très court entretien téléphonique.
Comtois s'est déchiré des ligaments de la jambe gauche lorsque celle-ci est violemment entrée en contact avec le tremplin de 3 mètres pendant la séance d'entraînement de la Coupe du monde de Sheffield, en Angleterre, du 17 mars dernier. Les médecins craignent aussi que son nerf soit atteint. Ils en sauront plus long pendant l'intervention chirurgicale.
Frédéric Daigle
L'Agence DIAPO
danaucoin@videotron.ca
23 mars 2000

Il sera opéré par le même médecin que Panis
Philippe Comtois aurait fait un triple saut périlleux et demi renversé dans sa chambre d'hôpital de Sheffield, hier matin, s'il avait été en mesure de bouger sa jambe gauche ...
Martin Smith
Fou de joie, le plongeur montréalais venait de recevoir le feu vert du médecin en charge de son dossier pour acheter son billet d'avion en vue d'un retour à Montréal dès ce soir.
«Le docteur Jezz Brown était déçu, car il aurait voulu opérer lui-même étant donné que ma blessure représente un cas spécial», a expliqué Comtois.
«Je lui ai expliqué que le médecin qui me prendrait en charge à Montréal avait remis sur pied Olivier Panis, le pilote de formule 1. Le docteur Brown m'a alors souhaité bonne chance et m'a dit de revenir le voir à Sheffield si ça n'allait pas assez vite à la maison.»
Ayant déjà été opéré au poignet par un collègue de l'orthopédiste Pierre Ranger, Comtois a reçu l'assurance que ce dernier pourrait s'occuper de son genou dès le début de la semaine prochaine à l'hôpital du Sacré-Coeur à Cartierville. Ranger s'occupe aussi de Jean-Luc Brassard.
« La décision n'a pas été difficile à prendre, a expliqué un Comtois débordant d'optimisme. Si j'optais pour une opération à Sheffield, je devais passer plusieurs semaines de convalescence tout seul en Angleterre. Ils sont bien gentils ici, mais si le reviens à Montréal, je serai parmi les miens ...»
Entre quatre et six semaines
Pendant le vol de retour, sa fiancée Christiane Letendre devra lui faire des injections d'un médicament servant à
éclaircir le sang afin de prévenir la formation d'un caillot. Autrement, toutes les nouvelles médicales sont bonnes...
«À la suite d'une scanographie, on est maintenant presque certain que le nerf n'est pas sectionné, mais plutôt coincé ou pincé, a expliqué Comtois. De plus, les ligaments seraient seulement étirés et lion déchirés.»
Si la chance continue de coller à Comtois comme la misère sur le pauvre monde, il est plausible qu'il ait à vivre une convalescence longue de quatre à six semaines plutôt que les interminables trois à six mois prévus dans le pire des scénarios. «Comme les essais olympiques ont lieu dans dix semaines et les Jeux olympiques trois mois plus tard, tout est encore possible», a dit l'athlète âgé de 23 ans qui pourrait bénéficier d'une exemption médicale.
Il croyait que c'était fini
Dire que quelques heures après l'accident dont il a été victime lors d'une séance d'échauffement vendredi dernier, Comtois avait appelé Isabelle Cloutier, directrice technique du club de plongeon CAMO. Le moral dans les talons, il avait laissé échapper : «C'est bien fini, hein?»
En moins de cinq jours, le soleil a chassé les nuages et Comtois entrevoit l'avenir avec beaucoup d'optimisme. Des épisodes similaires ont déjà poussé des athlètes à se surpasser et à se couvrir de gloire olympique...
22 mars 2000
Sheffield, Angleterre (DIAPO)
Après être passé par toute une gamme
d'émotions, le plongeur Philippe Comtois prend du mieux. Il a appris
qu'il pourrait se faire opérer à Montréal plutôt qu'en Angleterre. «Les nouvelles sont encourageantes, le nerf ne semble pas sectionné, mais
on en saura davantage lorsque je me ferai opérer.» Comtois, qui s'est
blessé vendredi dernier en heurtant le tremplin, sera suivi par
l'orthopédiste Pierre Ranger. Le docteur Ranger s'occupe de Jean-Luc
Brassard, mais il est surtout connu pour son intervention auprès du
pilote de formule un Olivier Panis. «Le médecin Anglais est un peu déçu
de me voir partir parce que je représentais un cas spécial pour lui» a
raconté Comtois, qui lui n'est aucunement déçu de quitter l'Angleterre.
La plus grande inquiétude de Comtois, c'est le nerf de sa jambe, mais il n'en demeure pas moins qu'une partie du fémur est cassée : «Si on prend un pouce du bout à la jointure, ça donne une bonne idée de la grosseur du morceau qui s'est détaché de l'os. Si les nerfs et ligaments ne sont pas sérieusement atteints et si je suis chanceux, je peux penser être rétabli d'ici quatre à six semaines.» Le plongeur de Laval a une échéance bien précise qu'il voit poindre à l'horizon : les sélections nationales olympiques. Elles se dérouleront du 9 au 11 juin prochains, à Montréal.
Pour l'instant, Comtois a hâte d'être fixé sur la gravité des blessures ligamentaires et surtout de revenir à Montréal. Il sera de retour jeudi en début de soirée. Il devra tout au long du vol en Londres et Montréal avoir la jambe surélevée afin d'éviter des complications.
Texte : Caroline Larose
L'Agence DIAPO
danaucoin@videotron.ca
20 mars 2000
Sheffield, Angleterre (DIAPO)
Philippe Comtois n'a pas été opéré ce matin (lundi), à Sheffield en Angleterre, comme il avait été initialement prévu. Le médecin devant traiter le Lavallois n'a pas pu se présenter en salle d'opération. Comtois, qui s'est déchiré des
ligaments de la jambe gauche vendredi dernier, subira par contre des radiographies en après-midi. Les médecins regarderont alors l'ampleur des dégâts et surtout, ils vérifieront l'état des nerfs de la jambe du plongeur.
"C'est surtout un nerf qui est problématique, a indiqué Comtois. Ils vont chercher à savoir s'il [le nerf] est coincé, déchiré ou étiré. Selon le cas, ma période d'inactivité pourrait être longue." Les radiographies que doit subir Comtois permettront également de savoir si l'athlète du club CAMO peut revenir à Montréal pour se faire opérer. "L'opération pourrait bien se faire à mon retour si les médecins jugent que mon voyage serait sans risque."
Comtois reste tout de même serein malgré l'épreuve : "Je me sens très bien. Je n'ai presque pas de douleur, si ce n'est que lorsque je tente de bouger ma jambe." Le plongeur montréalais, qui se dit très bien traité par le corps médical de Sheffield, a présentement un plâtre de la mi-cuisse jusqu'aux orteils.
Rappelons que l'opération que Comtois devra subir met vraisemblablement un terme à son rêve olympique puisqu'il serait très étonnant que ce dernier puisse prendre part aux sélections nationales olympiques, prévues du 9 au 11 juin prochains, à Montréal.
En ce qui concerne les Québécois présents au Grand Prix d'Angleterre, Émilie Heymans et Alexandre Despatie en tête, ils devraient arriver ce soir, vers 17h10, à l'aéroport de Montréal, après une escale à Toronto.
Texte : Éric Gaudette-Brodeur
L'Agence DIAPO
danaucoin@videotron.ca
20 mars 2000
Philippe Comtois opéré aujourd'hui
Martin Smith
« C'est dur à prendre parce que ça allait vraiment bien, mon affaire. Mais si c'est fini, c'est fini... Faut que je l'accepte ! »
Le plongeur montréalais Philippe Comtois jongle avec tous les scénarios possibles depuis la blessure subie vendredi à l'entraînement. Le Journal de Montréal l'a joint hier après-midi dans sa chambre à l'hôpital de Sheffield où il sera opéré aujourd'hui par un spécialiste qui traite plusieurs joueurs de soccer.
« Le moral va comme il peut, dit-il. Ma mère et ma fiancée sont venues me rejoindre, ça aide pas mal. Je suis quand même chanceux parce que j'ai juste un genou magané. Ça aurait pu être le cou. »
Manque d'attention
Comtois en était à l'avant-dernier plongeon de l'échauffement précédant la finale du tremplin de trois mètres dans le cadre du Grand Prix d'Angleterre. Au menu : un double renversé et demi arrière avec une vrille et demie...
« Je n'ai pas de problème avec ce plongeon-là, a expliqué Comtois. Mais c'était le soir, j'avais beaucoup d'énergie et je ne l'ai pas placé à la bonne place. Comme ça allait vraiment bien, je n'ai peut-être pas porté autant d'attention que j'aurais dû. »
Sa jambe gauche a frappé le tremplin de plein fouet. «Dans l'eau, j'avais l'impression que le bas de ma jambe formait un angle de 90 degrés avec la cuisse, a-t-il raconté. Je suis parvenu à nager jusqu'au bord de la piscine et là j'ai vu une bosse à l'intérieur du genou. »
Cette bosse, c'est un morceau de son fémur - «de la grosseur d'un ongle de pouce», précise Comtois - qui s'est brisé et déplacé.
«Il y a un nerf et des ligaments rattachés à ce bout d'os, dit-il. Lors de l'opération, le chirurgien pourra déterminer si le nerf est seulement coincé ou s'il est sectionné. La durée de l'opération et de ma période de convalescence dépendra de ce diagnostic. »
Question de nerf
Un mois ou deux si le nerf est seulement coincé ; deux à trois
mois, s'il a été coupé. Or, les essais olympiques de plongeon auront lieu du 10 au 12 juin à Montréal. Dans un peu moins de trois mois...
« C'est un accident qui arrive comme une bonne claque dans la face, avoue Comtois. Je trouve ça dur aussi pour mon entraîneur Michel Larouche avec qui je travaille depuis douze ans et qui va peut-être voir tous nos investissements de temps et d'énergie s'envoler alors qu'on touchait au but. »
Philippe Conitois représentait un bel espoir de médaille pour le Canada avec ses huit titres nationaux. De plus, à la fin de l999, son 6e rang mondial au tremplin de trois mètres lui conférait le statut de plongeur masculin canadien détenant le plus haut classement depuis 1932 !
Boursier Chrysler de la Fondation de l'athlète d'excellence et récipiendaire en octobre dernier d'une bourse athlétique de 5000 $ après avoir devancé une cinquantaine d'athlètes canadiens au fil d'arrivée d'un concours organisé par Coty Canada, Comtois reconnaît que « tout allait sur des roulettes. »
Le plongeur montréalais saura cet après-midi s'il doit faire une croix sur les Jeux de Sydney. Quant à sa carrière sportive, la décision n'est pas encore prise pour cet étudiant en actuariat.
« Si j'étais parvenu à aller chercher une médaille à Sydney, j'aurais probablement arrêté de plonger, dit-il.
« Mais si je ne peux pas aller à ces Jeux et que je peux recommencer à m'entraîner au plus haut niveau dans un an, peut- être que je viserai les Jeux d'Athènes en 2004. Après tout, j'aurai seulement 28 ans à ce moment-là ...»
Voici l'article de La Presse Canadienne
tel qu'il apparaissait le 19 mars 2000 sur des sites www, entre autres

SHEFFIELD, Angleterre (PC)
Le Montréalais Philippe Comtois, qui s'est fracturé la jambe, vendredi, lors de l'échauffement en vue de la finale au plongeon de trois mètres à la compétition de Sheffield, sera opéré, demain.
Comtois, le meilleur plongeur canadien, demeurera à Sheffield une autre semaine au minimum. Les parents de l'athlète de 23 ans ainsi que sa petite amie doivent arriver en Angleterre, aujourd'hui. Ses rêves de médaille olympique sont anéantis.
"Il a un bon moral malgré la situation, a précisé l'entraîneur de l'équipe nationale canadienne, Michel Larouche. Ca sera plus difficile quand sa famille va être présente."
Comtois, huit fois champion national, a heurté sa jambe sur le plongeoir en tentant un plongeon. Tous les ligaments du genou gauche de Comtois ont été déchirés et il a subi une fracture au fémur.
"Sa saison est terminée et je n'ai aucune idée s'il va poursuivre sa carrière de plongeon", par la suite.
Lors de la compétition, samedi, la Chine a continué de dominer en remportant les épreuves des plongeons de trois et 10 mètres.
Au trois mètres, chez les dames, la Chinoise Fu Minxia a devancé l'Allemande Ditte Kotzian et la Suédoise Anna Lindberg. Blythe Hartley, de North Vancouver, a pris la quatrième position. La Montréalaise Myriam Boileau a été éliminée en demi-finales alors que Emilie Heymans, deuxième à la tour, vendredi, n'a même pas passé la ronde des préliminaires.
Au 10 mètres, le Chinois Kai Qin a battu le Britannique Leon Taylor et le Chinois Jing Hui. Le Québécois Alexandre Despatie, 14 ans, s'est classé en sixième place.
Note du webmestre : l'article de La Presse canadienne laisse croire qu'Émilie Heymans a été éliminée en préliminaires. Il faut savoir que suivant les nouveaux règlements de la Fédération internationale de plongeon,
Emilie savait en commençant la compétition qu'elle ne pourrait pas passer le cap des préliminaires.
Auparavant, les règlements stipulaient qu'un maximum de 2 athlètes par pays pouvaient participer à la finale.
Donc les deux meilleurs de chaque pays pouvaient passer en finale. Dorénavant, les deux athlètes qui pourraient aller en finale doivent être choisis avant que la compétition commence. Donc, certains athlètes, savent qu'ils ne vont plonger qu'en préliminaire. Pour cette compétition, Myriam Boileau et Blythe Hartley avaient été désignées comme pouvant aller en finale. Erin Bulmer, une des meilleures au pays au 3 mètres, et
Émile Heymans savaient d'avance qu'elles ne passaient pas le cap des préliminaires.
Le pays hôte a droit à un maximum de 4 athlètes en finale.
18 mars 2000

Sheffield, Royaume-Uni, 18 mars 2000
La Chine a continué sa domination samedi, au Grand Prix d'Angleterre. La Chine a remporté l’or au tremplin de 3m dames et à la tour de 10 m hommes, permettant à ce pays de rafler des titres dans les quatre épreuves olympiques disputées ce week-end.
Chez les dames, Fu Minxia a raflé l’or grâce à une récolte de 525,78 points, suivie de l’Allemande Ditte Kotzian (520,05) et de la Suédoise Anna Lindberg (512,04). La meilleure Canadienne a été Blythe Hartley, de North Vancouver, en Colombie-Britannique, qui a terminé l’épreuve au quatrième rang, remettant un pointage de 491,34. Myriam Boileau, de Montréal n’a pu franchir les demi-finales, tandis que Émilie Heymans, aussi de Montréal, a été éliminée après les plongeons préliminaires.
Chez les hommes, c’est Kai Qin qui a remporté l’or avec 661,89 points. Le Britannique Leon Taylor a terminé au second rang avec un score de 635,73 points, tandis que le Chinois Jing Hui Yeng raflait la médaille de bronze avec un cumulatif de 620,67 points. Le jeune plongeur de 14 ans, Alexandre Despatie, a offert une solide performance, terminant au sixième rang avec 563,40 points. Jeff Liberty, de Calgary, a dû se retirer après avoir terminé dixième des préliminaires, souffrant de malaises au dos.
Le Grand Prix se termine dimanche avec les compétitions au tremplin d’un mètre chez les hommes et chez les dames, mais le Canada ne compte pas d’inscrit à ces épreuves. C'est donc dire qu'aucune médaille n'aura été gagnée par les plongeurs d'ici.
17 mars 2000
Sheffield, Angleterre (DIAPO) 18mars 2000, 15h00
Philippe Comtois sera opéré lundi, à Sheffield, en Angleterre. Comtois s'est déchiré des ligaments de la jambe gauche, vendredi, en heurtant le tremplin de trois mètres alors
qu'il s'échauffait pour la finale. Les médecins profiteront également de l'opération de lundi pour vérifier l'état des nerfs de la jambe du plongeur.
Cette opération met vraisemblablement fin au rêve olympique de Comtois puisqu'il serait très étonnant que ce dernier puisse revenir à temps pour les sélections nationales olympiques, prévues du 9 au 11 juin prochains, à Montréal. "Une longue période de réhabilitation attend Philippe", confirme Christiane Letendre, l'amie de coeur du plongeur du club CAMO. "Il reste tout de même très calme. En tous cas, s'il est démoralisé, rien ne paraît dans sa voix."
En entrevue téléphonique vendredi, Comtois expliquait sobrement sa malchance: "Je voulais vraiment réussir ce plongeon. J'en ai peut-être un peu trop mis. J'ai frappé le tremplin de plein fouet avec ma jambe…"
Texte : Éric Gaudette-Brodeur
L'Agence DIAPO
danaucoin@videotron.ca
Voici l'article de La Presse Canadienne
tel qu'il apparaît le 18 mars 2000 sur des sites www, entre autres

SHEFFIELD, Angleterre (PC)
Le Montréalais Philippe Comtois, le chef de file parmi les plongeurs canadiens, s'est fracturé la jambe gauche lors de l'échauffement avant la finale au tremplin de trois mètres du Grand Prix d'Angleterre.
Cette blessure, qui s'est produite lorsque Comtois a cogné sa jambe sur le tremplin en tentant un double renversé et demi arrière avec une vrille et demie, le privera sans aucun doute d'une participation aux Jeux olympiques de septembre prochain et met sa carrière en péril.
"J'ai frappé le tremplin de plein fouet avec ma jambe", a expliqué Comtois.
"Tous les ligaments de son genou du côté gauche de la jambe sont déchirés, a expliqué l'entraîneur de Comtois, Michel Larouche. Le fémur est brisé près du genou et des nerfs ont été touchés mais ils ne savent pas jusqu'à quel point. Ils sauront fixés seulement après l'intervention. Il a perdu toute sensation dans son pied, ce qui n'est pas bon signe."
Une décision sera probablement prise samedi quant à savoir si Comtois se soumettra à une intervention à Sheffield ou au Canada.
Son état nécessitera plusieurs interventions au cours des prochaines semaines. L'accident s'est produit cinq minutes avant le début de la finale au tremplin de trois mètres.
"Je ne peux imaginer ce qui se passe dans sa tête présentement", a ajouté Larouche.
Comtois, âgé de 23 ans, membre de l'équipe nationale depuis sept ans, a connu le plus de succès parmi les plongeurs canadiens. Le spécialiste au tremplin a réalisé la meilleure performance du Canada sur la scène internationale avec un septième place aux championnats du monde en 1998. Il a remporté huit titres nationaux et il était le meilleur espoir canadien pour mériter une place au sein de l'équipe olympique canadienne lors des prochains essais en juin.
Cette triste nouvelle a relégué au second plan la médaille d'argent acquise par la Montréalaise Emilie Heymans à tour de 10 mètres.
Il s'agit d'une seconde deuxième place pour Heymans en deux compétions. Elle avait gagné l'argent au Grand Prix d'Elektrostal (Russie) la semaine dernière.
Samedi, Heymans compétitionnera au tremplin de trois mètres alors qu'on devrait retrouver Alexandre Despaties à la tour.
17 mars 2000
Sheffield, Royaume-Uni, 17 mars 2000 (d'après DIAPO et PC)
Le Montréalais Philippe Comtois, le chef de file parmi les plongeurs canadiens, s'est fracturé la jambe gauche lors de l'échauffement avant la finale au tremplin de trois mètres du Grand Prix d'Angleterre.
Cette blessure, qui s'est produite lorsque Comtois a cogné sa jambe sur le tremplin en tentant un double renversé et demi arrière avec une vrille et demie, pourrait le priver d'une participation aux Jeux olympiques de Sydney en septembre prochain.
Pendant que Comtois et son entraîneur Michel Larouche étaient à l'hôpital, Émilie Heymans a remporté la médaille d'argent à la tour de dix mètres. Il s'agit d'une seconde deuxième place pour Heymans en deux compétions : elle avait gagné l'argent au Grand Prix de Russie la semaine dernière.
«J'ai trouvé cela difficile de plonger sans Michel (Larouche) à mes côtés. Il y avait un autre entraîneur qui m'apportait des correctifs, mais c'est moins sécurisant que si c'était Michel.» Heymans trouve aussi difficile de disputer les préliminaires et les finales le même jour : «La tour, c'est dur pour le corps, alors je commence à être un petit peu fatiguée. Récemment, j'ai modifié mes entraînements pour être en mesure d'absorber cette surcharge de travail, je pense que ça paye.»
La plongeuse du club CAMO aurait toutefois préféré maîtriser un peu mieux ses entrées à l'eau. La Chinoise Xu Mian a fini au premier rang. Samedi, Heymans s'attaquera au tremplin de trois mètres alors qu'on devrait retrouver Alexandre Despaties à la tour.
17 mars 2000
Le Montréalais Philippe Comtois, le chef de file parmi les plongeurs canadiens, s'est fracturé la jambe gauche lors de l'échauffement avant la finale au tremplin de trois mètres du Grand Prix d'Angleterre.
Cette blessure, qui s'est produite lorsque Comtois a cogné sa jambe sur le tremplin en tentant un double renversé et demi arrière avec une vrille et demie, le privera sans aucun doute d'une participation aux Jeux olympiques de septembre prochain et met sa carrière en péril.
Sheffield, Angleterre (DIAPO) 17 mars 2000, 18h00, heure de Montréal
Le plongeur Philippe Comtois s'est blessé au Grand Prix d'Angleterre. Comtois a heurté le tremplin de trois mètres alors qu'il s'échauffait pour la finale. "Je voulais vraiment réussir ce plongeon. J'en ai peut-être un peu trop mis" de raconter Comtois de l'hôpital de Sheffield où il est toujours sous observation. "J'ai frappé le tremplin de plein fouet avec ma jambe, je ne sais pas la gravité de ma blessure, je devrais en savoir davantage samedi" a expliqué Comtois, inquiet de voir sa saison terminée.
Pendant que Comtois et son entraîneur Michel Larouche étaient au centre hospitalier, Émilie Heymans a remporté la médaille d'argent à la tour de dix mètres. Il s'agit d'une seconde deuxième place pour Heymans en deux compétions : elle avait gagné l'argent au Grand Prix d'Elektrostal (Russie) la semaine dernière. "J'ai trouvé cela difficile de plonger sans Michel (Larouche) à mes côtés. Il y avait un autre entraîneur qui m'apportait des correctifs, mais c'est moins sécurisant que si c'était Michel." Heymans trouve aussi difficile de disputer les préliminaires et les finales le même jour : "La tour, c'est dur pour le corps, alors je commence à être un petit peu fatiguée. Récemment, j'ai modifié mes entraînements pour être en mesure d'absorber cette surcharge de travail, je pense que ça paye." La plongeuse du club CAMO aurait toutefois préféré maîtriser un peu mieux ses entrées à l'eau. La Chinoise Xu Mian a fini au premier rang.
Samedi, Heymans s'attaquera au tremplin de trois mètres alors qu'on devrait retrouver Alexandre Despaties à la tour. Pour ce qui est de Philippe Comtois, les analyses se poursuivront pour déterminer l'ampleur de sa blessure.
Texte : Caroline Larose
L'Agence DIAPO
danaucoin@videotron.ca
Lisez également des articles en anglais regroupés dans la page Philippe Comtois Seriously Injured
Page mise en ligne par SVP

Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive