5 octobre 1999

Les sélections olympiques approchent

"Je veux avoir une médaille"
- Philippe Comtois

Au cours des prochains mois, les athlètes d'été vivront toutes sortes d'émotions. Certains seront enchantés de recevoir leur laissez-passer pour les Jeux Olympiques, alors que d'autres verront la porte se fermer définitivement sur leur plus grand rêve. En plongeon, le Canada compte de plus en plus d'athlètes qui excellent sur la scène internationale; ce qui rend les sélections olympiques extrêmement difficile.

Philippe Comtois sera un des plongeurs les plus expérimentés à se présenter aux sélections nationales au mois de juin, et même lui, n'est pas assuré du résultat. Il y aura au moins trois compétiteurs capables de le déclasser. Mais quand on est sixième au monde et qu'on aspire à un podium olympique, on ne perçoit pas la relève qui pousse, comme quelque chose de négatif.

"Je ne peux pas dire que c'est une source de pression supplémentaire parce que, sur les 4 gars qui ont des chances, on est 3 ensemble.", de dire Comtois. Un est de Calgary et les trois autres sont à Montréal, donc on s'entraîne ensemble, et c'est une camaraderie et pour nous c'est un 'boost'. On sait ce que l'autre est capable de faire, on sait ce qu'on est capable de faire. On s'entraîne ensemble et on grimpe ensemble. On va arriver aux essais olympiques et ça va être que le meilleur gagne."

À Sydney, Philippe pourra se servir de l'expérience qu'il est allé chercher en participant à plusieurs grands Jeux. Les Jeux du Commenwealth, les Pan-Américains, et surtout: Les Jeux d'Atlanta. Une compétition qui a changé sa vie. Un souvenir inoubliable, un moment magique, qui l'a pris par surprise.

"Je me suis toujours dis que les Jeux Olympiques, c'est une compétition comme les autres, les plongeurs je les connais; mais quand je suis arrivé sur la planche, et que j'ai vu qu'il y avait 10000 personnes... Ils annonçaient mon nom, et je me voyais sur le tableau en avant, je voyais le plongeon que j'allais faire, je me suis dis toutes les années que je viens de faire pour ça, c'est ici qu'il faut que ça aille bien, je me suis rendu compte en une fraction de seconde que c'était pas comme les autres compétitions.", explique Comtois.

"C'est le but ultime, mais il faut pas que tu veuilles trop parce que ça marche pas, il faut que tu sois relax. Mon grand-père m'avait dis je l'avais vu quelques heures avant, il m'avait dis: est-ce que je peux te dire let's go Phil juste avant que tu plonges ? J'ai répondu oui, sans problèmes, j'avais vu la piscine et je me suis dis que je ne l'entendrais pas. Mais juste avant le coup de sifflet, j'ai entendu mon grand-père le dire, et ça m'a fait réaliser: Amuses-toi et tout le monde va être content, je pense que ça m'a beaucoup aidé. J'en parle encore et j'ai des frissons, je me sens encore sur la planche.", ajoute-t-il.

Comme la passion de plonger est toujours très présente, Philippe ne croit pas que Sydney sera le champ du signe. Il se pourrait même, qu'il prolonge sa carrière un autre 4 ans. Mais au cours des prochains 350 jours, il travaillera comme si Sydney représentait la fin, le but ultime. Aucun plongeur canadien n'est jamais parvenu à monter sur une des marches d'un podium olympique.

"Je veux avoir une médaille, je veux être le premier homme canadien à avoir une médaille pour moi, depuis que je suis tout jeune, je veux avoir une médaille. Je suis rendu 6ème au monde, il ne m'en manque pas gros. Il me manque 3 petites places, et il me reste un ans pour aller les chercher.". mentionne Comtois.

Un ans, ça parait long, mais pour atteindre la perfection, c'est très court. Plus on s'en approche, plus c'est difficile de s'améliorer. Sitôt, le travail fait, faudra peut-être prévoir un billet pour grand-papa dans les gradins.



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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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