Le podium n'aurait jamais été à la portée de Marie-Ève Marleau, mais elle aurait flirté avec la quatrième place si elle n'avait pas raté son satané de deuxième plongeon, jeudi soir, en finale à la plate-forme féminine des Jeux de Pékin.
Robert Laflamme
« Celui-là (trois et demi arrière) me donne des problèmes depuis le début de ma carrière, a concédé la Québécoise. J'étais confiante de le réussir, mais je savais que, même si je le manquais, je pouvais poursuivre mon chemin et compléter la compétition avec satisfaction. »
C'est exactement ce qui s'est produit. La plongeuse, âgée de 26 ans, a tôt fait de se ressaisir et elle a fini en septième place.
« Je suis très satisfaite, a-t-elle commenté. En arrivant ici, j'avais comme objectif de participer à la finale et de terminer dans les 10 meilleures. »
Marleau, qui a fort possiblement pris part à sa dernière grande compétition, a suivi avec intérêt le déroulement de la finale.
« J'aime bien regarder les résultats après chaque tour pour voir où je me positionne. Je ne regardais pas nécessairement le score d'Émilie, mais j'ai bien vu qu'elle était première après le quatrième tour. Après mon dernier plongeon, j'ai été rejoindre mes amis canadiens près de la piscine pour l'encourager jusqu'à la fin. Je suis réellement contente pour elle. Elle mérite cette médaille. »
Marleau, qui a plongé devant sa mère et son frère, a dit passer par toute la gamme des émotions depuis le début des JO.
« J'ai la chair de poule uniquement que de voir des médaillés de d'autres disciplines sportives. Je me dis : 'Ayoye! je fais partie de ça'. Je suis maintenant une olympienne, c'est officiel. C'est vraiment le fun. On ne peut pas m'enlever ça », a-t-elle conclu, avec le sourire aux lèvres.
page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive