Michel Larouche demeurera-t-il associé à Alexandre Despatie après les Jeux de Pékin ?
Robert Laflamme
La question est pertinente compte tenu de la place prépondérante qu'occupe Arturo Miranda dans l'entourage du plongeur vedette. Miranda, âgé de 37 ans, et Despatie sont très proches. Ils ont terminé cinquièmes à l'épreuve synchro au tremplin de trois mètres, la semaine dernière. Miranda a annoncé sa retraite sportive et indiqué qu'il se lançait dans le coaching.
Déjà à Pékin, il a joué un rôle important au sein du comité d'entraîneurs de Despatie, que complétaient Larouche et César Henderson. C'est lui qui prodiguait des conseils à Despatie après chacun de ses plongeons. Pendant ce temps, Larouche a assisté aux prouesses de Despatie en retrait.
Henderson et Miranda sont venus rencontrer les journalistes, à la suite de la conquête de la médaille d'argent de Despatie. Larouche, lui, est demeuré muet comme une carpe. Dès son arrivée en Chine, il a laissé savoir qu'il n'accorderait aucune entrevue.
« Même s'il a paru être en retrait ici, il a fait partie de ma préparation, il a été impliqué dans tout, a indiqué Despatie. Qu'est-ce qui va arriver après les Jeux ? Je ne le sais pas. Je suis rendu au stade dans ma vie où j'ai le goût de voyager, d'aller m'entraîner ailleurs souvent et de m'entraîner avec différentes personnes. Michel a une famille, un emploi, tandis qu'avec Arturo et même César, c'est plus facile de quitter Montréal. »
Despatie a révélé qu'il a eu une bonne conversation avec Larouche afin de clarifier la situation, peu de temps avant les JO.
« Les circonstances cette année ont fait que Michel n'a pu être très présent. Je lui ai mentionné que ça fonctionnait bien avec César et Arturo, mais que je tenais à ce qu'il vienne en Chine. Je lui ai dit qu'il m'apportait quelque chose que les autres ne me donnent pas. Je lui ai dit que la décision lui appartenait, mais que je souhaitais qu'il vienne. »
« Michel va toujours être là pour moi, a résumé le double médaillé d'argent olympique. Je sais que je vais toujours avoir besoin de lui, que je pourrai toujours compter sur lui. Je ne serais pas ici aujourd'hui sans Michel. Je n'aurais pas été là en 2004 (Athènes) ou en 2000 (Sydney), ou même en 1998 (aux Jeux du Commonwealth). Michel a fait de moi le plongeur que je suis aujourd'hui. »
Larouche, qui possède une excellente réputation auprès de ses pairs dans le monde, s'impose le bâillon depuis l'incident qui s'est produit aux Mondiaux aquatiques de Montréal, en 2005. Il avait tenu des propos durs à l'endroit d'Emilie Heymans, à la suite de la quatrième place qu'elle avait obtenue à la plate-forme. Il avait par la suite présenté des excuses à l'athlète, qui l'a quand même quitté. Depuis ce temps, Heymans a comme entraîneure Yihua Li, du club de Pointe-Claire.
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