22 août 2008
«Depuis qu'elle était arrivée à Pékin, elle avait l'air imperturbable.»

Mitch Gellar, directeur technique à Plongeon Canada, l'a rappelé hier, mais comme bien du monde, il avait remarqué depuis un bout de temps l'attitude «tunnel» qu'affichait Émilie Heymans depuis son arrivée en Chine.
Les coéquipiers de la plongeuse en avaient parlé, ses proches aussi, tout comme Gellar, que le Journal avait croisé au Cube d'eau en début de semaine lors d'un entraînement.
« Elle est un bourreau de travail », avait-il alors laissé tomber près de la tour d'où se lançait Heymans.
Hier, il en a remis. « Émilie est venue ici avec une mission en tête, a précisé Gellar. Je me souviens qu'en 2006, à l'issue de l'épreuve de Coupe du monde disputée en Chine, je lui ai parlé à sa sortie de l'eau après une récolte de près de 380 points. Je lui ai demandé ce qu'elle en pensait et elle m'a aussitôt répondu qu'aux Jeux olympiques, elle aurait besoin de plus de 400 points pour obtenir une médaille. Elle en a obtenu 437,05 aujourd'hui, son plus haut total à vie en compétition internationale.
« C'était un peu comme Alex (Despatie, lors de sa conquête de l'argent au tremplin plus tôt cette semaine), a-t-il continué. Elle était dans sa zone. »
De son côté, l'entraîneuse de Heymans, Yihua Li, qui la dirige à Pointe-Claire, était visiblement comblée. « Je suis sans voix, a-t-elle lancé. Nous avons tellement travaillé. Émilie a vécu beaucoup de choses ces dernières années (N.D.L.R.: notamment sa séparation professionnelle avec l'entraîneur Michel Larouche, qui l'a félicitée hier), mais tout ce travail a payé aujourd'hui. »
Marleau septième
La médaille de Heymans a monopolisé l'attention, mais l'autre Canadienne en finale, Marie-Ève Marleau, s'est quand même classée septième.
« Je suis bien contente, a déclaré la Lavalloise, qui a toutefois raté un plongeon, son deuxième. Ce plongeon a toujours été celui qui me donne le plus de fil à retordre depuis le début de ma carrière, a-t-elle dit. C'est avec lui que je suis le moins constante. »
Une fois son dernier plongeon effectué, Marleau n'a toutefois pas pu s'empêcher d'embarquer dans la fin stressante qui se déroulait devant elle entre Heymans et la Chinoise Chen Ruolin. « J'ai encouragé Émilie, a raconté Marleau. Puis je suis allée la voir quand tout a été fini. C'était un beau moment. »
page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive