Les patrouilleurs

J'avoue que ça fait drôle de voir ma bette et celle de mon passager-journaliste Hugo Meunier, imprimées aujourd'hui dans la Grosse Presse. Et aussi mise en valeur par un savant stratagème, nous avons notre propre page sur le site de Cyberpresse. Les Patrouilleurs. C'est le mot que nos boss utilisent pour nous désigner. Ça peut paraître racolleur, mais c'est quand même la réalité : on patrouille la ville. Sur cette page, tous nos reportages s'y retrouveront. C'est aussi un ti-peu une reconnaissance de la part de nos boss pour le travail qu'on fait : 800 km par semaine dans le truck, pour rapporter les hauts et les bas de l'actualité locale. Je pense que les cyber-lecteurs aiment ça, en témoignent les statistiques des "plus populaires" diffusées en permanence sur le site. Et ça ne fait que commencer.
Comme on dit, "pressure is on you, boy".
On va faire notre possible.
Patrick Sansfaçon, 10 juin 2009

Y'a des semaines comme ça: on attend, on entend... Y'a rien qui vaille la peine d'écrire à sa mère, encore moins aux lecteurs de Cyberpresse/La Presse. C'est comme ça, les faits divers, on ne les invente pas !

Ma collègue Daphné Cameron a passé la semaine à statcher dans mon camion de patrouille, à écouter les ondes, à se creuser les méninges pour comprendre cette langue faite de chiffres et de non-dits, dans l'attente d'un événement banal pour certains, mais tragique pour d'autres.

"C'est dans les tragédies locales que le peuple du Monde se reconnait." (j'pense que c'est Michel Tremblay qui a dit ça l'autre jour à TV...). Y'a ben raison. Et Daphné a bien raison aussi de vouloir aller faire du Yoga à 9h le soir pour décompresser: écouter les ondes, ÇA PEUT RENDRE FOU !
Patrick Sansfaçon, 11 mai 2009


Le journaliste Hugo Meunier au travail dans mon véhicule, entouré de technologie...

Après plusieurs mois d'efforts de conviction auprès de mes boss (merci Martin Tremblay!), nous voilà (enfin) grayés d'une équipe de patrouilleurs sur le terrain, à la recherche de faits divers dans le Grand Montréal. Y'était temps! Pour l'instant, un journaliste (Hugo Meunier) et moi seront affectés à cette tâche.
Soyons clairs là-dessus, on ne réinvente pas la roue ! Tous les médias majeurs à Montréal ont du personnel dédié à ce genre de travail. Et quoi qu'on en dise, ça intéresse beaucoup de gens. Tout dépend du traitement de la nouvelle. Honnêtement, pour moi c'est un peu un retour aux sources quand j'ai commencé à faire de la photo de presse il y a 13 ans. C'était à l'époque mon moyen de pénétrer dans l'édifice de La Presse pour me faire connaître : avec 2-3 rouleaux à développer, et si j'étais chanceux, j'étais publié le lendemain. Mais c'est aussi une des raisons pour laquelle je fais ce métier : l'imprévu, à tous les jours.
Patrick Sansfaçon, 16 octobre 2008