9 juin 2007

La course et ses impacts

L'étape du Tour du Grand Montréal disputé à Châteauguay lundi soir dernier a causé quelques inconvénients mais les bénéfices apportés par la tenue d'un tel événement viennent compenser. Pour plusieurs automobilistes frustrés par la fermeture de certaines rues, de nombreux autres citoyens massés le long du parcours ont chaudement applaudi les cyclistes.

Nathalie Simon

"C'est sûr que ce n'est pas évident tous les détours qu'on doit faire, mais en même temps on comprend que c'est pour une bonne cause. Finalement, je vais aller faire mes courses au dépanneur du coin à pied plutôt que de me rendre dans une épicerie", lance Nathalie Chartrand, qui s'était arrêtée quelques minutes pour encourager les cyclistes, devant le collège Héritage, boulevard d'Youville.

"Je parie que ceux qui se plaignent sont les mêmes que ceux qui disent qu'il n'y a jamais rien de spécial qui se passe à Châteauguay", ajoute la dame avant de téléphoner à son adolescente pour l'inviter à venir assister à la course.

La municipalité a dû investir 20 000$ afin de pouvoir recevoir cette étape du Grand Tour de Montréal auquel participe l'élite mondiale de cyclisme sur route.

"C'est de l'argent qui est réinvesti directement ici. On a repavé certains tronçons de rues, bouché des trous. Ce sont tous les citoyens qui en bénéficient. Les Châteauguois peuvent être fiers d'avoir été les hôtes de cette course. On a parlé de Châteauguay dans le monde entier", commente le maire Sergio Pavone.

La victoire de l'Allemande Regina Schleicher à cette première étape du Grand Tour de Montréal a été rapportée dans la plupart des médias écrits et électroniques ici et en Europe.

Le maire de Châteauguay n'avait toutefois aucune idée de ce que la tenue d'un tel événement pouvait avoir comme impact économique sur les commerces de la ville.

"Nous n'avons pas encore analysé tout ça", soutient-il.

Des restos peu achalandés
Quelques heures avant le départ de la course, les restos de Châteauguay ne s'attendaient pas à une soirée occupée. Il n'y avait pas de réservations et le temps gris et pluvieux annonçait une soirée tranquille.

Au lendemain de l'événement, tant à La Cage aux Sports qu'au Il Vicino on indiquait ne pas avoir noté l'impact économique de la course.

"C'était un lundi normal. Il n'y a pas eu plus de gens que d'habitude. On ne peut pas dire si la course a eu un impact", raconte Céline Allard, au Il Vicino.

Même son de cloche à la Cage aux sports. "Il y avait du monde, mais les gens étaient venus regarder le match de hockey, pas des amateurs de courses de vélo. Nous étions tout de même assez éloignés du circuit", a affirmé Alicia Pronovost.

Du monde au Saint-Hubert
À la rôtisserie Saint-Hubert, la fermeture de rues a causé bien des problèmes au niveau de la livraison.

"On a dû fermer quelques secteurs. Ça ne servait à rien, les livreurs revenaient avec les commandes sans pouvoir les livrer", raconte Isabelle Toupin, chef-caissière, au lendemain de la course. Le restaurant du boulevard D'Anjou a toutefois profité de la manne. "Après la course, vers 20h30, la salle à manger s'est remplie. Ça a roulé fort. On ne s'y attendait vraiment pas, d'autant plus qu'en après-midi rien ne laissait présager un tel achalandage", affirme Mme Toupin.

La Ville de Châteauguay avait organisé un banquet auquel ont pris part quelque 450 personnes, soit les cyclistes, leur équipe, les bénévoles et les invités spéciaux. Le buffet, commandé au service de cafétéria de l'école Billings, aura coûté environ 3150$.



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