8 juin 2007

Wood avec flash

MONT-SAINT-HILAIRE - Même dans une mauvaise journée, Oenone Wood n'allait pas perdre le Tour du Grand Montréal.

Un raidillon de 300-400 mètres : voilà tout ce qui séparait l'Australienne de la victoire au terme de la cinquième et dernière étape, hier soir, disputée autour des vergers de Mont-Saint-Hilaire.

Wood, une petite coureuse aux jambes très puissantes, n'a laissé aucune chance à sa plus proche poursuivante, l'Allemande Trixi Worrack, une excellente grimpeuse. Avec 100 mètres à faire, Wood (-TMobile) a déposé Worrack pour enlever avec flash cette étape de 115 kilomètres et confirmer ainsi sa deuxième victoire en trois ans sur les routes québécoises.

« J'ai l'habitude d'avoir une bonne année et une autre mauvaise. Je vais essayer de briser cette tendance », a confié Wood peu après son triomphe.

Avant de cueillir ses prix, Wood a avoué à Worrack avoir ressenti une grande nervosité quand, en début de course, cette dernière a remporté le premier sprint de bonification pour se rapprocher à cinq secondes de la tête.

Kristin Armstrong a ensuite imposé un train d'enfer dans la courte montée qui a suivi, causant des dommages, tant dans le peloton qu'au système cardiovasculaire de Wood. « Je ne me sentais pas bien du tout dans cette première montée », a expliqué Wood.

Une échappée à quatre s'est ensuite formée, mais les coureuses de la T-Mobile ont encore une fois étalé toute leur puissance en refermant un écart de presque deux minutes en moins de 25 kilomètres. « J'étais simplement chanceuse aujourd'hui. Sans mes coéquipières, en particulier Chantal Beltman et Anke Wichmann, j'aurais été dans le pétrin », a insisté Wood, surprise d'avoir battu Worrack à la ligne. « De prime abord, je voulais simplement garder sa roue », a-t-elle dit su sujet de son ex-coéquipière chez Nürnberger.

L'Italienne Giorgia Bronzini (Safi Pasta), héroïne obscure de ce tour, a fini troisième de l'étape, montant sur le podium pour une quatrième journée consécutive.

Au classement cumulatif, Wood a devancé Worrack par 11 secondes. L'an dernier, la même Worrack avait aussi fini deuxième derrière Christine Thorburn par une marge de deux secondes. « C'est frustrant », a admis Worrack, qui a déjà perdu le Tour de l'Aude par une seule seconde. « Il n'y avait pas assez d'endroits où je pouvais prendre du temps. » En ce sens, le retrait de l'étape de Rigaud s'est particulièrement fait sentir cette année.

Les Canadiennes ? Anne Samplonius a été la meilleure avec une huitième place au général (+42 secondes). À 39 ans, la Montréalaise d'adoption cherchera à se qualifier pour ses premiers Jeux olympiques l'an prochain.

La championne nationale Alex Wrubleski, le plus bel espoir canadien, s'est classée 11e à 44 secondes. L'ancienne patineuse de vitesse souhaitait participer au prestigieux Tour d'Italie féminin à la fin du mois avec son équipe Colavita, mais sa fédération nationale l'oblige plutôt à s'aligner aux championnats canadiens de Saint-Georges-de-Beauce, sans quoi elle sera privée de financement et de Mondiaux. « Ça va être deux jours de course plutôt que 10. Et c'était ma seule chance de participer à une course de style européen avant les Championnats du monde », déplorait Wrubleski.

Chez les Québécoises, Joëlle Numainville, 19 ans, a surmonté deux chutes plus tôt cette semaine pour se classer 21e de l'étape dans le deuxième groupe. « Sans ma chute de la première étape, j'aurais peut-être fini dans le top 25. Je suis vraiment contente. Je vois ma progression de la dernière armée », a analysé Numainville, qui a appris avec joie avant le départ sa sélection pour les Jeux panaméricains de Rio de Janeiro, le mois prochain.

Voilà pour le sixième Tour du Grand Montréal. Une partie du peloton se dirige maintenant vers l'Île-du-Prince-Édouard pour le Tour de PEI, nouveau-né de l'organisation de Daniel Manibal. Les ténors comme Wood, Worrack et Wrubleski s'envolent pour leur part vers Philadelphie en vue du très prisé Championnat international, dimanche.

Petite note locale en terminant : mille mercis à Julie Leith, des Douceurs de Julie, sur le chemin des Trente, à Saint-Mathias, qui s'est substituée à l'organisation du tour pour nourrir les représentants des médias et leur valeureux chauffeur, André Leclair. Le jambon-brie-luzerne était sublime, a-t-il dit.



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