Le Tour Trans-Canada
11 septembre 1999

12 septembre 1999

Robin toujours en rouge avant le contre-la-montre

Fraser a encore gagné l'étape, sa cinquième !

Paul Roy

Niagara Falls

Des attaques, des attaques et encore des attaques. Résultat : une étape très rapide, hier, entre Hamilton et Niagara Falls. Les 133,5 kilomètres ont été avalés en 2 h 52:42 à la vitesse moyenne de 46,38 km / h. Malgré le vent et les bosses. Mais le classement n'a pas bougé, ce qui fait que le premier Tour Trans-Canada va se régler aujourd'hui au contre-la-montre.

Au fait, c'est encore Gord Fraser, le coureur canadien de la Mercury Racing Team, qui a gagné. C'était « juste » sa cinquième victoire d'étape depuis Québec, le 3 septembre !

Durant les 100-110 premiers kilomètres, ce sont surtout les coéquipiers de Guido Trentin (Vini Caldirola), Vincent Cali (Home Market- Ville de Charleroi) et Leif Hoste (Mapei), qui ont essayé de surprendre le maillot rouge Jean-Cyril Robin (La Française des Jeux), leader au classement général. Ces trois coureurs sont à moins de deux minutes de Robin, Trentin étant le plus près, à 27 secondes.

Mais les coureurs de La Française des Jeux étaient vigilants. À chaque attaque, ils s'en allaient aux avant-postes avec leurs petits copains français de la Big Mat-Auber, qui se sont mis à leur service après s'être plantés dans les premières étapes. Ils chassaient et ramenaient les fuyards. Une seule échappée de cinq hommes - dont un de la Mapei et un autre de la Vini Caldirala - a réussi à prendre plus d'une minute à un peloton regroupé derrière La Française des Jeux. Partis vers le 50e kilomètre, les échappés, dont Fred Rodriguez (Mapei), huitième au général à 4:26, ont été repris au 107e.

Robin a raconté après la course que dans la première grosse ascension, Cali, troisième au général, s'est porté à sa hauteur pour lui dire que Trentin, deuxième, était en difficulté. Il lui proposait une sortie à deux. Robin à décliné.

« Je préférais assurer (mon avance), a-t-il expliqué. Mais ce fut une course très stressante, très tactique, parce que ça n'arrêtait pas d'attaquer. Certainement le jour le plus dur. »

- Le contre-la-montre vous inquiète-t-il ?
- Non, j'ai de bonnes jambes.

Les équipiers de Gord Fraser (Mercury) aussi avaient encore de bonnes jambes hier. Sitôt les bosses terminées, c'est à dire à environ 25 kilomètres de l'arrivée, ils se sont mis au boulot, entraînant leur leader dans leur sillage. À 50, 55... et parfois 60 à l'heure !

Le suspense venait de tomber. L'arrivée allait se faire au sprint. Et au sprint, depuis le début de ce tour, Fraser est à peu près imbattable.

Cela dit, il ne gagnera pas la course, au cas où vous penseriez le contraire. Au sprint, on gagne des étapes, mais on ne réussit pas à creuser d'écart puisque tout le monde qui se présente au fil avec le gagnant est crédité du même temps. En fait, Fraser était 45e hier, à 26 min 16 de Robin.

Si Robin mène, lui, c'est qu'il a distancé tout le monde lors de l'étape du mont Royal, lundi dernier. S'il gagne la course, aujourd'hui, c'est là qu'il l'aura gagnée.

Huit abandons hier, dont celui du jeune Alexandre Bernard (Jet Fuel Çoffee), qui s'était payé une échappée de 130 kilomètres jeudi, entre Kingston et Port Hope.

Mais les quatre coureurs restant de l'équipe du Canada ont terminé l'épreuve et devraient tous se pointer au contre-la-montre aujourd'hui. Dominique Perras est d'ailleurs toujours l0e au classement général, à 4:50 de Robin. Pour rester 10e, il devra résister aux poussées de l'Allemand Michael Rich (Team Geroldsteiner) et de l'italien Rinaldo Nocentini (Mapei), qui le suivent respectivement à 5:24 et 5:28.

Qui remportera cette dernière étape ? Certains, parmi ceux qui le connaissent croient qu'Eric Wohlberg (équipe du Canada) est un des tout meilleurs contre-la-montreurs de ce peloton, qui ne compte plus que 78 coureurs après neuf jours de course.

Les autres membres de l'équipe du Canada sont Mark Walters, 20e à 9:24, et Alexandre Lavallée, 62e à 50:30. La veille du départ de la toute première étape, quelque peu intimidé par le calibre des coureurs qu'il s'apprâtait à affronter, Alexandre avait dit souhaiter se rendre jusqu'au bout. Il y est.

BLOC-NOTES

Si le Tour Trans-Canada s'est avéré un succès au plan sportif - la majorité des équipes ne sont de toute évidence pas venues ici en vacances - et organisationnel, on ne peut pas en dire autant des assistances dans les villes où il s'est arrêté. À Hamilton, vendredi, s'il n'y avait pas eu les morts du cimetière d'en face, il n'y aurait pas eu grand monde à l'arrivée. À Niagara Falls, assistance encore plus famélique, et pas l'ombre d'un mort.

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Qui n'a pas entendu parler de ces touristes français qui se tapent Montréal, Québec, la Gaspésie et les chutes Niagara en autobus et en sept jours ? Jean-Cyril Robinlui, a mis neuf jours pour se rendre de Québec à Niagara. Mais à vélo... d'ailleurs, sitôt l'étape terminée, hier, il a enfourché sa bécane et est descendu admirer... Eh oui.



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