Coupe du Monde sur piste
Cap, Afrique du Sud, 12 et 13 avril 2003

Un onzième rang pour les Canadiens

Montréal, le 12 avril 2003 (Sportcom) — Le Canada a terminé au 11e rang de l’épreuve de poursuite par équipe, disputée à la Coupe du monde de cyclisme sur piste, au Cap, en Afrique du Sud. Alexandre Cloutier, Mark Ersting, Martin Gilbert et Jean-François Laroche en étaient à une première expérience. Le quatuor canadien a complété les 4 kilomètres en 4 min 31 s, à cinq secondes du record canadien qu’il voulait battre.

« La piste est lente », s’est tout d’abord défendu Cloutier, en parlant de la piste de béton du Cap. « Mais, c’était surtout la première fois que nous roulions ensemble. Pendant les trois ou quatre premiers tours, nos échanges étaient nerveux, nos relais n’étaient pas fluides, a ajouté le coureur de Ste-Foy. Entre autres, nous avons perdu du temps au départ. Alors que les équipes les plus rapides ont complété le premier kilomètre en 1:08, nous avons dû nous contenter d’un temps de 1:10,5. »

L’Ukraine a réalisé le temps le plus rapide des qualifications (4:19) qui comptaient 16 équipes.

« Nous manquions aussi de vitesse pure, les jambes ne roulaient pas assez. C’est pourquoi, bien que nous étions fatigués à l’arrivée, nous aurions pu maintenir notre rythme pour encore trois kilomètres », a mentionné Cloutier, qui, sans l’appui de la fédération québécoise des sports cyclistes, n’aurait pu prendre part à cette étape de Coupe du monde. « C’est la fédération qui a organisé et financé un camp en Suisse pour Jean-François, Martin et moi, avant la Coupe du monde. Et c’est aussi grâce à elle, que nous sommes ici, en Afrique du Sud. »

Les trois coureurs québécois devraient être de la formation canadienne aux Jeux panaméricains, mais rien n’est encore officiel.

Dimanche, Cloutier et Gilbert prendront le départ de la Madison qui regroupe 24 équipes.

Texte : Caroline Larose



Alexandre Cloutier tentant d'éviter Colby Pearce (no. 8), Franck Perque (no. 20) et Angelo Ciccone
photo : Mark Pym sur Cyclingnews

Coupe du monde sur piste

Gilbert et Cloutier fiers de leur septième place

Meilleur résultat en Coupe du monde pour le duo québécois

Montréal, le 13 avril 2003 (Sportcom) — Les meilleurs coureurs de Madison étaient réunis au Cap, en Afrique du Sud, pour y disputer la troisième Coupe du monde de cyclisme sur piste de la saison.

Les Québécois Martin Gilbert et Alexandre Cloutier en étaient à leur deuxième expérience en Coupe du monde et ils ont réussi à se hisser au septième rang, leur meilleur résultat en carrière. Inutile de préciser qu’ils étaient des plus heureux. « Ç’a été une très belle journée », a tout d’abord confié Gilbert. « Je me sens heureux », a renchéri Cloutier.

Il faut dire que les deux compères sont des nouveaux venus sur la piste et plus particulièrement dans les épreuves de course à l’américaine (Madison). « Il y a cinq mois et demi, on s’est présenté dans une épreuve au Mexique et tout le monde nous regardait d’un drôle d’œil, on roulait tout croche, on n’avait pas d’expérience. On est rentré là-dedans comme deux ti-counes », a reconnu sans gêne Martin Gilbert. « Notre seul objectif d’alors, c’était de durer toute la course. Moins de six mois plus tard, on ne course plus pour suivre, on course pour ramasser des points et gagner. C’est vraiment motivant. »

Leur objectif avant d’aborder l’étape sud-africaine était d’amasser au moins un point UCI (Union cycliste internationale), ils en ont plutôt récolté cinq en finissant septièmes et en gagnant le sprint final. « C’est vraiment plaisant de voir que nous sommes en progression constante. Toutes les grandes équipes étaient présentes, c’est une autre chose encourageante, ce sont les mêmes équipes qu’on va rencontrer au championnat du monde si on s’y rend. Aujourd’hui – dimanche –, nous formions une bonne équipe : quand Alex était fatigué, moi, je me sentais bien et inversement. Techniquement, nous avons commis plusieurs erreurs, dont des relais pas très efficaces, mais ce n’est qu’en faisant des courses que nous pourrons nous améliorer. Avant le dernier sprint – on en comptait huit dans cette épreuve – nous n’avions aucun point. Nous avons donc décidé d’y aller le tout pour le tout. Nous n’avions plus rien à perdre. Les autres équipes nous ont pourchassés, mais nous avons finalement eu ce dernier sprint… et notre meilleur résultat à vie. »

Les Argentins ont enlevé les honneurs de cette Coupe du monde, suivis des Suisses et des Espagnols.

Gilbert a tenu à souligner le travail fait par son entraîneur Éric Van den Eynde. « Éric joue un rôle très important auprès de nous. C’est un entraîneur assez exceptionnel, il veut autant que nous. Il se démène comme un bon. Une chance qu’on l’a », a affirmé le coureur de Châteauguay.

Van den Eynde doit maintenant tenter de convaincre la fédération canadienne d’inscrire ses protégés à la prochaine étape de Coupe du monde en Australie de façon à ce qu’ils puissent participer aux championnats du monde, un arrêt important en année pré-olympique.

Texte : Caroline Larose

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