11 août 2004
Benoît Gaudet : « Fous comme des enfants dans une cour de bébelles »
ATHÈNES - Ils ont du boulot devant eux, mais bon, les athlètes canadiens ont quand même pris quelques minutes hier soir pour pendre la crémaillère.
Il commençait à faire sérieusement noir quand le maire du Village olympique a ordonné qu'on hisse le drapeau du Canada devant environ trois cents athlètes, entraîneurs et accompagnateurs, tous vêtus de rouge et blanc et visiblement enthousiastes.
« Je suis arrivé aujourd'hui et je n'ai pas encore dormi une seconde, a expliqué le boxeur Benoît Gaudet, de Drummondville, qui en est à ses premiers Jeux olympiques.
« C'est sûr que l'excitation est là, l'adrénaline. J'aurais pu dormir aujourd'hui mais à la place, je me suis promené, je voulais tout voir ce qu'il y avait dans les alentours.
« On est fous comme des enfants dans une cour de bébelles », a-t-il ajouté.
« Je vais essayer de faire davantage d'activités en équipe qu'à Sydney, a déclaré, pour sa part, le gymnaste montréalais Alexander Jeltkov. Il y a quatre ans, j'ai vécu ça seul. Cette fois-ci, nous sommes en équipe. J'ai une autre approche, ça va être l'fun. »
La mari en camping
La cérémonie - il y en aura une autre ce soir, la vraie, soit la réception officielle organisée par le Canada - n'a pas duré bien longtemps, une petite demi-heure au plus, mais on a quand même pu sentir la fébrilité dans l'air.
« Tous les jours, depuis que je suis arrivée, je me pince pour m'assurer que c'est bien vrai, que je suis ici », a lancé la cycliste Manon Jutras qui, à 37 ans, vivra l'événement pour la première fois.
« Mon mari et l'une de mes meilleures amies devraient être tout juste arrivés, eux aussi, a-t-elle ajouté en consultant sa montre. Ils devront se trouver un endroit où loger ou faire du camping, on sait pas trop. »
Tandis que les athlètes qui avaient assisté à la cérémonie rentraient à leur chambre ou passaient au petit buffet qui les attendait, d'autres débarquaient tout juste au Village.
On a notamment croisé le plongeur Alexandre Despatie, tout sourire, qui arrivait de Patras, à deux heures de route d'Athènes, où les plongeurs ont parfait leur préparation préolympique au cours des derniers jours.
D'autres, comme l'haltérophile Maryse Turcotte étaient toujours à l'entraînement.
Vivre intensément
Les athlètes insistent souvent sur l'importance de s'isoler des festivités qui entourent les Jeux olympiques jusqu'à ce que l'épreuve soit passée, question de ne pas affecter leur performance. Benoit Gaudet, lui, n'a pas cette philosophie.
« Il ne faut pas, a-t-il tranché hier. Sinon, ça va briser la magie des Jeux.
« C'est sûr que je suis venu ici peu donner tout ce que j'ai une fois dans le ring, mais je suis quand même aux Jeux olympiques, a-t-il expliqué. C'est probablement la seule fois de ma vie que je vivrai ça. Je tiens à le vivre intensément, avec toutes les splendeurs, sous tous les angles. On a tellement travaillé pour se rendre jusqu'ici ! Ce qu'on a à faire sur le ring, c'est déjà intériorisé. On le sait. »
- Alors, lui a-t-on demandé par formalité,, la nuit est tombée, tu cours te coucher ?
- Oui... mais je vais courir un peu avant. JJuste pour me délier un peu les jambes.
Et peut-être pour enlever quelques fourmis.
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