28 janvier 2006

« On en parle plus ou moins avec les jeunes » - Maurice Pinglot

Nicolas Landry

DELSON - Surtout médiatisé en Europe, le problème du dopage en cyclisme ne semble étrangement pas être un sujet d'inquiétude chez les jeunes athlètes et les entraîneurs de la région.

"Avec les jeunes, on en parle plus ou moins, avoue l'entraîneur du club de cyclisme Lapraicycle de Laprairie, Maurice Pinglot. Nous sommes un club de développement. La majorité de nos membres ont entre 10 et 12 ans. Ce n'est pas un sujet sur lequel nous sommes amenés à débattre avec des jeunes de cet âge."

Même avec les plus vieux de 16 ans, le sujet est rarement effleuré. "On ne se fait pas poser de questions. Au niveau cadet, on en parle un peu plus. L'an passé, on a participé à un colloque dans le cadre de la Semaine des entraîneurs et on a ramené beaucoup d'informations, notamment sur la nutrition."

Si le bannissement à vie de la coureuse d'élite Geneviève Jeanson pour l'usage de substances interdites a fait réagir ses élèves, M. Pinglot ne le saura pas avant le 22 février, date d'ouverture de la prochaine saison. "On n'a pas revu les jeunes depuis un bout. Peut-être qu'ils vont avoir des questions à leur retour."

Beaux souvenirs
M. Pinglot et ses élèves ont déjà rencontré Geneviève Jeanson lors d'une journée organisée au centre d'entraînement de Bromont avec l'équipe Rona, dont faisait partie la coureuse de Lachine.

"On avait même roulé avec elle, se souvient l'entraîneur. Elle était bien vue dans le temps, et quand des jeunes de 10 ans s'entraînent avec une athlète de calibre international, c'est un moment inoubliable pour eux. Ils avaient tous fait autographier un chandail. Il ne vaut plus grand-chose aujourd'hui."

Que ses protégés soient concernés ou non par l'utilisation de produits dopants, il est évident que M. Pinglot déplore cette nouvelle éclaboussure qui vient entacher son sport.

"Quand quelqu'un performe trop aujourd'hui, on soulève immédiatement la question "est-ce qu'il est clean ? C'est de valeur, parce qu'il y en a qui ont tout ce qu'il faut physiquement pour atteindre un niveau de compétition élevé de façon totalement naturelle."

Quant à l'acharnement de Jeanson à clamer son innocence, M. Pinglot, comme bien des gérants d'estrade québécois, ne souscrit pas à cette théorie. "Personnellement, je n'y crois pas. S'ils l'ont suspendue, c'est qu'ils avaient de bonnes raisons. D'une façon ou d'une autre, ce n'est rien pour aider la réputation de notre sport."



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