25 février 2006

Clara Hughes va faire un don de 10 000 $ à une oeuvre charitable

Robert Laflamme

La patineuse de vitesse Clara Hughes est une femme de coeur, une athlète pas comme les autres. Après avoir remporté la médaille d'or du 5000 mètres, samedi, Hughes a indiqué qu'elle va remettre 10 000 $ à un organisme venant en aide aux jeunes sportifs défavorisés des pays en voie de développement.

« Je m'étais dit que je poserais ce geste si je gagnais la médaille d'or, a révélé Hughes, au cours de la conférence de presse des médaillées. J'ai pris cette décision, ce matin dans ma chambre (samedi) après avoir regardé à la télévision anglaise de Radio-Canada un documentaire portant sur des jeunes de l'Ouganda. (NDLR : On peut capter à Turin la SRC et la CBC sur les sites olympiques.)

« J'ai été touchée de voir la joie de vivre de ces jeunes malgré la misère qui les accable. Ç'a été une source d'inspiration pour moi en vue de ma course. »

Hughes a décidé d'imiter le patineur américain Joey Cheek qui a remis les bonis de 40 000 de dollars américains qu'il a touchés de son pays à titre de double médaillé (or, argent) à la Fondation Right to play mise sur pied par l'ancien patineur de vitesse vedette Johann Olav Koss, de la Norvège.

La différence, c'est que Hughes va puiser l'argent dans son compte en banque.

« J'invite tous les Canadiens à appuyer cette cause qui me tient à coeur en faisant des dons à Right to play. J'aimerais que des gens d'affaires donnent autant que moi. »

En consultant le site Internet de l'organisme, on constate que l'initiative de Cheek a généré jusqu'à maintenant près de 300 000 dollars américains en dons.

Pour le plaisir
En voyant le documentaire, Hughes s'est également rappelée qu'elle pratique son sport d'abord et avant tout afin d'avoir du plaisir et d'être heureuse.

« C'est la raison pour laquelle j'ai écris le mot «joy» sur ma main, a-t-elle dit en la montrant. J'adore réellement ce que je fais et je veux le montrer aux gens. »

Elle a aussi été inspirée par la fille des gens chez lesquels son mari Peter est hébergé à Turin. La petite Rebecca, neuf ans, tenait une affiche sur laquelle il était écrit «Forza Clara», qui signifie « Allez Clara ».

« Ce sont tous de beaux moments qui font que j'ai le sentiment d'être totalement épanouie dans la vie. Cette médaille n'est que le résultat d'une autre bataille que j'ai livrée. Chacune revêt un caractère particulier. »

Hughes n'est pas du genre à placer bien en vue toutes ces médailles. Elle va remettre à sa mère cette cinquième acquise aux Jeux olympiques, comme elle l'a fait pour les autres.

« Je donne tout à ma mère et à ma grand-mère parce qu'elles veillent bien sur moi. Pour moi, ce ne sont que des objets. Vous ne devineriez pas que je suis une athlète si vous veniez chez moi. Il y a des oeuvres d'art partout, mais aucune médaille.

« D'en gagner c'est cool, mais ce n'est pas dans ma personnalité de les mettre en évidence. »

Ancienne patineuse de vitesse, Hughes a remporté deux médailles de bronze en cyclisme aux Jeux d'Atlanta en 1996, avant de participer aux Jeux de Sydney quatre ans plus tard. Elle a repris du service sur patins, gagnant une médaille de bronze au 5000 m en 2002. Cette année, avant son exploit de samedi, elle avait mis la main sur une médaille d'argent comme membre de l'équipe de poursuite.

Hughes a rendu un vibrant hommage à son entraîneure chinoise Wang Xiuli, « la meilleure au monde ».

« Elle est une femme formidable qui m'a montré comment devenir une bonne athlète, mais plus important encore comment devenir une bonne personne. Je l'adore. Elle est en même temps ma meilleure amie, ma mère, ma soeur et, parfois, celle qui peut me rendre folle. Elle est exigeante parce qu'elle sait tout ce que je peux accomplir. »



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