4 mars 2001

Alex et Sophie Harvey
suivent les traces de papa Harvey

Jean-François Tardif

De tous les fondeurs qui ont pris un départ au centre de ski de Val-Neigette, deux ont particulièrement attiré l'attention à Rimouski.

Sophie et Alex Harvey faisaient leurs débuts aux Jeux du Québec dans la ville même où leur célèbre père Pierre a vu le jour et où il est devenu depuis un héros comme en témoigne sa nomination de parrain d'honneur de la 36e finale provinciale.

«C'est vraiment le fun de voir toutes ces affiches sur lesquelles on peut voir mon père, a avoué Alex. Et ça m'a fait quelque chose de spécial de le voir arriver avec la flamme des Jeux lors des cérémonies d'ouverture vendredi.»

«J'étais très fier. Sauf que lorsque je suis en course, je ne pense pas à ça. Si je veux réaliser une bonne performance, il faut plutôt que je me concentre sur mon épreuve.»

Difficile d'être la fille ou le fils d'un athlète de la trempe de Pierre Harvey ?

La jeune Sophie, seulement 10 ans, a semblé fort impressionnée de voir tous les représentants des médias se réunir autour d'elle afin de l'interviewer. Quant à Alex, c'est avec philosophie qu'il a analysé la situation.

«Je trouve que c'est difficile de répondre aux questions des journalistes», a candidement indiqué la jeune athlète, qui a mérité une médaille de bronze. «Être le fils de Pierre Harvey a ses bons côtés, a expliqué Alex, sixième. Mais c'est parfois un désavantage. Quand tu as une bonne course, les gens disent: "C'est normal, c'est le fils de Pierre Harvey". Et quand tu fais moins bien, ils disent: "Mais comment se fait-il que le fils de Pierre Harvey ne soit pas meilleur que ça?".»

Une chose est sûre, Sophie et Alex s'amusent beaucoup à pratiquer le sport de prédilection de leur père. Il faut dire que les deux sont tombés dans la marmite de la potion magique du ski de fond quand ils étaient encore de jeunes enfants.

«Je fais du ski de fond parce que j'aime ça, a lancé Sophie. Il n'y a pas d'autres raisons.»

«C'est la même chose pour moi, a continué Alex. C'est certain, j'aimerais un jour devenir aussi bon que mon père. Mais, pour le moment, c'est important que je m'amuse. À mon âge, la performance ne compte pas vraiment étant donné que nous ne sommes pas commandités. Quand je serai plus vieux, ça sera différent.» Spectateur attentif aux exploits de ses enfants, Pierre Harvey est évidemment un papa très fier.

«Je suis très content de les voir suivre mes traces, a expliqué l'olympien. Mais ce que je veux avant tout, c'est qu'ils aient du plaisir. Il y a tellement de belles choses à faire dans la vie. Tout ce que je souhaite c'est qu'ils puissent être heureux dans ce qu'ils feront.»



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