27 juillet 1976

Les Jeux olympiques de Montréal

Harvey dans la roue des meilleurs

On s'attendait à ce que Pierre Harvey s'amuse sur le Mont Royal. Il l'a fait en se tenant dans le peloton, ce qui est, croyons-nous, un véritable tour de force, compte tenu de la route très mauvaise avec cette pluie et d'un peloton considérable au départ, 134 coureurs.

Harvey termine 24e et c'est à notre mémoire la meilleure performance québécoise jamais enregistrée dans un championnat de la sorte. Il termine dans le même temps que les Szurkowski et autres grands et avec un effort qui sans être le même, était suffisant pour un jeune homme qui n'a pas tellement connu de grandes compétitions internationales.

Pour Harvey, il s'agissait de terminer l'épreuve et si possible dans le peloton, ce qu'il réussit avec beaucoup de brio. Le Rimouskois n'a pas de grandes intentions cyclistes mais on lui concède un talent certain, entendons ici un talent international.

Il est assez intelligent pour éviter toutes les petites erreurs de course (crevaisons, mauvais efforts). C'est déjà pour lui une belle garantie.

Mais la plub belle, c'est sûrement d'avoir tenu le rythme de ce peloton gui s'est déchaîné à plusieurs reprises quand les Polonais, Hollandais, Zélandais et Soviétiques l'ont sécoué pour se dégager et rejoindre la grande échappée.

Il a reçu là un enseignement de première valeur et a acquis sûrement le respect de ses compères.


22 juillet 1991

Les Jeux Olympiques 15 ans après

Pierre Harvey : « J'étais comme un enfant au milieu de ses héros »

Michel Marois

Quand on a comme Pierre Harvey pris part à quatre Jeux olympiques, le souvenir des premiers est souvent le plus beau, surtout lorsque cette initiation a eu lieu «sur ses terres». Harvey, l'un des athlètes les plus complets de l'histoire du sport canadien, découvrait la compétition olympique à Montréal, en 1976.

Sur la ligne de départ de la course cycliste sur route, le jeune Québécois de 19 ans ne se faisait pas d'illusion. «J'étais le plus jeune des quatre coureurs de l'équipe canadienne et je savais que je n'avais guère de chance face aux meilleurs coureurs seniors du monde», se souvenait d'ailleurs Harvey, il y a quelques jours.

«Je ne ressentais aucune pression et ça m'a aidé puisque j'ai réalisé la meilleure performance de l'équipe en prenant le 21e rang. J'ai été dans le coup pendant toute la course et ce n'est qu'à la toute fin que l'échappée victorieuse s'est formée sans que je puisse m'y joindre.»

Détendu pendant sa course, Pierre l'avait aussi été pendant toute la durée des Jeux. «J'étais comme un enfant au milieu de ses héros, raconte-t-il. Juste en mangeant à la cafétaria, j'étais impressionné! J'aimais ça voir les haltérophiles, les gars de l'aviron; tous des géants qui m'éblouissaient !»

Les Québécois ont gardé des Jeux l'image de Nadia, celle aussi de Kornelia Ender, de Lasse Viren, de Bruce Jenner.

Harvey, lui, n'a rien vu du spectacle. «Les athlètes qui prennent part aux Jeux n'ont pas le temps de regarder les autres, explique-t-il. Ils doivent s'entraîner, préparer leur compétition. Moi, je n'ai jamais vu les exploits de Nadia Comaneci.»

(...)



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par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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