1976

- gagnant de la course sur route aux Chaampionnats canadiens seniors à Montréal
- 24e à la course sur route aux <Jeux olympiques de Montréal

« J'ai été invité pour aller m'entraîner avec l'équipe du Québec en Floride, avec tous les meilleurs seniors de l'époque. Ils avaient décidé de prendre un junior qui changeait de catégorie à l'été 76 pour devenir senior. Ils ont dit Harvey, l'année passée c'était un des bons juniors, on va l'inviter. Tous les autres c'étaient les Robert Van den Eynde, Marc Blouin, Serge Proulx, les meilleurs cyclistes québécois de l'époque qui avaient fait les Jeux panaméricains. Marc Blouin avait même fait les Jeux olympiques de Munich. On avait les meilleurs cyclistes du Québec.

Lorsque j'ai accepté d'aller là, c'était pour aller faire un voyage en Floride, c'était pas pour les Jeux olympiques ! J'avais jamais vu de Jeux olympiques de ma vie. J'avais une idée de ce que c'était mais je n'allais pas là pour participer aux Jeux olympiques. J'avais fait une session à l'université et je trouvais ça tough un peu partir de Rimouski, une ville de 25 000 habitants, et de me retrouver dans une université où on est 25 000 étudiants, et rester dans une p'tite chambre, dans un sous-sol et se faire à manger, manger du Kraft Diner et du steak haché pendant tout l'automne. Je me disais c'est peut-être ma seule chance que j'aurai d'aller en Floride dans ma vie, pour moi c'était comme « Aie j'suis chanceux de pouvoir aller-là ! »

ML : Qu’est-ce qui est arrivé à ce camp-là pour que vous sortiez du lot ?

PH : Je suis arrivé au camp. J'étais première année senior, un junior qui change de catégorie. Les autres coureurs du Québec me regardaient en riant un p'tit peu, le gars de Rimouski qu'est-ce qu'il vient faire ici ? Finalement je m'entraîne avec eux pendant un mois et là on fait la première course en Floride, à côté de Daytona Beach. On arrive au sprint avec un groupe, il y a Marc Blouin qui décolle, moi je me mets dans sa roue je le suis, je le suis, je le suis et à l'arrivée je saute au sprint, je fini 2e. Les gars n'en revenaient pas : « Voyons, le p'tit gars, qu'est-ce qu'il fait là ? »

Ça allait super bien. On avait des séries de courses au Québec et j'étais régulièrement dans les 3-4 premiers, surtout dans les parcours où il y avait beaucoup de côtes, Québec-La Malbaie, ces parcours-là. Finalement j'ai eu ma place dans l'équipe canadienne.

Je suis arrivé aux Jeux, je venais d'avoir 19 ans, j'étais comme un enfant dans un magasin de bonbons. Tu arrives aux Jeux et tu regardes les athlètes de tous les pays, toutes les disciplines, les gabarits différents. On est à la cafétéria toute la journée à les regarder passer. J'étais le plus jeune du groupe et j'ai terminé premier canadien à la course sur route.


Pierre Harvey
photo : Panthéon des sports du Québec

ML : 24e place sur le parcours du Mont Royal. Vous étiez un bon grimpeur ?

PH : Ouais. J'adorais les côtes. Ça allait super bien. J'ai découvert ce talent-là sur le tard. J'ai continué. »

extrait d’une entrevue réalisée par Mathieu Laberge en 2012.



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