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du cyclisme québécois 2006 |
La Fédération québécoise des sports cyclistes a intronisé quatre nouveaux membres au Temple de la renommée du cyclisme québécois lors d'une cérémonie dans le cadre du Banquet du 20e anniversaire qui a eu lieu au Chantecler le samedi 4 novembre.
Trois athlètes, Aurelio Battello, Claude Langlois et Vincenzo Meco, et un bâtisseur, Richard Michaud, ont donc rejoint ce groupe sélect.

Vincenzo Meco
Natif d'Avezzano (près de Rome), en Italie, Vincenzo Meco a entrepris sa carrière cycliste à l'âge de 14 ans. Sélectionné sur l'équipe nationale italienne en vue des Jeux olympiques de Rome en 1960, à l'âge de 19 ans, il cèdera sa place au sein de l'équipe nationale à la suite du décès de son frère âgé de 11 ans, à une semaine des Jeux.
Après un début de carrière impressionnant chez les amateurs, Vicenzo passe chez les professionnels en 1962 et connaît immédiatement du succès, remportant sa première épreuve chez les professionnels lors du Grand Prix de Lurago d'Urba, en échappée seul. La même année, il termine 7e au Tour de Sardeigne, avec deux 3e places lors d'étapes. C'est toutefois au Giro d'Italia, sous les couleurs de son équipe San Pellegrino, dirigée par Gino Bartalli, qu'il se fait remarquer lorsqu'il prend le maillot rose lors de la 6e étape entre Terni et Fiuggi. Bien qu'il ne conservra ce maillot qu'une journée, il réalise un autre exploit en remportant l'étape de Passo Rolle dans la neige. Incommodé par des ennuis de genou, il sera toutefois contraint à l'abandon au terme de la 18e étape.
Vincenzo Meco poursuit sa carrière comme cycliste professionnel en Italie jusqu'en 1967, où il ne termine pas sa saison, son équipe étant dissoute, faute de commanditaires. Père d'un jeune enfant handicapé, il part pour le Québec, où il espère que celui-ci pourra recevoir de meilleurs soins.
En raison de son statut de coureur professionnel, Vincenzo Meco ne peut courir en 1968 et reçoit finalement l'autorisation de courir chez les amateurs, avec certaines restrictions, en 1969. C'est ainsi que ce dernier ne pourra courir aux Championnats canadiens ni représenter le Canada lors des Championnats du monde.
Coureur au grand talent, Vincenzo Meco ne tarde pas à se distinguer dès son retour à la compétition, remportant en 1969 le Tour de la Nouvelle-France, avec 6 victoires d'étapes sur 11 étapes. Il remporte également la même année le Tour de l'Estrie. Au cours des années qui ont suivi, Vincenzo Meco a inscrit son nom au sommet de la feuille des résultats dans toutes les courses d'importance, que ce soit l'Omnium Corneli (1971), la Classique Québec - Montréal (1971 et 1972), le G.P. Capri à Hamilton (1970 et 1971), … Il met un terme à sa carrière en 1974.
Si les plus grands exploits de Vincenzo Meco ont été réalisées au cours des années 60 et 70, il convient de souligner la participation de ce dernier à la Classique Québec - Montréal à l'âge de 54 ans en 1995, dernière saison où il a couru. À la retraite de la vie professionnelle depuis peu, il continue d'être très actif, avec ses 11,000 km de vélo et 1,200 km de ski de fond au cours de la dernière année. Pour vous donner un aperçu de sa forme, il a effectué une sortie de 224 km en vélo de montagne sur la train du nord entre Mont Laurier et St-Janvier en 8 heures 31 minutes (26,6 km/hre).
Le nom de Vincenzo Meco est par ailleurs gravé à jamais dans l'histoire du Tour d'Italie. Le numéro de juin 2005 de la revue italienne Cyclismo Illustrato lui accordait une page entière, titrant " Meco, nella leggenda del Giro d'Italia ".

Aurelio Battello
Natif de Liasak en Yougoslavie, d'un père italien et d'une mère yougoslave, Aurelio Battello a immigré au Canada avec ses parents en 1951. Il entreprendra la compétition cycliste à l'âge de 17 ans sous les couleurs de l'Union sportive italienne, dirigée par son père Elio.
Aurelio remporte sa première victoire d'importance en 1960, à l'âge de 19 ans, lors de la course Québec - Trois-Rivières. Le coureur au sprint redoutable fait toutefois sa véritable marque en 1963 lorsqu'il remporte la classique Québec - Montréal (ville d'Anjou) pour la première fois en établissant un record de parcours en 6hre 36min 37sec. Cette même année, il remporte également le Circuit de Montréal-Nord et le Tour cycliste du Saguenay Lac St-Jean. Au cours de cette même année, il prend part à quelques épreuves de Six-Jours et représentera le Canada lors des Jeux Panaméricains, à Sao Paolo, au Brésil.
1964 constituera probablement la meilleure saison d'Aurelio Battello. Avec Benito Quatela et Paolo Mori, le trio italien formait une redoutable combinaison lors des courses. La palmarès de Battello est éloquent. Il remporte le Circuit de Montréal-Nord, le Tour du Saguenay Lac St-Jean et la Classique Québec - Montréal pour une deuxième année consécutive. Par ses autres victoires, notons le Circuit Labatt, La Madonna Di Pompei, et le Championnat québécois du 100 km. Cette saison exceptionnelle lui vaut d'être sacré Monsieur cycliste 1964.
1965 représente également une très bonne saison pour Aurelio Battello, alors qu'il remporte la Classique Québec - Montréal, pour une troisième année consécutive, exploit inégalé. Le seul autre coureur à avoir inscrit trois fois son nom au sommet de la course mythique est Doug Perron (1938, 1940, 1943). Battello remporte également le Grand Prix Duvernay et est couronné Monsieur cycliste pour une deuxième année consécutive.
Aurelio Battello prendra sa retraite à la fin de 1965 âgé de 24 ans seulement, beaucoup trop jeune de l'avis de plusieurs. Il quittera le Québec en 1967 pour aller s'installer aux Etats-Unis, où il passera le reste de sa vie. Il est décédé en mars 2005 à Tucson en Arizona, son dernier lieu de résidence.

Richard Michaud
Natif de Lévis, Richard Michaud a consacré sa vie au vélo, ayant œuvré de 1970 à 1996, que ce soit comme coureur, organisateur de courses, entraîneur, commissaire, dirigeant de club ou d'association régionale, ou comme simple bénévole.
Coureur cycliste de 1970 à 1980, ses principaux faits d'armes à ce titre seront ses sept participations au Tour de l'Abitibi, avec une victoire d'étape et une 7e place au classement général lors de l'édition 1978. Il a également remporté une médaille de bronze à l'américaine au Championnat canadien sur piste en 1979, faisant équipe avec son frère André.
C'est toutefois surtout comme bâtisseur que Richard Michaud se sera illustré durant sa carrière cycliste. Fondateur du club cycliste Lemoyne en 1975, au sein duquel il sera impliqué jusqu'en 1983, il a également joué un rôle important dans la formation et l'essor de plusieurs autres clubs cyclistes, dont celui de Boucherville, de Brossard, de Montérégie, et l'Union cycliste Richelieu-Yamaska. Il a aussi joué un rôle important à l'association cycliste régionale de la rive sud.
Organisateur de courses chevronné, il a réalisé de nombreuses courses de 1975 à 1996, dont le Circuit printanier de St-Angèle-de-Monnoir, le Grand Prix Marieville, le Grand Prix St-Césaire, le Challenge Yvan Waddell, le G.P. contre la montre St-Marc-Lemoyne, course sur route St-Angèle de Monnoir-Sutton, G.P. Ville de Lemoyne, G.P. de Boucherville et plusieurs finales régionales sur la rive sud. Il a également organisé les Championnats québécois et canadien de cyclo-cross en 1992.
Il a su également transmettre sa passion du cyclisme à sa famille soit à ses 3 frères Jean, André et Pierre et également à son père René qui a été membre du conseil d'administration de la FQSC de 1974 à 1977.
Richard Michaud aura également marqué la vie des jeunes coureurs en contribuant grandement à leur développement, plusieurs atteignant les rangs de l'équipe nationale, dont Dany Deslongchamps, Carole Vanier, Ross Chafe, Paul Desrosiers, Daniel Belleville et Dominique Perras. Entraîneur certifié niveau 3, il fut d'ailleurs choisi entraîneur de l'année à la FQSC en 1992.
Membre du Comité directeur route et piste de la FQSC de 1990 à 1995, et du Comité de l'élite en 1994 et 1995, il a contribué durant cette période à plusieurs réformes importantes au niveau du cyclisme au Québec. Grand adepte du cyclisme sur piste, il a travaillé au projet de construction d'un vélodrome à Marieville, projet qui n'a pas vu le jour, mais qui aura été le précurseur du vélodrome de Bromont.
Richard Michaud s'est éteint le 4 août 1996 à l'âge de 44 ans, mais sa contribution aura été plus que significative pour le cyclisme québécois. C'est donc à juste titre que le prix du bénévole de l'année pour le secteur route et piste porte depuis 1996 le nom de Prix Richard Michaud.

Claude Langlois
Natif de Montréal, Claude Langlois a entrepris sa carrière en cyclisme tardivement à l’âge de 21 ans en 1977. Son premier contact avec le monde du cyclisme s’est fait avec Pierre Hutsebaut, alors professeur de chimie au CEGEP Maisonneuve et directeur technique avec le club Espoirs Laval.
Il passe par la suite sa première saison cycliste à l’Île du Prince Edouard, dans le cadre d’un échange entre provinces pour un emploi d’été comme Surfgard. Ses débuts sont assez prometteurs et remporte à l’automne le titre québécois en poursuite individuelle.
Très rapidement, Claude démontre son grand talent sur piste et établit plusieurs records canadiens en 1979, dont au 200m lancé (11,85 sec), au 500m lancé (30,48 sec) ainsi que sur l’heure (42,879 km). La même saison, il est sélectionné sur l’équipe canadienne pour les Jeux Panaméricains à Proto Rico, où il remporte l’or en poursuite individuelle. Bien que sa spécialité soit la piste, il connaît néanmoins plusieurs succès sur route, terminant 2e au contre-la-montre individuel et 3e au critérium des Championnats canadiens sur route, à Rouyn-Noranda. Il fait également partie de l’équipe victorieuse du 100 km CLM. Lors d’un Six-jours international, où il évolue aux côtés de Gordon Singleton et Steve Bauer, il remporte la trophée de la révélation.
Sélectionné sur l’équipe canadienne pour les Jeux olympiques de Moscou en 1980, le boycott du Canada n’empêchera toutefois pas Claude d’inscrire d’excellentes performances, dont lors d’une rencontre Canada – Etats-Unis sur piste, où il remporte la poursuite individuelle et la poursuite par équipe. Toujours aux côtés de Steve Bauer et Gordon Singleton, il terminera 6e lors d’un Six-jours international.
1981 est également une excellente saison pour Claude, où il continue de s’illustrer sur piste, autant en poursuite individuelle qu’en course aux points ou à la madison. La saison 1982 s’amorce de belle façon avec des victoires lors des Dimanches cyclistes, au Six-Jours nord-américain et aux Six heures de Montréal. En mars 1982, Claude Langlois prend part à sa dernière compétition internationale lors du Tour des Bernudes, où il remporte le CLM individuel et termine 2e lors de la course sur route et du critérium. Il met ainsi un terme prématurément à une carrière d’à peine 5 ans, qui aura été tout de même marquée de plusieurs grands succès, et qui en laissera plusieurs songeur sur ce qu’aurait pu réserver l’avenir.

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Page mise en ligne le 4 novembre 2006 par SVP

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