Antoine Bedwani, décédé en 2003, a été intronisé au Temple de la renommée du cyclisme québécois
à titre de bâtisseur. C'est Yannick Cojan, champion canadien junior sur route et sur piste, également connu comme le
roi des Mardis cyclistes de Lachine, que M. Bedwani considérait comme un fils, qui a accepté la plaque
des mains de messieurs Pierre Dumais et Pierre Blanchard et nous a parlé de M. Bedwani.

Né en Egypte, Antoine Bedwani s’est d’abord impliqué comme entraîneur de basketball à son arrivée au Québec, au milieu des années 60. Ancien coureur cycliste dans son pays natal, en 1968 il devient l’un des co-fondateurs du club Espoirs de Laval, auquel il consacrera plus de 30 ans de sa vie et dont il assumera la présidence durant la quasi-totalité de son implication, soit jusqu’à la fin de la saison 2001, alors qu'il est contraint de réduire considérablement ses activités en raison de problèmes de santé.

Durant toute sa carrière comme dirigeant et entraîneur en cyclisme, il a été l’artisan du succès de nombreux cyclistes au Québec. Plusieurs centaines de cyclistes ont été à même d’apprécier le dévouement et la passion qui habitaient cet homme, dont la seule famille était la grande famille cycliste, et pour laquelle il vouait un amour et une passion inconditionnels. Des dizaines de coureurs ont profité de son hospitalité en demeurant chez lui durant la saison estivale. Malgré son âge avançant et sa santé par moments chancelante, il est demeuré très fortement impliqué au cours de toutes ces années, et ce à tous les niveaux au sein de son club, que ce soit le financement, l’administration, le recrutement, la détection de talent ou la direction sportive.

Comme si ce n’était pas assez, il a également été impliqué pendant plusieurs années au sein de différents comités de la Fédération, que ce soit au niveau du Comité de développement, de la Commission technique ou du Conseil d’administration. Il est malheureusement décédé en 2003 mais il aura laissé un brillant héritage derrière lui, le club Espoirs de Laval constituant encore aujourd’hui un modèle au niveau du développement cycliste au Québec.


Lucette Bergeron, commissaire de course de 1977 à 1999, a été intronisée à titre de bâtisseur.
Messieurs Guy Morin et Pierre Blanchard ont fait la présentation.

Native de Montréal, Lucette Bergeron a commencé sa carrière comme commissaire en 1977, après avoir reçu sa formation en 1976 de la part de Marcel Messier. Au cours des 23 années durant lesquelles elle a œuvré comme commissaire, il y a très peu d’événements lors desquels elle n’a pas officié. Ainsi, parmi les compétitions internationales où elle a oeuvré, mentionnons le Tour de l’Abitibi, la Classique de Montréal, le Grand Prix des Amériques, le Tour Trans-Canada, le Grand Prix Féminin International, le Tour cycliste du Saguenay Lac St-Jean, le Grand Prix Lac Mégantic, le Grand Prix cycliste de Beauce (20 ans).

Aux niveaux national et provincial, c’est dans plus d’une dizaine de Championnats canadiens et d’une vingtaine de Championnats québécois sur route et sur piste qu’elle s’est impliquée. Il est impossible de chiffrer le nombre exact d’épreuves dans lesquelles elle a agi comme commissaire, que ce soit comme commissaire-chef ou encore comme chronométreur ou juge à l’arrivée. Si on devait risquer un chiffre, on pourrait estimer à plus de 2000 jours sa contribution à titre d'officielle.

Bien qu’elle n’ait jamais obtenu le grade de commissaire international, en raison de son âge et de la réglementation UCI, ses connaissances et compétences ont fait d’elle une des commissaires les plus respectées et les plus aimées de tous au Québec. Exerçant une fonction souvent ingrate, elle savait faire preuve de patience, d’un jugement impeccable et d’une grande sagesse. Même une fois sa carrière terminée, elle a repris à l’occasion son chrono comme bénévole, à la demande de certains organisateurs (G.P. Beauce), toujours animée de cette passion pour le cyclisme.

Comme si le travail de commissaire ne suffisait pas, elle a également donné des cours de formation pour commissaire partout au Québec, et même au Nouveau-Brunswick, en plus de siéger sur le Comité technique.


Gary Longhi, premier cycliste québécois à prendre part aux Jeux paralympiques, a été intronisé à titre d'athlète.
Messieurs Magella Tremblay et Pierre Blanchard ont fait la présentation.
photos : Guy Maguire

Natif de Montréal, Gary Longhi a vu sa vie basculer le 11 août 1983, à l’âge de 19 ans, lorsque victime d’un accident de motocyclette il sombre dans le coma pour une durée de 3 mois. Après un long processus de réhabilitation, cet Italien d’origine entreprend le cyclisme en 1986 lors d’un voyage à Cuba, pour courir après les Cubaines ! Et décide par la suite de s’adonner à la compétition cycliste.

À Séoul en 1988, il devient le premier cycliste québécois à prendre part aux Jeux paralympiques, où il obtient une 4e et une 6e place. Lors des Jeux de Barcelone, il décroche sa première médaille paralympique, obtenant l’argent dans le 5 km contre-la-montre. Ses meilleures performances, il les connaîtra toutefois en 1996, à Atlanta, où il remporte le titre paralympique au contre-la-montre en plus du bronze lors de la course sur route. À sa 4e présence aux Jeux paralympiques, à Sydney en 2000, il doit se contenter de la 9e place en raison de problèmes respiratoires. Ses ennuis persistants le contraindront à prendre sa retraite à la fin de 2001.

Ce qui distingue Gary Longhi de tout autre athlète, olympien et paralympien, c’est son sens de l’humour unique, jumelé à sa grande jovialité et sa gentillesse. Il n’est donc pas étonnant que son passage soit remarqué et apprécié de tous. C’est également sans surprise que cet athlète a été honoré de différentes façons au cours de sa carrière, recevant notamment le « prix de l’esprit sportif » lors des Jeux canadiens Forester en 1991, en plus d’avoir été choisi comme porteur du drapeau pour la cérémonie d’ouverture lors des Jeux paralympiques de Sydney en 2000. En 2003, il recevait également la médaille commémorative du jubilé de sa majesté, Elisabeth II, marquant le 50e anniversaire de son ascension au trône, médaille remise aux Canadiens ayant apporté une contribution significative dans leur domaine.

Même si sa carrière est terminée, Gary n’hésite pas à monter sur son vélo à l’occasion pour faire la promotion du cyclisme handisport, en plus de siéger au Comité handisport de la FQSC. Finalement, lors des Jeux paralympiques d’Athènes, il a troqué son vélo pour agir comme agent de service aux athlètes, où une fois de plus sa présence fut appréciée et remarquée de tous.

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Guy Maguire, webmestre, svpsports@gmail.com
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