Czeslaw Lukaszewic, Jacques Naubert et Martin Demers intronisés
au Temple de la renommée du cyclisme québécois

À l’occasion de son 29e anniversaire, le Temple de la renommée du cyclisme québécois a ouvert ses portes à trois nouveaux intronisés. Dans la catégorie Athlète, cet honneur reviendra à Messieurs Czeslaw Lukaszewicz et Jacques Naubert, alors que du côté de la catégorie Bâtisseur, cette marque de reconnaissance sera accordée à Monsieur Martin Demers.


Czeslaw Lukaszewic et André Michaud président de la FQSC
photo : Fédération québécoise des sports cyclistes

Czeslaw Lukaszewic
Natif de Ketrzyn, en Pologne (né le 28 avril 1964) c’est là-bas que Czeslaw Lukaszewicz apprivoise le vélo et fait ses débuts en cyclisme. Ainsi, à partir de 1976, il pédale de manière compétitive. Jusqu’en 1986, année où il termine au troisième rang du Tour de Pologne, c’est dans son pays natal qu’il évolue. De 1987 à 1989, il élit domicile en Grèce, puis immigre au Canada, qui deviendra sa véritable patrie d’adoption.

En 1993, il joint les rangs du club Espoirs Laval, une formation au sein de laquelle il courra la majeure partie de sa carrière. Également membre de l’équipe canadienne, il représente le pays à de multiples occasions. Aux Jeux du Commonwealth, il perce le top-10 à deux reprises en s’inscrivant au neuvième rang de la course sur route en 1994 (Canada) et en 1998 (Malaysie). Aux Jeux panaméricains disputés au Canada, en 1999, le porte-étendard de l’unifolié conclut la course sur route au 20e rang.

Czeslaw Lukaszewicz compte deux participations aux Championnats du monde à son actif. À l’édition de 1990, laquelle est présentée au Japon, il termine la course sur route au 30e rang. Deux ans plus tard, en Espagne, il n’est pas en mesure de rallier le fil d’arrivée.

Sacré champion canadien à la course sur route en 1994, 1997, 1999 et 2000, il a ravi le titre quatre fois, un exploit qu’il est le seul à pouvoir revendiquer. Toujours sur la scène nationale, il décroche les grands honneurs de la Classique Québec-Montréal en 1998.

En 2000, il obtient son laissez-passer pour les Jeux olympiques de Sydney, lesquels ne se déroulent malheureusement pas tels qu’escomptés. Retardé par une chute, il est retiré de la course par les commissaires et ne peut donc pas compléter l’épreuve.

14 fois sur la ligne de départ du Tour de Beauce, c’est en 1991 qu’il signe sa meilleure performance et clame la victoire.

Reconnu pour sa témérité, Czeslaw Lukaszewicz est de ceux qui laissent tout sur la route. Fonceur, il ne recule devant rien, pas même la douleur, et ce, même s’il se dit fatigué. Ceux qui l'ont côtoyé se souviendront certainement de son célèbre « il faut que je gagne les courses pour faire de l’argent ». Ce n’était pas qu’un sport, c’était son métier, son gagne-pain. Mais c’était aussi une passion, et ça le demeure encore. Même s’il n’évolue plus au sein d’un peloton, il demeure impliqué dans le milieu cycliste, notamment avec sa boutique et son club Vélo Sélect.


Jacques Naubert et André Michaud président de la FQSC
photo : Fédération québécoise des sports cyclistes

Jacques Naubert
Natif de Montréal (né le 7 janvier 1965), à 13 ans Jacques Naubert enfourche son vélo 5-vitesses Canadian Tire et parcourt la distance qui sépare Sherbrooke et Montréal en 9 heures. Un fait anecdotique qui marque néanmoins le début d’une longue histoire d’amour. Introduit au cyclisme par la famille Georges, il prend part à sa première compétition en 1980. À l’âge de 16 ans, il participe aux Jeux du Québec disputés à Hull et termine deuxième au critérium. Cette même année, il découvre la piste. C’est au vélodrome de Montréal qu’il s’initie à la discipline et débute ce qui sera une belle carrière sur l’ovale.

La saison 1983 en est une importante pour Jacques Naubert, alors membre du club Montréal International. Il met la main sur pas moins de cinq médailles aux Championnats canadiens juniors sur piste, en plus de terminer à un point du vainqueur à l’omnium, un certain Curt Harnet. Il fait également belle figure sur route, avec notamment une deuxième place au contre-la-montre tenu dans le cadre du Tour de l’Abitibi. Cet impressionnant palmarès lui vaut d’ailleurs d’être nommé cycliste par excellence au Mérite cycliste québécois.

En 1986, le spécialiste de la piste remporte son premier de nombreux titres québécois, à la poursuite individuelle cette fois. De plus, il établit un nouveau record de l’heure canadien avec une marque de 45,783 km. Il participe également à ses premiers Jeux du Commonwealth, où lui et ses coéquipiers prennent le sixième rang à la poursuite par équipe. Toujours lors du rendez-vous sportif présenté en Écosse, il termine 14e à la poursuite individuelle.

En 1988, le porte-étendard du club Espoirs de Laval défend avec succès son titre de champion québécois à la poursuite individuelle, en plus de clamer celui au kilo et à l’omnium. En cette année olympique, il vise évidemment une participation aux Jeux de Séoul. Cela dit, la formation de l’unifolié rate d’un maigre dixième de seconde le standard en poursuite par équipe fixé par le Comité olympique canadien.

L’année suivante, Jacques Naubert s’impose aux Nationaux en signant quatre victoires : poursuite par équipe, poursuite individuelle, course aux points et omnium. C’est donc sans grande surprise que le champion canadien obtient son laissez-passer pour les Jeux du Commonwealth de 1991, lesquels sont accueillis par la Nouvelle-Zélande et où il termine quatrième à la poursuite par équipe et sixième à la poursuite individuelle. Il est également sélectionné pour représenter le pays à l’occasion des Goodwill Games, où il décroche la quatrième place à la poursuite individuelle et la sixième place à la poursuite par équipe. Aux Mondiaux, il s’inscrit au 15 e échelon de la poursuite individuelle avec un chrono de 4 min 38 sec, mais surtout, il enregistre un nouveau record canadien. Finalement, il s’attaque une fois de plus au record de l’heure; n’ayant pas complété les procédures administratives, la marque de près de 47 km qu’il établit sur l’ovale bordelais n’est pas homologuée.

Loin d’une forme optimale étant malade, il réussit néanmoins à prendre le sixième rang à la poursuite par équipe et le septième rang à la poursuite individuelle lors des Jeux panaméricains de 1991, concourus à Cuba. En 1992, sa dernière tentative pour une sélection olympique se solde malheureusement par un échec.

À la fin de la saison 1993, Jacques Naubert accroche son vélo. Il continue cependant à monter en selle dans le cadre de ses fonctions d’entraîneur, d’abord chez les Espoirs de Laval, puis auprès d’hommes d’affaires et de politiciens parmi lesquels figure le premier ministre de l’époque, Jean Charest.


Martin Demers et André Michaud président de la FQSC
photo : Fédération québécoise des sports cyclistes

Martin Demers
Natif de St-Félicien (né le 1er novembre 1958) impliqué en vélo de montagne depuis 1993, Martin Demers a contribué au développement et au rayonnement de la discipline partout au pays au cours des deux dernières décennies. Issu du ski alpin, ce résident de Saint-Félicien fait ses premières armes à titre d’organisateur au Centre Tobo-Ski, où il organise plusieurs courses régionales. Quelques années plus tard, il fonde le club Vélo 2 Max, dont il est le président, et ce, encore à ce jour.

En 1999, les compétences organisationnelles de Martin Demers sont mises au profit d’une première épreuve provinciale. Ainsi, l’organisation d’une tranche de la Coupe du Québec luiest confiée. L’expérience étant couronnée de succès, la série provinciale fait ensuite un arrêt au Centre Tobo-Ski chaque année. Assoiffé de défis, ses ambitions débordent bientôt des frontières québécoises. À l’épreuve de Coupe du Québec qu’il accueille annuellement s’ajoute l’organisation des Championnats canadiens de cross-country, dont le mandat lui revient en 2009, 2012 et 2015.

Mais le fait le plus prestigieux de sa feuille de route est sans aucun doute l’octroi par l’Union Cycliste Internationale (UCI) d’une tranche de la Coupe du monde de cross-country àSaint-Félicien, en 2007. Si l’organisation d’une telle épreuve est un défi en soi, celui de préparer l’événement en seulement six mois en est un d’autant plus notable. En bon chef d’orchestre qu’il est, il s’entoure d’une équipe solide et coordonne le tout d’une main de maître. Et la marchandise, il l’a livrée. De l’avis de plusieurs coureurs, le tracé conçu et aménagé pour l’occasion était parmi les préférés des habitués du circuit mondial. Et c’est sans compter les éloges quant à la qualité globale de l’organisation, l’accueil de la population et tous les autres aspects qui ont fait de cet événement une réussite.

Ce qui est également remarquable est le legs qui a été permis par la venue de cet événement en sol québécois. Au-delà du rendez-vous d’envergure, l’homme d’affaires qu’est Martin Demers y a vu une opportunité qu’il a su saisir pour en faire profiter le sport. Ainsi, un demi-million de dollars ont été investis pour l’amélioration du site, dont près de la moitié a été obtenue par le biais d’une campagne de financement mise sur pied par Martin Demers. L’autre moitié des fonds a, quant à elle, été amassée grâce au financement des différents paliers de gouvernement (ville, MRC, gouvernement du Québec).

Il a aussi été à la barre du navire derrière les Championnats québécois disputés en 2013 et mène la barque de l’organisation du 12 heures Chlorophylle depuis 2010.

En plus de tout ça, Martin Demers trouve le temps de s’impliquer bénévolement au sein de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC). Membre du comité directeur du secteur vélo de montagne de 2001 à 2012, Martin Demers a été nommé à la présidence de celui-ci en de 2006, poste qu’il a occupé durant 6 ans. Sous sa présidence, le secteur vélo de montagnea atteint sa pleine maturité. Il a notamment contribué à la consolidation ducircuit de la Coupe du Québec, à l’instauration de standards d’organisation au niveau de ces épreuves, au développement du volet récréatif, de même qu’au développement de l’épreuve sprint (eliminator), où le Québec a été un pionnier à l’échelle internationale.

Pilier du vélo de montagne dans la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean, il a reçu de nombreuses distinctions, dont celle de bâtisseur de l’année remise par Cyclisme Cabada en 2012.


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