Pierre Blanchard, Jean-Claude Fortin et Éric Tourville intronisés
au Temple de la renommée du cyclisme québécois

Montréal, le 3 novembre 2013 - À l’occasion de son 27e anniversaire, le Temple de la renommée du cyclisme québécois a ouvert ses portes à trois nouveaux intronisés. Dans la catégorie Athlète, cet honneur est revenu à Monsieur Éric Tourville, alors que du côté de la catégorie Bâtisseur, cette marque de distinction a été accordée à Messieurs Pierre Blanchard et Jean-Claude Fortin.


Pierre Blanchard et Jacques Landry, directeur de la haute performance et entraîneur en chef à Cyclisme Canada
photo : Fédération québécoise des sports cyclistes

Pierre Blanchard
Pierre Blanchard fait ses débuts en cyclisme sur route à l’’âge de 15 ans, alors qu’’il évolue dans les rangs cadets. Au moment d’’effectuer la transition vers la catégorie junior, l’’athlète natif de Drummondville endosse le maillot du CCO Drummondville, formation qu’’il représente notamment au Tour de l’’Abitibi. Toutefois, il met rapidement fin à sa carrière de coureur afin de se consacrer exclusivement à ses études.

Son absence du cyclisme sera cependant de courte durée. Dans le cadre de sa nouvelle profession, il revient au vélo en 1979. Il joint alors l’’équipe médicale du Tour de l’’Abitibi, au sein de laquelle il s’’implique pendant 10 ans.

Curieux et passionné, il décide d’’étendre son champ de compétences; à son expertise scientifique, il ajoute un bagage technique, lequel lui permettra d’’agir comme commissaire à partir de 1987. Année après année, il gravit les différents échelons de la hiérarchie des commissaires; du niveau provincial, il passe au rang de commissaire national en 1991, pour finalement être promu en 1994 au grade de commissaire international de la plus haute instance dans le milieu du vélo : l’’Union Cycliste Internationale (UCI).

Touche-à-tout, il exerce ses fonctions de commissaire dans plusieurs secteurs : route, piste,cyclocross et vélo de montagne. Parmi les nombreuses assignations qui lui sont confiées, mentionnons les Jeux du Commonwealth disputés à Victoria, en 1994, et les Jeux olympiques de 2004 à Athènes.

À son curriculum vitae déjà fourni et varié, il ajoute la mention d’’inspecteur antidopage en 1994; également, depuis 1998, il agit comme médecin de l’’UCI sur plusieurs courses prestigieuses, dont trois éditions du mythique Tour de France (2002, 2003 et 2004) et nombre de Championnats du monde. Ses fonctions d’’inspecteur antidopage et de médecin UCI lui permettront d’’ailleurs de contribuer à la mise en place du suivi longitudinal de l’’athlète, mieux connu sous le terme «passeport biologique », l’’arme la plus efficace à ce jour pour lutter contre le fléau du dopage.

En 1998 également, l,habitué des bancs d’école prend d’assaut les salles de cours. C’est désormais à l’avant qu’il prend sa place, tandis qu’il devient formateur pour les commissaires internationaux. En 2001, l’UCI lui confie le rôle de chef formateur des commissaires internationaux de vélo de montagne, rôle qu’il assume jusqu’en 2012.

En parallèle à ses fonctions à l’UCI, il poursuit son chemin pour se rapprocher du milieu de la gouvernance sportive sans jamais trop séloigner des routes et des sentiers. Son parcours le mène d’abord à la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), où il assume la présidence de 2002 à 2005. Parallèlement, il siège surla comission internationale de vélo de montagne de l’UCI de 2001 à 2005. Il est ensuite élu président de l’Association cycliste canadienne (ACC), devenu depuis Cyclisme Canada, poste qu’il occupe jusqu’en 2008.

Cette impressionnante fiche de route lui vaut d’ailleurs plusieurs distinctions. À deux reprises, il est nommé commissaire de l’année à l’occasion du Mérite cycliste québécois (1990 et 1995). En 2004, il est honoré dans le cadre du Gala Sports Québec à titre d'officiel de l’année.

De plus, son implication de plus de 25 années et l’étendue des connaissances ainsi acquises font de lui un des piliers du sport au pays. Il est désigné comme représentant de Cyclisme Canada au sein du Comité olympique canadien (COC). De 2007 jusquà tout récemment, il a ainsi veillé à ce que les intérêts du cyclisme y soient défendus et mis de l’avant.


Michel LeBlanc et Éric Tourville
photo : Fédération québécoise des sports cyclistes

Éric Tourville
Sportif depuis aussi longtemps qu'il se souvienne, Éric Tourville s’adonne d’abord au sport de manière récréative. Avant de jeter son dévolu sur le cyclisme, le natif de Québec touche à de nombreux sports. En 1991, il décide de faire le grand saut dans l’arène de la compétition. Il prend part à sa première course, lui qui concourt alors dans la catégorie junior. L’athlète de Rimouski ne tarde pas à se faire remarquer. À l’issue de la finale de la Coupe du Québec en cross-country présentée au Mont-Sainte-Anne, il grimpe sur la troisième marche du podium.

L’année suivante, il signe sa première saison complète en vélo de montagne, laquelle il entame en lion avec une victoire lors de la première tranche de la Coupe du Québec. Le porte-couleurs du club Cycle Bertin s’inscrit notamment au second rang des Championnats canadiens juniors, ce qui lui vaut une qualification pour les Championnats du monde disputés à Bromont. Victime d’un bris mécanique, il se voit cependant dans l’incapacité de compléter l’épreuve.

En 1993, le cycliste fraîchement débarqué dans les rangs seniors termine au 33e rang à sa première participation en Coupe du monde. Il évolue alors au sein de l’équipe OGC, laquelle il représentera durant deux ans. La saison suivante débute lentement et difficilement. Il retrouve finalement ses repères et remporte les dernières tranches de la Coupe Canada, en plus de ravir le titre à l’enjeu des Championnats canadiens. Aux Mondiaux, il finit au 40e échelon.

Un problème mécanique survenu lors de l’épreuve qualificative en vue des Championnats du monde de 1995 anéantit les chances du représentant de Rocky Mountain d’obtenir un laissez-passer. C’est d’ailleurs la seule année entre 1994 et 2000 où il est écarté des Mondiaux.

En 1996, l’Union Cycliste Internationale (UCI) crée la catégorie U23 (moins de 23 ans). Éligible dans celle-ci, il enregistre son meilleur résultat aux Championnats du monde grâce à une 16e place.

De 1994 à 1999, il est sacré meilleur athlète de l’année de la discipline au Québec. Au nombre de ses plus grandes réalisations figure son titre de champion national en 1999, lequel il a obtenu en battant tous les autres Canadiens qui s’étaient imposés parmi le top-10 en Coupe du monde. Quant à sa plus grande déception, le cycliste qui a couru la majeure partie de sa carrière sous les couleurs de la formation Procycle Oryx (1997 à 2011) pointe en direction de la 54e place inscrite aux Mondiaux présentés en Suède, en 1999. Les circonstances ne lui avaient simplement pas permis de performer à la hauteur de ses attentes.

En 2000, il assure une belle présence sur le circuit de la Coupe du monde, en Amérique comme en Europe. Il signe, entre autres, une 22e place au Mexique, une 27e place aux États-Unis et une 37e place en Italie. Aux Championnats du monde, lesquels se tiennent en Espagne, il conclut la course au 38e rang, et ce, dans des conditions difficiles.

L’année subséquente, il se qualifie de nouveau pour les Mondiaux, mais décide de faire l’impasse afin de se concentrer sur ses études en médecine, avec une spécialité en ophtalmologie.

Par amour du sport, il effectue un retour à la compétition en 2006. Ayant fait ses preuves par le passé, le plaisir est alors sa principale source de motivation.


André Michaud, président de la Fédération québécoise des sports cyclistes et Jean-Claude Fortin
photo : Fédération québécoise des sports cyclistes

Jean-Claude Fortin
Jean-Claude Fortin se positionne rapidement comme leader dans le milieu québécois du BMX. Le natif de la Montérégie insuffle d’abord un dynamisme au Club BMX du Haut-Richelieu, puis au secteur BMX de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC). Au terme du programme de commandite du circuit québécois de vélo-cross en 1987, il contribue à la relance du secteur BMX et encourage les dirigeants de club à développer un circuit québécois solide, et ce, malgré l’absence de soutien financier.

Il communique avec justesse le point de vue du BMX en tant que vice-président de la discipline au conseil d’administration de la FQSC et contribue au succès de l’ensemble de la fédération à titre de secrétaire du conseil d’administration.

Il favorise le développement de bonnes relations avec les dirigeants de la discipline dans les autres provinces canadiennes, et plus particulièrement en Ontario. Il défend également une position ferme face à la National Bicycle League américaine, qui tente alors d'affilier les clubs de BMX basés en sol québécois. La vision du BMX québécois qu’il met de l’avant deviendra un important héritage pour les pratiquants du BMX, mais aussi pour la communauté cycliste québécoise en général.

C’est le succès de ce projet rassembleur qui permet aux clubs de BMX québécois d’éviter les déchirements successifs avec les pratiquants en provenance de l’Ontario et de l’Ouest canadien. C’est également grâce à cette approche unitaire que le membership du BMX atteint au Québec un niveau historique en 1986.

Durant plusieurs années, il s’implique aussi en tant que commissaire sur de nombreuses compétitions provinciales et nationales, incluant les Championnats québécois et canadiens. Sa participation aux Championnats du monde disputés au Michigan en 1994 est sans doute le fait le plus marquant de sa carrière de commissaire en BMX. En plus d’être grandement apprécié de ses pairs, il s’attire le respect de l’ensemble des intervenants du milieu. Tous les coureurs et entraîneurs de l’époque se rappellent de son professionnalisme et de l’équité avec laquelle il traitait les compétiteurs.

À ce carnet de route déjà étoffé, il ajoute le mandat d’organisateur. En effet, il veille à la tenue de plusieurs compétitions présentées sur le circuit québécois et organise les Championnats canadiens de BMX à Iberville, en 1995. En 1993, il devient le premier organisateur canadien à faire venir des coureurs professionnels américains (NBL) en BMX lors d’une course d’envergure internationale disputée à Iberville.

Fondateur de la piste de BMX utilisée dans le cadre des deux dernières épreuves mentionnées précédemment, il en est également le concepteur. D’ailleurs, cette piste a longtemps été reconnue comme l’une des plus belles au pays. Bref, il a, à de nombreux égards, contribué au développement du BMX dans la province, voire au pays.


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