

Jacques Landry, Michael Belcourt et Alain Levasseur
intronisés
au Temple de la renommée du cyclisme québécois
Montréal, le 11 novembre 2012. À l’occasion de son 26e anniversaire, le Temple de la renommée du cyclisme québécois a ouvert ses portes à trois nouveaux intronisés. Dans la catégorie Athlète, cet honneur est revenu à Messieurs Michael Belcourt et Jacques Landry, alors que du côté de la catégorie Bâtisseur, cette marque de distinction a été accordée à Monsieur Alain Levasseur.

Jacques Landry
Née à Saskatoon, le 4 décembre 1969
Après un début modeste dans la catégorie cadet en 1984, Jacques Landry démontre toute l’étendue de son talent au moment de faire son entrée chez les juniors. Spécialiste du contre-la-montre individuel, il remporte le titre provincial de la spécialité deux années consécutives. À sa dernière saison dans les rangs juniors, les succès se multiplient, tant sur la route que la sur piste, alors qu’il est sacré champion canadien sur route et en poursuite par équipe. Son palmarès de la saison lui vaut d’être choisi athlète junior de l’année au Québec.
Sa transition vers la catégorie senior en 1988 est impressionnante. Il remporte les trois titres à l’enjeu des Championnats québécois sur route (course sur route, contre-la-montre individuel et par équipe) et s’illustre sur la scène canadienne, terminant notamment huitième au Tour de Beauce. Cette même année, il est sélectionné sur l’équipe nationale qui prend part au Grand Prix des Amériques, course réservée presque exclusivement aux cyclistes professionnels.
Jacques Landry sera membre de l’équipe canadienne durant toute sa carrière chez les seniors. De 1989 à 1991, il poursuit sa progression et s’affirme comme l’un des meilleurs routiers au Canada, en particulier au niveau du contre-la-montre et des courses par étapes.
1992 est une année importante pour Jacques Landry, alors qu’il s’engage au sein d’une équipe cycliste française pour entamer la saison en Europe. Sa victoire d’étape au Tour des régions italiennes et sa 23e place au classement général de la Semaine Bergamasque lui valent un laissez-passer pour les Jeux olympiques de Barcelone, où il termine au 62e rang de la course sur route.
De 1993 à 1996, Jacques Landry partage son temps entre l’Europe et le Québec, et signe plusieurs victoires sur la scène internationale, dont au Tour des régions flamandes (1993), au Grand Prix des Nations (amateur) (1994), au Tour de Beauce (1994) et lors d’une étape du Tour du Nord Izère (1996). Outre ces triomphes, il se distingue également lors de Tours, où il termine régulièrement parmi les 12 premiers : 9e au Tour du Vaucluse (1993), 5e au Tour des Régions Italiennes (1994), 12e du Circuit de la Sarthe (1995) et 12e au Ruban Granitier Breton (1996)
En 1996, Jacques Landry participe à ses deuxièmes Olympiques. Il obtient le 66 erang à la course sur route et franchit la ligne d’arrivée au sein du peloton, parmi lequel comptent des cyclistes professionnels, nouvellement admis aux Jeux.
Jacques Landry a pris part aux Championnats du monde sur route à trois reprises, soit au contre-la-montre par équipe (1991), à la course sur route (1993) et au contre-la-montre individuel (1994), en plus d’avoir concouru à l’occasion des Jeux du Commonwealth (1994).
Au niveau national, Jacques Landry s’impose parmi les meilleurs. En effet, il est de tous les podiums du contre-la-montre individuel disputé aux Championnats canadiens entre 1995 et 1998, et ravi la médaille de bonze à la course sur route présentée en 1995. À ces honneurs, il ajoute le titre national au contre-la-montre par équipe, qu’il remporte en 1990.
Après avoir pris sa retraite au terme de la saison 1998, Jacques Landry demeure impliqué dans le cyclisme, d’abord comme entraîneur national sur route avec l’Association cycliste canadienne, de 1998 à 2003. Ensuite, il quitte pour la Nouvelle-Zélande, où il se voit confier le rôle d’entraîneur de l’équipe nationale sur route de 2004 à 2008, ainsi que de la poursuite individuelle et par équipe en 2008. Il revient finalement au pays et est nommé directeur de la haute performance et entraîneur en chef à Cyclisme Canada, poste qu’il occupe toujours.

Michael Belcourt
Né à Montréal le 29 août 1964
Inspiré par ce qu’il a vu aux Jeux olympiques de Los Angeles, Michael Belcourt s’achète un vélo et prend part à sa première course cycliste. C’est au Collège John Abbott qu’il s’initie à la compétition et signe sa première victoire. Fort de ce premier succès, il fait officiellement ses débuts en cyclisme la saison suivante, sous les couleurs du club West Island. Il obtient alors plusieurs bons résultats, dont la troisième et la quatrième place au contre-la-montre par équipe et au contre-la-montre individuel présentés aux Championnats québécois sur route.
Les saisons suivantes, il réaffirme ses qualités de contre-la-montreur en remportant l’épreuve solitaire disputée aux Championnats québécois (1986), de même qu’en terminant deuxième (1987) et troisième (1986 et 1988) au contre-la-montre par équipe lors des Championnats canadiens, alors qu’il évolue au sein de l’équipe du Québec.
En 1987, Michael Belcourt prend part à son premier projet sous la bannière de l’équipe nationale et finit au troisième rang de la course sur route Belfort – Ballon d’Alsace, en France, une épreuve se terminant avec une ascension de 20 km au Ballon d’Alsace. Il s’inscrit au troisième rang des essais nationaux de contre-la-montre individuel, remportant notamment celui du Grand Prix Louis Garneau. Ces résultats lui valent une sélection sur l’équipe canadienne de contre-la-montre par équipe pour les Jeux de Séoul. Il ne peut toutefois y participer puisqu’il est désigné comme substitut. Cette même année, il obtient le neuvième rang de la Fosters International Road Race présentée à Toronto.
Michael Belcourt connaît une bonne saison en 1989. Porte-étendard de l’équipe Evian, il signe sept victoires. Lors des Championnats québécois sur route, il triomphe au contre-la-montre individuel et par équipe, en plus de décrocher la deuxième place à la course sur route. Sur la scène nationale, il finit deuxième au Tour du Saguenay Lac St-Jean, sixième au Grand Prix Louis Garneau ainsi qu’à la Classique cycliste de Montréal.
Après une saison difficile en 1990 en raison d’une blessure à la cheville, Michael Belcourt amorce une transition sur la piste en 1991, tout en participant à plusieurs épreuves sur route. Le succès ne se fait pas attendre, tandis qu’il remporte la poursuite individuelle à sa première participation aux Championnats canadiens sur piste.
La saison 1992 est décisive pour Michael Belcourt. Il vise alors une place au sein de l’équipe olympique sur piste pour les Jeux de Barcelone. Avec l’équipe canadienne d’endurance sur piste, il participe à plusieurs compétitions sur route et sur piste en Allemagne. La formation de l’unifolié ne parvient cependant pas à réaliser le standard en poursuite par équipe afin de se qualifier pour les Jeux, ce qui ne laisse que la poursuite individuelle comme avenue. Le 16 juin, il obtient finalement son laissez-passer olympique en se qualifiant lors d’une compétition disputée à Trexlertown, aux États-Unis. Aux Jeux, il termine 15e et établit un record canadien, la nouvelle marque étant de 4 min 42,441 sec.
Michael Belcourt conclut sa carrière en beauté. Il défend avec brio son titre de champion canadien en poursuite individuelle et conduit le quatuor québécois vers l’or à la poursuite par équipe.

Cycliste durant neuf ans, dont huit au sein du club des Dynamiks de Contrecœur, lequel a été fondé par son père, Gilles, en 1976, Alain Levasseur décide me mettre à profit ses connaissances et son expérience en devenant entraîneur-chef de la formation. De 1984 à 2009, il contribue à l’obtention de 16 titres de champion québécois sur route et sur piste clamés par les porte-couleurs de son équipe. Certains athlètes plus talentueux parviennent à atteindre les rangs de l’équipe canadienne. Son travail et ses compétences ne passent pas inaperçus et sont reconnus par l’Association cycliste canadienne, qui fait appel à ses services en tant que directeur sportif de l’équipe nationale junior au Tour de l’Abitibi en 1996 et 1998, et de l’équipe nationale senior lors du Tour de Beauce en 1999.
Le travail d’entraîneur ne constitue toutefois qu’un des nombreux chapeaux qu’Alain Levasseur portera durant sa carrière au sein des Dynamiks de Contrecœur. Suivant les traces de son père, Alain assume la présidence du club de 1980 à 1983, alors qu’il est encore coureur et qu’il est dans la jeune vingtaine. Tout en agissant à titre d’entraîneur en chef, il occupe également de nouveau la présidence en 1990, puis de 2006 à 2009, pour finalement revenir en 2012, obtenant ainsi son 10e mandat.
Durant cette même période, il s’implique dans l’organisation d’une multitude de compétitions sur route, dont la finale de la Coupe du Québec espoirs en 1996, ainsi que les Championnats québécois sur route espoirs en 1997 et 2004. Ces trois événements se sont d’ailleurs mérité le prix du meilleur événement provincial/interprovincial de l’année en cyclisme sur route et piste, récompense décernée dans le cadre du Mérite cycliste québécois.
Que ce soit comme entraîneur, président de club, organisateur de course, ou en tant que simple bénévole, très peu de personnes ont un palmarès aussi éloquent que celui d’Alain Levasseur lorsque vient le temps de comptabiliser tous les prix de distinction qu’il a reçus durant sa carrière. Récipiendaire du prix régional du Bénévolat Dollar-Morin en 1999, entraîneur de l’année à la FQSC en 2000, deuxième dans la catégorie entraîneur de relève de l’Association canadienne des entraîneurs en 2002, bénévole de l’année à la FQSC en 2003, il est également décoré, le 22 juin 2009, de la médaille de l’Assemblée nationale des mains du député de Verchères, Stéphane Bergeron, et se voit remettre les clés symboliques de la Ville de Contrecœur par la mairesse Suzanne Dansereau.
Si le nombre de distinctions est impressionnant, il n’a d’égal que l’humilité de l’individu qui n’a jamais cessé de s’impliquer au cours des 37 années consécutives passées au sein des Dynamiks de Contrecœur. Père de trois filles qui ont également revêtu le maillot de cette même formation, le parcours d’Alain Levasseur n’a pourtant pas été sans embûche. Il a eu à combattre le cancer à plusieurs reprises, combats qu’il a livrés et remportés à chaque fois avec la même détermination qui l’a animé toute sa vie.
Comme si son implication avec les Dynamiks de Contrecœur n’était pas suffisante, Alain Levasseur a siégé pendant cinq ans sur le Comité de développement de la FQSC, permettant ainsi à l’ensemble des clubs en cyclisme sur route et piste de bénéficier des idées de ce bâtisseur.
Depuis 1976, plus de 450 cyclistes ont évolué sous la bannière des Dynamiks de Contrecœur. Au cours des 22 dernières années, le club s’est également distingué en remettant annuellement des bourses d’études à certains de ses athlètes, soulignant, du même coup, l’excellence académique et athlétique des lauréats.

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