
Ivan Waddell, Gaston Langlois et Pierre Hutsebaut
intronisés
au Temple de la renommée du cyclisme québécois
Montréal, le 7 novembre 2010. Trois nouvelles personnes ont été intronisées au Temple de la renommée du cyclisme québécois. Dans la catégorie Athlète, cet honneur est revenu à Monsieur Ivan Waddell, alors que du côté des Bâtisseurs, cette marque de distinction a été octroyée à Messieurs Gaston Langlois et Pierre Hutsebaut.

Pierre Hutsebaut, bâtisseur
Issu d’une famille impliquée dans les courses et l’industrie du vélo, Pierre Hutsebaut a, dès son enfance, bercé dans le milieu cycliste.
C’est en 1968, à l’âge de 23 ans, que le nouveau diplômé de chimie effectue, dans le cadre d’un échange franco-québécois, un stage de deux ans comme enseignant de chimie dans une école secondaire de Montréal. Au terme de son stage, il se fait offrir un emploi comme professeur au Cégep Maisonneuve et décide de s’établir de façon permanente au Québec.
Bien qu’il ait quelque peu délaissé son penchant sportif au profit de ses ambitions scientifiques, sa passion pour le vélo demeure entière. Lorsqu’il est approché par Lucien Bailly, directeur technique à la Fédération cycliste du Québec, pour assistance à l’élaboration des contenus destinées aux entraîneurs, Hutsebaut ne se fait pas prier et accepte sur le champ. Dans la foulée, il se voit confier la responsabilité des épreuves sur route présentées lors des Jeux olympiques de Montréal, une expérience qui marquera son parcours dans le monde cycliste.
Toujours professeur de chimie, il prend tout de même à sa charge le rôle d’entraîneur de l’équipe du Québec. Il assumera ces fonctions jusqu’en 1980. Un an plus tard, il prend les rênes de l’équipe nationale et décide de se consacrer au vélo à temps plein, renonçant du coup à sa carrière en enseignement. Il sera à la tête de la formation de l’unifolié jusqu’à la fin de la saison 1986.
En 1987, il crée sa propre entreprise de distribution et de fabrication de vélos, laquelle il dirigera quatre années durant.
En 1992, Pierre Hutsebaut revient à l’emploi de l’Association cycliste canadienne, cette fois, comme directeur des programmes nationaux de compétition. Durant les douze années qui suivront, il contribuera de façon significative au développement du cyclisme au pays. Au nombre des réalisations qu’on lui doit, il convient de souligner :
- Le premier contenu technique niveau 3 (19993);
- La mise sur pied d’un réseau de Centrees nationaux à travers le Canada, dont Victoria, Bromont, Calgary, Dieppe et Hamilton (1997-2002);
- La formation de plusieurs entraîneurs naationaux qui ont fait leur marque depuis;
- L’intégration et le développement du paracyclisme au sein de l’ACC (1998);
- L’organisation des Championnats du mondde sur route à Hamilton (2003)
Au cours de cette période, le Canada connaît d’importants succès sur la scène internationale, dont une récolte de cinq médailles lors des Jeux olympiques d’Atlanta (1996), devançant ainsi plusieurs nations bien établies en cyclisme.
Après avoir quitté l’ACC à la fin 2004, Hutsebaut fonde un centre d’entraînement dans la région métropolitaine. Le Peak Centre, qui a ouvert ses portes en 2005, compte aujourd’hui une centaine de membres, de tous les niveaux et en provenance de diverses disciplines sportives, ce qui inclut un certain nombre de cyclistes de haut niveau. Parmi les athlètes qui évoluent sous la tutelle d’Hutsebaut, se trouvent plusieurs représentants de l’équipe canadienne actuelle, soit David Veilleux, Hugo Houle, Guillaume Boivin et Pierrick Naud. Cela lui permet de conjuguer ses deux passions : l’enseignement et l’entraînement.
Finalement, Hutsebaut occupe, encore à ce jour, le rôle de conseiller auprès de l’UCI pour l’America Tour, et aide à la venue de nouvelles épreuves sur le calendrier UCI, en plus d’agir comme délégué technique lors de certaines de ces épreuves.

Gaston Langlois, bâtisseur
Gaston Langlois a d’abord connu une brillante carrière comme cycliste, ce qui lui a d’ailleurs déjà valu une première intronisation au Temple de la renommée du cyclisme québécois. Cela dit, son legs ne se limite pas à ses performances sportives. En effet, son héritage en est un beaucoup plus important. C’est pour cette raison que le Temple de la renommée lui ouvre ses portes pour une seconde fois.
En 1977, alors qu’il est âgé de 45 ans, Langlois fonde avec sa conjointe, Jeannine Meunier, et Jacques Tissier l’Association des cyclistes vétérans (maîtres) du Québec (ACVQ), dont il assumera la présidence les deux premières années, en plus de faire partie de l’exécutif pendant près d’une décennie. 30 ans après sa création, l’ACVQ endosse toujours la même mission, soit celle de promouvoir les besoins et les intérêts particuliers des coureurs maîtres auprès de la Fédération québécoise des sports cyclistes et des organisateurs de course.
Afin de prêcher par l’exemple, il organise, avec l’aide de Marcel Delbrassine, les Championnats canadiens sur route pour les maîtres. L’épreuve sur route se tient alors à St-Joseph-du-Lac, tandis que le contre-la-montre se déroule à Côteau-du-Lac.
Fort de cette expérience, en 1979, Langlois met sur pied la Coupe des Amériques, de concert avec Andy Lamarre. Après trois années à la barre de l’organisation, la course marque une pause, pour mieux revenir en 1986. Même s’il n’est plus impliqué au sein du comité organisateur depuis longtemps, l’ancien cycliste originaire de Montréal n’est pas moins l’instigateur de cette épreuve, qui compte parmi les plus populaires auprès des maîtres, attirant des cyclistes de partout en Amérique du Nord.
À la fin des années 90, Langlois se découvre une nouvelle passion : l’écriture. Ce n’est pas parce qu’il troque sa bicyclette pour une plume qu’il renie pour autant son amour d’autrefois. En effet, il entreprend la rédaction de sa biographie et dresse, du même coup, le portrait d’une partie de l’histoire du cyclisme (période couvrant de 1949 à 1999). Pas plus historien qu’écrivain, il consacrera presque deux années à la rédaction de cet ouvrage. Pour ce faire, il devra parcourir les archives de la Bibliothèque et tous les autres documents sur lesquels il parviendra à mettre la main. Le fruit de ce labeur : 50 ans de cyclisme, une oeuvre qui tient en deux tomes.
Ayant eu la piqûre pour l’écriture, Langlois s’attaque à un deuxième ouvrage, cette fois, consacré à la course Québec-Montréal. Il retrace alors l’histoire de la plus grande classique sur route au Canada, en partant de sa toute première édition, en 1931, jusqu’à celle de 1999.
Bien qu’elle soit restée souvent dans l’ombre, il convient de souligner l’importante contribution de Jeannine Meunier, conjointe de Langlois et mère de 13 enfants. Sans elle, aucune des initiatives décrites précédemment n’aurait vu le jour. Comme quoi, derrière chaque grand homme, se trouve une femme.

Ivan Waddel, Athlète
C’est à l’âge de 10 ans, en assistant aux Championnats du monde de cyclisme sur route présentés à Montréal, qu’Ivan Waddell tombe sous le charme de la discipline. Ce n’est toutefois qu’en 1979, après avoir passé deux ans au sein d’un club cyclotouriste, qu’il entreprend sa carrière cycliste.
Grâce aux résultats qu’il a obtenus dans la catégorie cadet, le cycliste fraîchement débarqué chez les juniors est invité à prendre part à un camp de l’équipe nationale. Reconnu pour ses qualités exceptionnelles de rouleur, il se taille une place sur l’équipe nationale. Aux Championnats du monde de 1982, il participe à la poursuite individuelle, sa première à vie.
Comme la majorité des coureurs, sa première année chez les seniors en est une de transition. Aussi talentueux soit-il, il n’est pas retenu sur l’équipe nationale en 1983 et en 1984. Il revient toutefois en force l’année suivante et obtient un laissez-passer sur l’équipe de l’unifolié. Évoluant sous les conseils de son entraîneur et mentor, Yves Landry, à compter de 1986, Waddell deviendra un pilier de l’équipe canadienne, et le demeurera jusqu’à la fin de sa carrière, en 1992.
1987 est une année exceptionnelle pour Waddell. Excellent représentant à l’étranger, il décroche notamment les honneurs du Tour du Val D’Oise, lui qui avait l’année précédente inscrit deux top 10 à des événements de prestige comme le Circuit de la Sarthe et Paris Rouen. Autre succès notable, sur la scène nationale cette fois. Sa victoire au Grand Prix cycliste de Beauce. La saison suivante, il poursuit sur sa lancée. Son palmarès 1988 compte, entre autres, une 13e place au contre-la-montre par équipe aux Jeux olympiques, ainsi qu’un troisième rang au classement amateur du Grand Prix des Amériques disputé à Montréal et une 12e place au général de cette même compétition.
L’athlète natif de la Nouvelle-Guinée conclut sa carrière en beauté, concourant pour une seconde fois au plus prestigieux événement sportif qu’il soit : les Olympiques. De plus, sa septième et dernière participation aux Mondiaux aura lieu en sol espagnol, alors qu’il évolue dans les rangs professionnels.
Incommodé par des ennuis de santé, Waddell est contraint à interrompre sa vie sportive à deux reprises durant sa carrière (1989 et 1991). Face à sa ténacité et sa détermination, deux qualités qui ont grandement contribué à son succès, les malchances qui s’abattent sur lui ne feront pas le poids. À chaque fois, il remontera en selle, plus fort de cette épreuve.
Même s’il n’était pas reconnu pour ses qualités de grimpeur, le cycliste de 1,93 m et 85 kg ne manque pas d’en impressionner plusieurs en s’emparant du maillot de meilleur grimpeur lors de l’édition 1992 du Tour du Cap Breton et en ravissant la troisième place de la sélective étape du Mont-Mégantic présentée dans le cadre du Tour de Beauce.
Après une brillante carrière comme athlète, Waddell est demeuré impliqué dans le milieu cycliste, que ce soit avec le Tour de Beauce ou avec l’Association cycliste canadienne, où il a occupé différentes fonctions et mis à profit son expérience, son réseau de contacts et son indéniable passion pour le sport. Spécialiste de l’épreuve solitaire, il donnera même son nom à une série de contre-la-montre individuels : le Challenge Ivan Waddell.
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