5 février 2014
Bye-bye diesel?

Hélène Baril

Le prix du carburant diesel a bondi en janvier, ce qui a creusé considérablement l’écart entre ce type de carburant et l’essence ordinaire.

Le phénomène se reproduit chaque hiver quand le froid augmente la demande de mazout léger pour la chauffe, qui est le même produit que le carburant diesel, sans les taxes. Cette année, l’écart est particulièrement remarquable et il a même atteint 20 cents le litre dans certains cas, selon des lecteurs.

Les prix moyens observés par la Régie de l’énergie dans la région de Montréal indiquent que l’écart n’est pas aussi grand. Il a néanmoins poussé des automobilistes à se demander si l’achat d’une voiture au diesel en vaut encore le coût.

« On a certains membres qui sont inquiets, rapporte Philippe St-Pierre, porte-parole du CAA-Québec. Il commence à y avoir des questions à ce sujet.»

Contrairement à l’Europe, où la moitié des voitures roulent au diesel, il y a très peu de voitures diesel dans le parc automobile québécois. On estime qu’elles ne comptent que pour 3% du total des véhicules dits de promenade. Au Québec, ce sont les camions qui carburent au diesel. Le Groupe Robert, de Boucherville, qui abreuve son parc au diesel, a observé une augmentation de 12 cents le litre depuis le 1er décembre. L’écart avec l’essence ordinaire se creuse tous les hivers, et ce qui se passe actuellement n’est pas anormal, a indiqué la porte-parole de l’entreprise, Caroline Lacroix.

L’écart de prix entre le litre d’essence ordinaire et le litre de diesel est plus important que l’an dernier, parce qu’il a fait plus froid, notamment dans le nord-est des États-Unis où la demande de mazout de chauffage est la plus importante.

Le carburant diesel coûte plus cher, mais il contient plus d’énergie que l’essence ordinaire et permet de faire plus de kilomètres avec un plein. Un écart de 12,5 cents le litre, comme celui observé par la Régie de l’énergie pendant la dernière semaine de janvier, représente un surcoût d’environ 9% pour le diesel par rapport à l’essence ordinaire.

« Comme l’efficacité énergétique du diesel est estimée à 30%, ça reste encore avantageux », estime le porte-parole de l’Association canadienne des carburants, Carol Montreuil.

L’écart entre les deux types d’essence tend à se résorber une fois l’hiver fini, souligne-t-il, et il arrive aussi que le prix du diesel soit plus bas que celui de l’essence ordinaire pendant l’été.


J'ai payé le litre de diesel 1,589$ chez Shell à Sainte-Catherine le 4 février 2014 alors que l'essence était à 1,332$, un écart de 25,7 cents soit 19,2%.

Du 18 octobre 2013 au 4 février 2014 j'ai roulé 5000 km, utilisant 327.459 litres soit 6.54 litres au 100 km.

Avec la Jetta 2010 j'avais fait les 4760 premiers km avec 453.128 litres d'essence soit 9.52 litres au 10 km

Une différence de 126 litres pour à peu près le même parcours. Si j'utilise un prix moyen de 1,40$ c'est une économie de 176,40$ en 3,5 mois.