12 mars 2009

Pas tannés de mourir ?

Ça commence à m'inquiéter sérieusement. Avez-vous passé par les pages nécrologiques ? Je ne me souviens pas d’avoir vu autant de morts dans le Journal. Y a-t-il une vente de monuments en quelque part ? Mercredi, il y avait 73 morts; 7 pleines pages. Ça meurt moins dans La Presse où il n'y en avait que 44. Forcez-vous !

Mais attention, The Gazette ne donne pas sa place avec 49, presque tous des anglophones. Que se passe t-il ? Il y a habituellement trois sortes de morts. Les « accidentellement », les « subitement » et les « après un long combat ». Les deux derniers sont les plus nombreux. Quelques « paisiblement » et aucun « joyeusement ». On les salue.

Donc, 21 morts à Montréal et ça meurt plus sur la Rive-Nord (29) que sur la Rive-Sud (21). C'est à Montréal qu'on crève le plus tôt (70 ans) alors qu'on vit plus vieux sur la Rive-Nord (75,3) que sur la Rive-Sud (74,4). Mention honorable à Alfred Dallaire qui embaume, enterre et incinère le plus de monde, avec 18. Le Réseau Dignité étonne avec 13 et suivent Urgel Bourgie (12) et Magnus Poirier (5). Bravo à tous.

Suis-je feu
Comme plusieurs d'entre vous, sans doute, généralement, je passe ces pages en survolant vitement les photos. Quoique, depuis une semaine, soit depuis que le gouvernement a déclaré morte une femme très vivante, je jette toujours un petit coup d'oeil plus attentif dans les « B » afin de m'assurer que je n'y suis pas. À quoi bon écrire un papier pour demain si je suis mort hier, hein ?