3 décembre 2007

Une première dans le monde des médias sportifs ?

Comme vous peut-être, j'ai connu une petite armée de patrons. Certains compétents et d'agréable commerce avec qui on voudrait travailler jusqu'à la retraite. Quelques nuls qui se surestiment. Quelques carrément salauds qu'on souhaite ne plus jamais revoir. À La Presse, la plupart ont été corrects.

Tout ça pour vous dire que notre section des sports a un nouveau chef de division, c'est-à-dire le patron immédiat des journalistes.

Et il s'agit d'une femme... Non mais, faudra-t-il s'adapter à tout ? Où est-ce que le monde du sport s'en va ?

Je blague, bien sûr. Stéphanie Morin est tout à fait compétente et de commerce agréable. Et elle est très drôle quand elle le veut, ce qui ne nuit jamais. (Elle ressemble à Jeanne d'Arc aussi, avec son look de grande guerrière en jeans avec cheveux taillés au poignard...)

Dans le milieu des médias sportifs, les femmes sont très bien établies. On en croise dans tous les vestiaires, dans toutes les compétitions, on les lit, les entend, les voit depuis déjà plusieurs années. Certaines sont excellentes, d'autres moins, comme les gars.

Mais il n'est plus question de pionnières qui défoncent les portes d'un enclos mâle. Cette histoire-là est dépassée.

Reste que patronne d'une section sportive, je ne me souviens pas d'en avoir vu. (Corrigez-moi s'il le faut.)

Mais on va tout de même faire attention aux blagues qu'on fait autour de l'imprimante. Est-ce qu'on peut sacrer ?

De toute façon, Stéphanie a tout entendu et tout vu. Elle a côtoyé les plus épouvantables machos du monde de la F1.

La nomination est tout fraîche. On vous tient au courant.

Avez-vous des conseils à donner à un vieux journaliste qui doit faire rapport chaque jour à une jeune patronne ?

Se rapporter à une femme.... Il faudra s'adapter, quoique tous les hommes ont une certaine expérience de la chose.