3 avril 2007
Sideways

Vous n'êtes pas tannés, vous, des "amateurs" de vins ?

Pas moyen de boire une maudite bouteille sans qu'un smatte se mette à lire l'étiquette à voix haute et à y aller de ses "souvenirs" de voyage.

Come on, débouche et remplis mon verre, merde !

Et que dire de ces gens qui vous font vister leur maudite cave remplie de bouteilles non débouchées ! C'est comme si je vous montrait ma bibliothèque, et qu'elle était remplie de livres, de CD et de DVD encore sous cellophane !

Le vin, c'est une justification "bourgeoise" pour se paqueter la bine.

En effet, avec le vin, on peut se saoûler la gueule sans que ça paraisse trop.

Quand on ouvre une bouteille de bière, on dit: "Je suis au bout du rouleau, j'ai besoin d'alcool." Mais quand on débouche une bouteille de vin à 17 h 01 précises, pas une seconde de plus, on dit :

"Je suis un homme de goût, j'ai envie d'emmener mon palais visiter la magnifique région du Languedoc et de mordre à belles dents dans des raisins gorgés de soleil et d'eau de pluie, tels qu'on en trouve au nord de Carcassonne et à l'ouest du Minervois, là où la grande famille Lorgeril produit le superbe chardonnay du Domaine La Bastide."

Avouez, c'est autre chose.

Certes, après quelques verres, on est aussi rond que son voisin qui se saoule à la Budweiser tablette, mais on se sent moins coupable.


3 avrl 2007

Ça fait cher la gorgée

Caroline Roy

Cent, 500, 1500 dollars... vendus. Les amateurs de grands crus ont misé gros hier soir alors qu'avait lieu la vente aux enchères de la cave à vins de l'ancien restaurant montréalais Les Halles.

C'est dans l'ancienne église devenue l'Hôtel des Encans qu'une cinquantaine d'acheteurs s'étaient rassemblés dans l'espoir de mettre la main sur un grand vin.

Plus de 1000 bouteilles étaient proposées aux enchères.

Sans contredit, la vente la plus impressionnante de la soirée a été celle de six bouteilles de Château Petrus 1990, qui se sont envolées pour 12 000 $. Une bouteille de Château Cheval Blanc 1990 a aussi trouvé preneur pour 900 $.

La collection des Halles
La majorité de ces grands crus appartenaient au restaurant Les Halles, aujourd'hui fermé. Le reste des vins provenaient de collections privées.

«Un vin du restaurant Les Halles est déjà un gage de qualité autant sur le plan production que conservation», explique Laurent Berniard, directeur des opérations chez Iegor-Hôtel des Encans.

Mais qui sont ces gens prêts à payer plus de 1000 $ pour une bouteille de vin ?

« Je n'ai pas de limite de budget. J'y vais au fur et à la mesure de la vente, raconte un collectionneur de 4000 vins, qui a préféré garder l'anonymat. Quand j'étais plus jeune, je pouvais flamber jusqu'à 20 000 $. J'ai eu des enfants et aujourd'hui, je suis devenu plus raisonnable. »

William Molson, lui, s'est pointé à la vente aux enchères pour connaître les prix du marché.

« C'est un peu moins cher qu'aux États-Unis », indique celui qui a opté pour une bouteille de Château Figeac à 550 $.