Le Devoir, 29 décembre 2017

Restons zen, les Z arrivent!

Isabelle Paré

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Petit lexique générationnel

Depuis les années 1950, sociologues et analystes en marketing ont découpé et nommé les générations nées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Leurs modes de vie et, parfois même, leurs visions du monde ont été influencés par des paysages sociaux et économiques différents.

Génération silencieuse : née entre 1901 et 1944
Elle a vécu la grande crise et les guerres. Elle a dû travailler dur, sans réclamer quoi que ce soit, d’où son nom de génération silencieuse.

Génération baby-boom : née entre 1945 et 1960
Élevée en période de prospérité, de plein-emploi et de progrès, cette génération titre son nom du taux de natalité qui a explosé durant les trente glorieuses. En plus du bouleversement des institutions sociales, cette génération a vécu, avec l’arrivée de la pilule contraceptive, la révolution sexuelle et participé à l’effervescence du nationalisme au Québec.

Génération X : née entre 1960 et 1980
Ces jeunes ont vécu la crise du pétrole, le chômage galopant de la récession du début des années 1980. Ils ont connu l’amour au temps du sida, vécu le repli post-référendaire et assisté au retour en bloc du conservatisme sous les règnes de Reagan et Thatcher.

Génération Y : née entre 1980 et 1995/2000
Aussi appelés millénariaux, ces enfants des baby-boomers ont grandi à l’heure de l’informatisation de la société, de l’arrivée de l’Internet et de l’omniprésence des jeux vidéo. Ils ont été marqués par une époque où l’écologie, et l’importance du bien-être personnel ont pris une place croissante dans la société.

Génération Z : née au tournant des années 2000
Ces jeunes ont vu le jour après ou peu avant les attentats de septembre 2001, à l’ère du terrorisme et du développement exponentiel d’Internet, des téléphones intelligents et des applications mobiles. Ils sont les premiers à n’avoir jamais connu le monde «prénumérique».