4 novembre 2011

Les écolos d’avant

Ils sont allés à l’école en vélo ou à pied. Côté électricité, leur consommation était raisonnable. Il n’y avait pas trois lumières dans la salle de bain, ils fouettaient la crème et pilaient les patates à la main. L’air climatisé ne fonctionnait pas quatre mois pour cinq jours de canicule. S’il faisait chaud, ils ouvraient les fenêtres et n’allumaient pas un chauffe-eau de piscine pendant 30 000 heures pour 30 heures de baignade par été. Ils ouvraient la porte de garage à bras, les boîtes de conserve à la main et n’avaient pas un deuxième frigo juste pour les breuvages. Ils ne s’entraînaient pas avec des tapis électriques et n’avaient qu’une seule télévision, une seule radio. Ils ne prenaient pas la bagnole pour aller à l’épicerie et la tondeuse n’était pas à gaz. Ils retournaient leurs bouteilles vides de lait, de liqueur et de bières, qui étaient stérilisées et réutilisées de nombreuses fois. Ils ne jetaient pas les couches, mais les lavaient. Ils buvaient l’eau du robinet et n’achetaient pas 24 bouteilles de plastiques jetables par semaine comme ils ne changeaient que les lames sans jeter le rasoir complet après usage multiple.

DONC…

Quand ils emballaient des choses fragiles, ils utilisaient le papier journal et non pas les bulles de polystyrène et des patins pouvaient passer dans les pieds d’une dizaine d’enfants avant d’être jetés. Même pratique avec les sacs d’école, les cartables, les crayons de couleur, les tuques, manteaux et mitaines. Des pinces neuves n’arrivaient pas dans un emballage blindé de plastique et le dentiste se lavait les mains entre les patients au lieu de jeter une paire de gants de caoutchouc à toutes les heures. Les ordures étaient placées directement dans une poubelle et ne nécessitaient pas l’usage d’un nouveau sac aux deux jours.

Alors, à l’épicerie, quand une personne âgée demande un petit sac en plastique, voulez-vous lui crisser la paix avec votre nouveau souci pour l’environnement ?